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Constructeurs - 23/09/2019

Pile à combustible : quelques nouveautés tout de même à Francfort

A côté du déferlement de voitures électriques à batteries, certains cherchent et développent une solution plus proche des habitudes des automobilistes, celle de la pile à combustible. Ils préparent la seconde génération de véhicules.

Dans un salon de Francfort centré sur la voiture électrique à batteries, et son espéré succès commercial…., certains parlaient tout de même de pile à combustible et c’est tant mieux. Une mobilité moins carbonée, voire entièrement décarbonée, ne saurait s’appuyer sur une seule solution technique.

Outre Hyundai et Toyota, qui ont déjà quelques milliers de véhicules sur la route dans le monde entier, les constructeurs allemands s’intéressent désormais à la pile à combustible. Enfin, pas tous, car Herbert Diess, président du directoire de Volkswagen a estimé que "la pile à combustible ne serait pas une option raisonnable avant une dizaine d’années". Outre le coût actuel d’une pile à combustible, Herbert Diess a beau jeu de pointer également le mauvais bilan CO2 de production d’hydrogène à partir des actuelles sources fossiles. Et il estime qu’une production à partir de sources renouvelables imposerait de tripler le nombre d’éoliennes. Evidemment, Herbert Diess s’est montré beaucoup moins bavard sur le bilan environnemental de la production de batteries ou sur l’aberration d’embarquer 800 kg de batteries dans un véhicule électrique….

En fait, Herbert Diess répond à Hans-Joachim Rotenspieler, directeur du développement d’Audi qui avait estimé que la pile à combustible constituait une solution intéressante.
Par ailleurs, Audi poursuit ses travaux de développement avancé dans le domaine de la pile à combustible et pourrait être prêt à commercialiser, en petite série, un SUV à pile à combustible, dès le début de prochaine décennie.
Audi répondrait ainsi à Mercedes dont le GLC F-Cell est d’ores et déjà commercialisé. Rappelons qu’il s’agit d’un SUV plus proche d’un véhicule électrique dont le prolongateur d’autonomie serait une pile à combustible que d’un pur véhicule à hydrogène. Entre la grande batterie d’un Mercedes F-Cell et la petite batterie, 1,6 kWh, de la Toyota Mirai, il existe une infinité de répartition de source d’énergie entre la batterie et la pile à combustible. Chaque constructeur définit le point d’équilibre qu’il trouve souhaitable.

Chez BMW, le concept i Hydrogen Next préfigure ce que pourrait être un SUV de haut de gamme à hydrogène. BMW prévoit de commercialiser en petite série un véhicule à hydrogène, basé sur le X5, dès 2022. Et trois ans plus tard, BMW prévoit des volumes plus importants et l’ouverture des ventes aux clients particuliers.

Pour développer les composants et les systèmes, les constructeurs s’appuient sur des équipementiers experts dans ce domaine. Après de nombreuses années d’expérimentation et de développements avancés, Symbio, filiale de Michelin, accélère dans le domaine des systèmes de piles à combustible. Pour cela, l’entreprise est désormais détenue à parts égales par Michelin et Faurecia et regroupe les activités dédiées à ce sujet issues des deux partenaires. Faurecia apporte son expertise dans le domaine des composites et des fibres de carbone. L’équipementier sait fabriquer un réservoir en composites capable de stocker de l’hydrogène sous une pression de 700 bars. Cela a été reconnu par Toyota, qui avait estimé que ce que Faurecia lui avait présenté constituait le meilleur réservoir présent sur le marché. De plus, Faurecia a développé un détendeur capable de faire passer l’hydrogène de 700 bars à moins de 3 bars en un seul étage, ce qui constitue une belle performance.

En y ajoutant l’expertise de Symbio dans le domaine de la pile, le nouvel ensemble entend répondre à tous les besoins des constructeurs dans ce domaine : il s’agit à la fois d’aider les constructeurs à réduire les coûts et les temps de développement, notamment en standardisant un stack. L’objectif est de favoriser la montée en volume de l’offre et de la demande. Et Symbio y croit en espérant produire 20 000 StackPack en 2025 et 200 000 en 2030. Ces systèmes sont destinés aux véhicules légers mais également aux poids-lourds et autres engins. Ce que Symbio appelle un StackPack comprend la pile à combustible, son système d’admission d’air, de gestion thermique et son électronique.

Avec un accord de coopération signé avec le Suédois Powercell, Bosch arrive sur le marché des équipements et systèmes pour véhicules dotés d’une pile à combustible. L’accord signé entre les deux entreprises stipule que les deux partenaires perfectionneront conjointement le stack jusqu’à un état de maturité compatible avec la série en s’appuyant sur la pile Powercell S3 développée par le Suédois. "Bosch a déjà de nombreuses cartes en main en matière de pile à combustible, et sa coopération avec Powercell lui confère un atout supplémentaire. L’industrialisation de la technologie constitue l’un de nos points forts. Nous allons nous atteler à cette tâche avec détermination et conquérir le marché", a déclaré Stefan Hartung, membre du Directoire de Bosch et Président du secteur d’activité des Solutions pour la mobilité.
Selon les estimations de Bosch, jusqu’à 20 % de l’ensemble des véhicules électriques à travers le monde seront alimentés par des piles à combustible à l’horizon 2030.

L’équipementier allemand ElringKlinger présentait une nouvelle pile à combustible basse température, la NM12, avec ses plaques bipolaires et sa forte densité énergétique. Stefan Wolf, Président du directoire d’ElringKlinger indique : "Cette nouvelle pile répond aux applications demandant une forte densité de puissance, comme celles demandées par les constructeurs automobiles." Cette pile peut offrir jusqu’à 150 kW et pèse 38 kg.

Par ailleurs, certains équipementiers, ceux actifs dans le domaine de la gestion thermique ou de l’admission d’air peuvent se montrer concernés par la pile à combustible. C’est le cas de Garrett, le spécialiste des systèmes de suralimentation. Il a développé un turbocompresseur à deux étages avec paliers à air. En effet, il est impossible d’utiliser des paliers fonctionnant avec un film d’huile car la moindre fuite, donc projection d’huile, endommagerait gravement la pile.
D’autres équipementiers, tels Valeo et ZF indiquent que la provenance de l’électricité qui entre dans leurs moteurs électriques ne les intéresse pas et n’a pas, ou peu, d’impact sur le fonctionnement de leurs systèmes en aval.
Bertrand Gay

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Réactions

Déjà 10000 Mirai de construites.....hélas à 75 k€,un plein en trois minutes et 600 km d’autonomie,Watt else?
alain boise, Le lundi 23 septembre 2019

Ce qui est dingue dans cet article c’est que l’auteur omet totalement de parler de la recharge entre deux pleins il faut re comprimé l’hydrogène il y a entre 20 et 30 minutes d’attente c’est donc moins compétitif que de recharger une voiture électrique .
Et vous oubliez aussi de noter le coût d’un plein qui est d’environ 70 € contre 15 € pour un VE.
Mis bout-à-bout et en l’état actuel des choses je ne suis pas sûre que les piles à combustible représente une alternative vraiment intéressante .
Boisions , Le lundi 23 septembre 2019

Ce qui est dingue dans cet article c’est que l’auteur omet totalement de parler de la recharge entre deux pleins il faut re comprimé l’hydrogène il y a entre 20 et 30 minutes d’attente c’est donc moins compétitif que de recharger une voiture électrique .
Et vous oubliez aussi de noter le coût d’un plein qui est d’environ 70 € contre 15 € pour un VE.
Mis bout-à-bout et en l’état actuel des choses je ne suis pas sûre que les piles à combustible représente une alternative vraiment intéressante .
Boisions , Le lundi 23 septembre 2019

Merci boissons d’utiliser les minuscules,ça va mieux?
Vous parlez du temps de recompression en hydrogène ,parlez nous des batteries tampons utilisées par Tesla sur leurs super chargeurs....quand La tampon est vidée par celui de devant ....on charge à combien?voyez rien est simple?
alain boise, Le lundi 23 septembre 2019

Euuhh ...mettez une seule pompe dans une station d'autoroute et vous verrez s'il n'y a pas d'attente..
Ne nous trompons pas de sujet en tirant des conclusions sur une infrastructure inexistante ou embryonnaire.
;0)
Lucos, Le lundi 23 septembre 2019

En effet alain boise, rien n'est simple. Par contre,c e qui est simple à comprendre,c 'est que nous vivons la fin de l'ère du pétrole, et que si on ne travaille pas dés aujourd'hui à l'après pétrole, on va avoir mal aux fesse lorsque le jour J sera arrivé demain ! Et en ce domaine, l'électrique est la meilleure solution après pétrole actuellement. Ce qui ne veut pas dire qu'on trouvera mieux dans le futur, mais actuellement on n'a pas mieux. Et pour ceux qui disent que ce n'est pas parfait, certes, ils ont raison, mais bon, après tout, on a mis 100 ans pour faire du moteur à combustion ce qu'il est aujourd'hui (et encore, même aujourd'hui il n'est pas parfait) donc pourquoi imposer aux voitures électriques d'être parfaites dés leurs arrivées (enfin plutôt, dés leurs retours) ? Laissons aux ingénieurs 20 ans avant d'enterrer (ou non) ce mode de propulsion.
Frédéric LANGLOIS, Le lundi 23 septembre 2019

Il semble que l'on se dirige, à terme, vers une solution mobilité mixte: voitures particulières électriques ou hybrides, véhicules commerciaux électriques (intérieur des villes) et gaz naturel/hydrogène pour longue distance.
Selon des sources dignes d'intérêt, il faudrait que 60% du parc auto mondial soit électrifié (ou assimilé) en 2040 pour tenir les 2 degrés de réchauffement climatique espérés dans la COP21. Après, il reste Lourdes et les cierges......
Félix Lecat, Le lundi 23 septembre 2019

Je re-re-re-redis que toutes les sources d'énergie seront exploitées, H2, GPL, GNV, PAC, photovoltaïque, biogaz, etc. et adaptées à tel ou tel véhicule.

Et comme le disait feu Christophe de Margerie, l'Homme brûlera jusqu'à la dernière goutte de pétrole présent sur cette planète ; don on doit rajouter à la liste, gazole, essence, kérosène, fioul lourd, etc.

En tout cas bravo aux ingénieurs allemands et japonais, en espérant que la R&D française ne prend pas de retard en la matière (H2 et PAC).
Bruno HAAS, Le lundi 23 septembre 2019

Reste la sécurité des stations qu'il va falloir mettre en place pour le grand public quand on fait le plein d'hydrogène entre 300 et 700 bars.
A 700 bars cela prend 3 min et à 300 un peu plus du double.
;0)
Luc os, Le lundi 23 septembre 2019

On disait la même chose pour le GPL....et pourtant ça marche!
Les utilisateurs de l’hydrogène semblent satisfaits,euhhhhh je crois que c’est 350 bar la limite en Gaule....ça coûte cher le 700.
Maintenant quand veut tuer le chien....
alain boise, Le lundi 23 septembre 2019

@Frederic Langlois ,on nous promet le Peak oil depuis vingt ans ...et ça pompe toujours de plus en plus....alors la fin du Pétrole.....
alain boise, Le lundi 23 septembre 2019

2036
;0)
Lucos, Le lundi 23 septembre 2019

@Alain : c'est bien 700 bars pour le VL (pb de place pour loger le/les réservoir(s) et atteindre une autonomie rasionnable de 5-600 km avec un plein).
Les camions et autres bus eux sont en 350 bars.
Ce qui fait qu'il faut une opération de sur-compression pour un VL.
Mais à condition de fabriquer du H² de manière décarbonnée (ce qui n'est pas encore le cas mais cela avance) on a bien cette fois un véhicule green.
La région Auvergne-Rhone-Alpes a lancé un gros projet H² avec levée de fond et construction de 20 stations de recharge. si cela vous intéresse, voici le lien : https://www.auvergnerhonealpes.fr/278-pour-une-filiere-hydrogene-d-excellence.htm
Frederic, Le lundi 23 septembre 2019

Bref on en revient toujours à l'unique PB qui est de savoir comment stocker de l'énergie en quantité.
;0)
Lucos, Le lundi 23 septembre 2019

Oui tout à fait Lucos.
La solution "Batterie" en terme de stockage n'est pas optimale, loin de là.
Le stockage de l'énergie sous forme d'hydrogène est intéressant car l’hydrogène est directement réutilisable au travers d'un stack. Certes le rendement global n'est pas des plus hauts, mais stocker ce qu'on ne stocke pas aujourd’hui est déjà intéressant en soi.
Cette filière est en train de se structurer et c'est clairement à l'heure actuelle celle qui propose la meilleurs efficacité au global. Mais il faut reconstruire tout le réseau de distribution, ce qui va prendre beaucoup de temps.
Frederic, Le lundi 23 septembre 2019

Comme il faut toujours attribuer la coupe du Bon Sens, c'est encore Bruno qui gagne et on voit qu'il n'est pas hors sol.
Il faut bien noircir du papier et faire de la monoculture pour la pâte à papier et les feux de forêt qui vont avec, plus du kérosène pour les avions et du fioul lourd avec des cargos pour transporter tout cela.
Plein d'emplois pour nos enfants et petits enfants qui auront la mauvaise conscience, mais il faudra bouffer tous les jours, les gérants qui diront qu'il faudra facturer tous les mois et leurs patrons du pont de leur yachts, faire le plein de leurs 100 m (minimum 12000 dollars), sans compter que pour certains il faut qu'il fassent le plein de leur hélico qui est stationné dessus.
Pur tout le reste des 7 milliards de crève la faim au moins qui peuplent la planète leur espérance de vie sera plus courte et dans les ordures et pollution...mais il est connu qu'il suffit de balayer devant notre porte pour voir tout en rose...et ni vu ni connu que je t'embrouille.
C'est la méthode Macron, mais pas Hidalgo question balayer.
Pour venir à l'hydrogène les plaisantins sont à la manœuvre à Francfort car pour rigoler un bon coup, par exemple, et vous donner un super scoop (qui fait honte et fait rigoler à l'étranger) en ce qui concerne la pompe à hydrogène qui ce situe à Paris Place de l'Alma cette pompe là est interdite aux particuliers même s'ils se pointent avec une Toyota Mirai privée ou autre chose.
Putaing les clowns de chez les administrations bien de chez nous et les clowns propriétaires de la même !!
L'écologie sera toujours pour demain.
Je vais vous faire Madame Soleil ce matin:
Tous les gros malins vont se précipiter (ils ne le savent pas encore) d'acheter dans l'avenir des hybrides rechargeables qui vont être produites avec des batteries qui vont pouvoir rouler plus de 120/180 km sans charger.
Mercedes tire le premier en sortant une petite caisse hybride rechargeable qui fait déjà 70 km (en roulant doucement en ville).
Le VE de taille moyenne est DEJA MORT...donc il restera le petit VE et les riches en Tesla et autres Porsche pour sortir la belle...et pourquoi pas la belle au volant !
Comme les européens sont en train de dormir ou a produire des millions de VE déjà obsolètes...les coréens et japs vont les prendre de court en produisant déjà de TOUT comme dit si bien Bruno.
La nouvelle mode pour les fashion victimes auto sera donc le SUV PHEV qui vont pousser comme de la chien dent sur les trottoirs .
Les VE d'occasion ne vont pas valoir un pet de lapin, hormis les Tesla qui ont des garanties pour leurs batteries de huit ans ...mais kilométrage illimité...mais pas cette arnaque de maquignons besogneux du VE avec limitation à 160000 km.
Toujours une longueur d'avance chez Tesla...mais que je n'achèterai pas non plus...mais que j'adore. Regardez les recherches qu'ils ont fait il y a peu sur leurs accus.
Nos braves équipementiers peuvent toujours se servir des rasades d'hydrogène, les spectateurs du cirque de Francfort applaudissent bêtement...et beaucoup au pied de nos bornes de recharge défaillantes.
Jo Duchene, Le lundi 23 septembre 2019

Que de défaitisme ce matin…
Il fait beau, c'est encore l'été CO², rilax, cool, zen…
;0)
Lucos, Le lundi 23 septembre 2019



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