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Moto - 17/05/2018

Jean-Luc Mars, président de la branche moto de la Csiam : "Le Mondial de la moto sera un salon Passion !"

Directeur de Triumph France, Jean-luc Mars a été élu président de la branche moto de la Csiam (chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle) fin d’année dernière. Un mandat qu’il entame avec le retour du Salon de la moto à Paris.

Fin 2017, Jean-Luc Mars (52 ans) a pris la suite d’Eric de Seyne à la tête de la branche moto de la Csiam. Une étape supplémentaire pour ce passionné de triathlon qui compte aujourd’hui l’une des plus belles carrières dans la moto en France, débutée en 1990 chez Harley-Davidson (dont il dirigera la filiale française durant de nombreuses années) et qu’il poursuit aujourd’hui à la tête de Triumph France (depuis 2009).
Une première année de mandat à la Csiam marquée par le retour du Mondial de la moto, à la Porte de Versailles, du 4 au 14 octobre prochains, en même temps que le Mondial de l’auto. Mais d’autres sujets brûlants attendent la profession de la moto, comme le passage à la norme Euro 5 en 2020 ou encore la menace d’un bonus-malus.

Autoactu.com En premier lieu, quel est votre sentiment sur le marché de la moto de ce début d’année ?
Jean-Luc Mars :
Nous devrions finir l’année avec une hausse de l’ordre de 2%. Le marché des moyennes et grosses cylindrées reste porteur et devrait conserver une allure de l’ordre 100 000 à 110 000 immatriculations par an, ce qui constitue sa base depuis une vingtaine d’années. Le marché français dispose d’un important réservoir de pratiquants, avec toujours une forte représentativité d’un usage utilitaire, même si la “moto loisir” gagne du terrain. C’est plus compliqué pour la 125 qui est aujourd’hui handicapée par la formation obligatoire de 7 heures pour les primo accédants. Maintenant, nous notons que les immatriculations de 125 semblent se stabiliser aux alentours de 60 000 immatriculations par an. Ce type de 2-roues motorisé répond en effet à un réel besoin dans et autour des grandes agglomérations.

Autoactu.com : Ne craignez-vous pas que la nouvelle limitation des routes à 80 km/h soit un handicap supplémentaire pour la moto ? 
Jean-Luc Mars : Sincèrement, non. Je pense même que cette limitation n’aura aucun effet sur les ventes. Quant à la position des constructeurs, elle est très claire : on ne peut plus, dans la moto, ne pas se sentir tous responsables des mesures à mettre en œuvre pour réduire le nombre des accidents. Et ce n’est pas une donnée franco-française, mais européenne. Et j’ajouterais que si nous ne sommes pas actifs pour réduire cette accidendabilité, alors on s’expose à des mesures politiques qui n’iront pas dans le bon sens pour nous.

Autoactu.com : A propos de réglementation, y-a-t-il une réelle menace d’un bonus-malus sur les 2-roues motorisés ?
Jean-Luc Mars :
Il y a en effet une velléité de la part des pouvoirs publics d’instaurer un bonus-malus pour les 2-roues motorisés, similaire à celui de l’automobile. A ce sujet, les constructeurs demandent de la concertation et de la visibilité, afin de pouvoir se préparer de façon sereine compte tenu de la fragilité des entreprises. Notre crainte, ce serait une mesure prise dans l’urgence. C’est un des dossiers importants pour la profession.

Autoactu .com : Dans le même ordre d’idée, la future norme Euro 5 ne va-t-elle pas être très pénalisante ?
Jean-Luc Mars : Elle le sera beaucoup moins qu’on a pu le lire. Techniquement, elle est moins compliquée à mettre en œuvre qu’Euro 4. La solution sera essentiellement électronique, voire avec l’introduction d’une distribution variable.
A ce propos, je tiens à préciser que la moto n’est pas en retard sur ce sujet par rapport à l’automobile. La norme Euro 5 qui va s’appliquer à la moto n’est pas la norme Euro 5 qu’a connu préalablement l’automobile. Ces noms “Euro 4”, “Euro 5”, correspondent à des étapes. Il y en a simplement eu moins dans la moto. Là encore, c’est une donnée que les constructeurs ont aujourd’hui intégrée et sur laquelle nous travaillons en continu.

Autoactu.com : En octobre prochain, le Mondial de la moto fait son retour à Paris. Tous les constructeurs seront-ils présents ?
Jean-Luc Mars :
Je pense que l’intégralité des constructeurs sera présente au Mondial de la moto, en octobre. Ce Salon est une formidable opportunité pour le 2-roues motorisé, compte tenu du fait qu’il va se dérouler en même temps que le Mondial de l’Auto et donc bénéficier d’une très forte fréquentation. Nous allons ainsi pouvoir toucher un public très large. C’est une chance pour toute la filière.
Quant à son positionnement, ce sera celui d’un Salon de la passion de la moto, et non de la mobilité. On va aussi s’en servir comme une plate-forme de prise de parole.

Autoactu.com : la profession organise les Journées Portes ouvertes de la moto les 24, 25 et 26 mai prochains. Quelle en est l’idée ?
Jean-Luc Mars :
Ces Journées Portes ouvertes de la moto feront suite à une campagne de pub télé entre le 11 et le 25 mai, toujours avec le message “Deux roues, un moteur, que du bonheur”.
Il faut savoir qu’il y a 2 millions de personnes en France qui ont le permis moto et qui ne pratiquent pas. Nous les appellerons les “tièdes”. Ils ne sont pas réfractaires au 2-roues motorisé, mais ils ne franchissent pas le gué. C’est à eux que s’adressent ces Journées Portes ouvertes, auxquelles tous les constructeurs participent. Ce sera peut-être l’occasion pour certains d’entre eux de redécouvrir l’univers de la moto, son côté pratique et de loisir. Il y a un incontestable réservoir de pratiquants pour la moto en France ; avec ce genre d’événement nous espérons les reconquérir.
Propos recueillis par Pascal Litt

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Réactions

Enfin un message de passion,la Moto dernier espace de liberté et de passionnés
alain boise, Le jeudi 17 mai 2018

Dans la moto pas d'état d'âme et on va aligner les bécanes sur la moquette et les VENDRE.
Alors que c'est un monde largement plus numérique...
;0)
Lucos, Le jeudi 17 mai 2018

Rafraichissant cet interview parallèlement aux annonces déplorables concernant le "Mondial de l'auto'… Un discours beaucoup moins "éthéré" que les collègues de la partie auto … Pôvres !
Un bon ancrage sur les fondamentaux de la moto et une approche connotée "adulte" au regard de l'accidentologie et des normes "anti pollution …
ADEAIRIX, Le jeudi 17 mai 2018

La vérité sors du puis:
"Et j’ajouterais que si nous ne sommes pas actifs pour réduire cette accidentalité, alors on s’expose à des mesures politiques qui n’iront pas dans le bon sens pour nous.".
J'ai adoré d'entendre parler de la classification des "tièdes"...bravo mec, il n'y a pas de stigmatisation la dedans, allez, parlons cash !!
Tiens moi qui ai fait 15 ans de moto (à l'époque ou les motos anglaises et autres ne freinaient pas et pissaient l'huile, sauf les quatre pattes japonaise) je suis un tiède qui saute aujourd'hui sur une bécane de manière anecdotique...et regarde le prix et la consommation des gros cubes, et reste effaré de la situation actuelle...et constate qui il y a des bécanes qui font du 7/8 l/100 km et au fait presque le double de mon hybride en ville et que la révision d'une BMW coute trois fois celle d'une Prius et cette merveille allemande fait généralement pas 150.000 km sans avoir de grosse factures sans compter que pour certaines bécanes (celle qui font les A/R des aéroports valent le prix de mon C-HR, à savoir, 30.000 euros ou plus.
Bien sur chez Triumph c'est le paradis du motard, et tout est a moitié prix et mieux et plus performant et plus fiable et le ciel est bleu tout le temps.
Moi qui ait aussi des médecins dans ma famille, moto pour eux signifie dans la Région Parisienne, Hôpital de Garches et des générations d'estropiés de toute sorte...mais notre cador Jean-Luc des merveilles à deux roues en est conscient, et en parle dans le paragraphe que je cite au début.
Je le remercie d'en être conscient et d'en parler...car sinon le ciel va vachement et inéluctablement s'assombrir pour la moto en France.
J'avais décidé de pas aller au prochain salon, mais pour les bécanes finalement je vais y aller...
Jo Duchene, Le jeudi 17 mai 2018



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