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Constructeurs - 03/02/2020

"Mourir peut attendre" : un milliardaire de la F1 au secours d'Aston Martin

 (AFP) - Aston Martin évite la sortie de route grâce à un investissement du milliardaire canadien de la F1 Lawrence Stroll qui va rebaptiser son écurie du nom du constructeur de voitures préféré de James Bond.

Le constructeur britannique, l'une des marques mondiales les plus emblématiques, a dévoilé vendredi un plan de sauvetage devant lui permettre de sortir d'une mauvaise passe commerciale et financière. Il va lever au total 500 millions de livres (595 millions d'euros), selon un communiqué qui met fin à des mois de rumeurs sur sa capacité à se maintenir à flot.
Un consortium mené par Lawrence Stroll va prendre part à cette augmentation de capital à hauteur de 182 millions de livres.
Ce groupe d'investisseurs individuels obtiendra une part de 16,7% du capital qu'il compte porter par la suite à 20% tandis que M. Stroll deviendra président exécutif d'Aston Martin. Le reste de la levée de fonds, soit 318 millions de livres, sera réalisé auprès des actionnaires actuels du constructeur après la publication des résultats annuels le mois prochain.
Cette opération financière se double d'un volet sportif notable, puisque l'écurie de F1 de M. Stroll, Racing Point, dont l'un des pilotes est Lance Stroll, le fils du milliardaire, va prendre le nom d'Aston Martin à partir de la saison 2021.

De la mode à la F1
Racing Point a été créé en 2018 après la faillite de Force India et son rachat par M. Stroll, notamment propriétaire du circuit canadien de Mont-Tremblant.
Aston Martin va donc se lancer en son nom propre en F1 et va lâcher l'équipe Red Bull, un concurrent de Racing Point, dont il restera toutefois le sponsor pour la saison 2020.
Le constructeur de voitures de sport espère se relancer après avoir accumulé les déconvenues notamment depuis son entrée en Bourse à Londres fin 2018, entre avertissement sur résultat et ventes en berne.
Sa capitalisation boursière était tombée autour de 1 milliard de livres, loin des 4,3 milliards de livres obtenus lors de son arrivée sur le marché boursier britannique.
Les investisseurs saluaient le sauvetage du groupe dont l'action s'envolait de 22,80% à 494,50 pence vers 14h.
"La levée de fonds est nécessaire et permet d'assurer l'avenir de long terme du groupe", souligne le directeur général Andy Palmer. "M. Stroll va apporter sa solide expertise dans l'automobile et les marques de luxe dont nous pensons qu'elle sera bénéfique à Aston Martin", ajoute-t-il.
Le milliardaire canadien a bâti sa fortune en investissant surtout dans la mode et des enseignes comme Pierre Cardin, Ralph Lauren et Tommy Hilfiger. 

Retard dans l'électrique
"Aston Martin fabrique parmi les voitures de luxe les plus célèbres au monde", souligne M. Stroll, qui entend "continuer à investir dans des nouveaux modèles et les technologies, et rééquilibrer la production pour donner la priorité à la demande sur l'offre".
Le constructeur pourrait être tenté de limiter sa production afin de tirer davantage de profit de chaque modèle vendu.
Les analystes s'interrogeait en outre sur le sort d'Andy Palmer, qui pourrait n'être pas le mieux placé pour piloter le groupe après une année 2019 "désastreuse", selon Rus Mould, analyste chez AJ Bell.
Compte-tenu de ses difficultés financières et de l'urgence de se remettre en ordre de marche, le groupe a décidé de repousser au-delà de 2025 ses investissements dans les véhicules électriques, qui étaient prévus pour 2022.
"Le groupe risque de prendre du retard par rapport à ses pairs au moment où les véhicules électriques sont en plein essor", prévient Neil Wilson, analyste chez Markets.com.
Aston Martin mise dans le même temps beaucoup sur son entrée sur le marché des SUV avec son modèle baptisé DBX pour un prix de près 200 000 euros. Lancé en novembre en grande pompe en Chine, son carnet de commandes se remplit, assure le constructeur. Le constructeur compte aussi bénéficier de la sortie du prochain volet de James Bond, "Mourir peut attendre", prévue le 8 avril en France et dans lequel figureront quatre de ses modèles.
AFP

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Réactions

Entêtement thérapeutique, c'est fini la F1.
;0)
Lucos de Beuliou el Tipi, Le lundi 03 février 2020

Bond ne meurt jamais
alain boise, Le lundi 03 février 2020

"Car il bond encore…?"
;0)
Lucos de Beuliou el Tipi, Le lundi 03 février 2020

@Lucos En 2019 l'audience globale de la discipline a augmentée de 9% (cumul des épreuves) et la France est également dans cette hausse (+9%). Canal Plus a annoncé également des audiences en hausses pour ses abonnés. La F1 se diversifie dans sa diffusion numérique avec la création de chaînes accessibles via internet sans compter les interactions sur les RS.

Enfin, la fréquentation des épreuves est en hausse aussi à +1.74% même si pour petre franc on note une baisse pour l'épreuve française (probablement liée aux déconvenues d'accès l'année dernière). Chaque épreuve accueille en moyenne 200000 personnes par weekend avec des pointes à 300000 pour les GP les plus renommés. Il faut être honnête, la compétitivité de la discipline laissait à désirer depuis quelques années et l'intérêt était moindre. Des changements dans le règlements et des évolutions chez les acteurs majeurs, l'arrivée de nouveaux pilotes confirment une évolution positive.

Un contraste curieux pour une discipline "finie".

Source : Sport Auto
Observateur, Le mardi 04 février 2020



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