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Autour de l'auto - 15/03/2019

Commerce : revers au Parlement européen sur l'ouverture de discussions UE/USA

(AFP) - Les eurodéputés, incapables d’adopter une position commune, ont infligé jeudi un revers à la Commission européenne sur le dossier sensible des discussions commerciales entre l'UE et les Etats-Unis.

 

Le Parlement européen "a rejeté" un rapport "sur la question de savoir s'il fallait recommander de débuter des pourparlers commerciaux avec les Etats-Unis", a expliqué le service de presse de l'institution après le vote. Au final, "il n'y a pas de position du Parlement européen sur le sujet”, a-t-il ajouté.
Le Parlement n'a pour l'instant qu'un rôle consultatif sur cette question, mais il aura en revanche le dernier mot une fois l'accord ficelé. Ce camouflet est une mauvaise nouvelle pour les Etats membres et la Commission, qui espéraient recevoir jeudi le soutien des eurodéputés.
La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, dans l’attente d'un mandat de négociation de la part des Etats membres, avait même dit espérer "une décision rapide" de leur part après ce vote au Parlement.
La Commission a "pris note du vote" et renvoie désormais au "résultat des discussions au Conseil", qui représente les Etats membres, a expliqué jeudi un porte-parole de l'exécutif européen.
"Le vote d'aujourd'hui est le signe d'un Parlement européen divisé alors que tous étaient d'accord sur une chose : faire preuve de plus de fermeté", a réagi l'eurodéputé français Franck Proust (PPE, droite). "Au lieu de cela, nous n'avons pas de position et les Etats membres seront plus enclins à céder face aux pressions américaines. C’est regrettable", a-t-il ajouté.
L'UE et les Etats-Unis s'efforcent depuis des mois de concrétiser l'entente commerciale annoncée fin juillet par le président américain, Donald Trump, et le chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, notamment en négociant un accord commercial limité aux biens industriels.
Cette annonce avait permis une trêve dans les tensions entre les deux parties, au moment où M. Trump menaçait de taxer lourdement l’industrie automobile européenne.
Mais la pression est remontée depuis que Donald Trump a réitéré ses menaces fin février : "Si nous ne trouvons pas un accord (commercial avec l'UE), nous imposerons des tarifs douaniers", sur les voitures, avait-il dit.
"S'ils ne nous parlent pas, nous allons prendre des mesures qui seront graves économiquement", a-t-il encore lancé jeudi.
Les Etats membres de l'UE peinent cependant à afficher leur unité sur ce sujet.
Berlin veut à tout prix échapper à des taxes sur les automobiles, un secteur vital pour son économie. Mais Paris freine l'ouverture de négociations de crainte de réveiller les opposants au libre-échange en pleine crise des "gilets jaunes" et à quelques semaines des élections européennes.
Le France redoute de réveiller le spectre du très impopulaire TTIP, un large accord commercial négocié avec Washington à partir de 2013, mais “mis au frigo” trois ans plus tard, à l'origine d'un vaste mouvement européen contre le libre-échange.
AFP 

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