Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

envoyer par email
Réseaux - 10/10/2019

Le Garage Côme et Bardon fête son centenaire

Le 23 novembre 1919 étaient déposés les statuts du Garage Côme et Bardon, un établissement qui prendra le panneau Renault dans les années 30 et deviendra le siège du plus grand groupe de distribution de l’Essonne, le groupe Altaïr, dirigé par la famille Daumont.

Le Garage Côme et Bardon fête ses 100 ans cette année. Un événement suffisamment rare pour que son propriétaire, Jérôme Daumont, président du groupe Altaïr, décide de le fêter en réunissant ses anciens salariés, ses clients et les notables locaux pour une soirée nostalgique sous la verrière en structure Eiffel de l’atelier, où des voitures d’époque seront exposées. Mais le dirigeant n’a pas voulu s’arrêter là : "Nous avons créé un logo spécifique (voir photo à gauche) et des objets de merchandising que nous offrirons à tous nos clients. Nous avons investi un gros budget communication pour fêter cet événement historique sans espérance de retour immédiat, c’est de l’image pure", explique-t-il.
Depuis sa création, il y a un siècle, le Garage Côme et Bardon a conservé le nom de ses fondateurs. "C’est une constante au sein du groupe, comme pour nos garages Verdier, Hippeau ou Colin, nous conservons le nom du fondateur car nous ne souhaitons pas mettre en avant notre nom. Pour le nom de la holding et de notre site institutionnel, notre père, Denis Daumont, a choisi le nom d’une étoile, Altaïr, et pour les sites marchands, nous avons choisi Losange Autos pour Renault et Avenir pour Nissan", explique-t-il.

Une histoire digne d'un roman
Le garage est né de l’association de Victor Côme, ingénieur chez Panhard, et de Jean Bardon, de formation commerciale. Ces deux amis vont devenir beaux-frères en épousant les deux sœurs Marchand, famille aisée de Viry-Châtillon. Ils vont alors miser sur l’automobile et créer un garage à Juvisy qui sera rapidement déplacé à l’adresse actuelle. Dans les années 30, ils font partie des tout premiers signataires d’un contrat pour représenter la marque Renault. En 1939, Jean-Louis Bardon décède. A la Libération, Victor-Henri Côme, accusé par les représentants CGT de son atelier d’avoir vendu des pneus à l’occupant, est tué dans sa cellule par des membres des FFI. Ces derniers seront condamnés au bagne de Cayenne pour assassinat. Les veuves Marchand décident alors de revendre le garage. C’est alors qu’intervient la famille Daumont. Selon la légende familiale, Michel Daumont, alors diplômé d’HEC et héritier de quelques biens immobiliers, se voit proposer deux affaires par son notaire : une bijouterie place Vendôme ou ce garage de Viry-Châtillon. On connaît la suite, il dirigera l’entreprise pendant 30 ans et en fera la plus grande concession Renault du Sud parisien.

"Mon cher Daumont"
A l’occasion de l’agrandissement du site, en 1964, Bernard Vernier-Palliez, qui deviendra président de "la Régie" Renault 11 ans plus tard, dira : "Je suis sûr mon cher Daumont, que lorsque vous vous êtes installé ici en 1945, vous ne pensiez pas que 20 ans plus tard vous feriez 2 000 voitures par an. Et bien disons, que ce chiffre nous paraîtra certainement très faible lorsque dans quelques années vous inaugurerez à nouveau les agrandissements de cette concession".
55 ans plus tard, c’est près de 11 000 VN que distribuent les petits-fils de ce "cher Daumont", à travers 20 concessions Renault mais aussi Dacia, Nissan, Infiniti et Mitsubishi, marques qui ont rejoint l’univers Renault. C’est leur père Denis qui sera à l’origine du développement du groupe, à partir de 1976 lorsqu’il prend les rênes de l’entreprise familiale.

Une passoire thermique
Le groupe s’est largement développé mais le site historique de Viry-Châtillon, avec ses 1 000 VN par an, ne fait plus 40% de parts de marché et s’avère surdimensionné par rapport à l’activité : "Avec ses grandes verrières, c’est une passoire thermique ! Nous payons une taxe foncière énorme pour une surface beaucoup trop grande. Rien qu’à l’atelier, nous avons désormais une dizaine de mécanos contre 30 dans les années 70-80", constate Jérôme Daumont.
La construction d’une nouvelle concession, plus petite, mieux organisée et écologique pourrait démarrer à la fin de cette année, si le groupe obtient toutes les autorisations administratives nécessaires. Elle sera installée juste en face, sur le centre VO du groupe. Jérôme Daumont a déjà reçu des propositions pour reprendre les locaux actuels du Garage Côme et Bardon mais il peine à s’en séparer et à tourner définitivement cette page de l’histoire familiale.
Xavier Champagne

Partagez cet article :

Réactions

Merci M Champagne pour cette belle histoire ,la bagnole c’est genial.
alain boise, Le jeudi 10 octobre 2019

Article émouvant et magnifique histoire de plusieurs générations qui touchera les personnes qui ont travaillé chez Come et Bardon et une belle idée de concession hyper moderne sur la N7.
DIDIER PITOT-BELIN, Le jeudi 10 octobre 2019

Devraient inviter Carlos…
;0))
Luc Os, Le jeudi 10 octobre 2019



MEETDEAL, disrupte le marché du lead et recrute 10 talents
Précisions sur les changements au comité de direction de Nissan Motor Corporation



Copyright © 2019 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017