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Constructeurs - 11/10/2019

Renault va remplacer son directeur général pour clore l'ère Ghosn

(AFP) - Renault s'apprête à remplacer ce vendredi son directeur général Thierry Bolloré pour clore définitivement l'ère de Carlos Ghosn, qui en avait fait son dauphin.

Le conseil d'administration se réunira ce matin "afin de se prononcer sur la gouvernance du groupe", a annoncé Renault dans un communiqué lapidaire jeudi après-midi. "Une communication sera effectuée à l'issue de cette réunion."
De sources concordantes, c'est bien le départ du directeur général qui s'annonce, dernier rebondissement de la tentaculaire affaire Ghosn. "L'enjeu, c'est de discuter de l'avenir de Thierry Bolloré", a indiqué à l'AFP une source proche de l'entreprise.
Une autre source au fait du dossier était plus explicite : "Soit il démissionne, soit il est révoqué", a-t-elle expliqué, précisant que la réunion commencerait à 08 H 00. La date du départ doit encore être discutée ; la recherche d'un remplaçant n'a pas encore été lancée et une nomination devrait être envisagée pour assurer l'intérim, a précisé cette source.
Ce départ intervient alors qu'un renouvellement du management du partenaire japonais Nissan, dont Renault détient 43%, a été décidé cette semaine pour écarter les principaux dirigeants de l'ère Ghosn qui étaient aussi ceux ayant dénoncé à la justice japonaise les errements présumés du dirigeant franco-libano-brésilien.
Un nouveau directeur général, Makoto Uchida, 53 ans, a notamment été nommé mardi, en remplacement de Hiroto Saikawa.
Depuis l'éclatement de l'affaire Ghosn, les relations entre le management français et japonais étaient exécrables, menaçant la survie de l'alliance, qui inclut aussi Mitsubishi et était devenue l'an dernier le premier constructeur automobile mondial en nombre de voitures vendues.
Des voies s'élevaient au Japon pour réclamer la tête de M. Bolloré.
  
Dauphin désigné du patron déchu
Dès mardi soir, Le Figaro avait annoncé que le président de Renault Jean-Dominique Senard, qui martèle depuis des mois sa priorité à la relance de l'alliance, allait proposer à son conseil d'administration de trouver un successeur au manager nommé par Carlos Ghosn à la direction exécutive du groupe en février 2018.
Au sein de l'Etat français, premier actionnaire du constructeur avec 15% du capital, on ne cachait pas depuis l'éclatement du scandale la volonté de tourner définitivement la page en renouvelant les hauts dirigeants associés à cette période.
"La question d'aller au bout du renouvellement du management se pose", déclarait cette semaine une source proche de l'État, sous couvert d'anonymat.
"Depuis le départ, on avait fixé deux priorités, le renforcement de l'alliance" avec le constructeur japonais Nissan "et aussi de tourner la page de Carlos Ghosn", a confié une autre source à l'AFP. Mais ces mêmes sources assurent que la décision de se séparer de M. Bolloré, probablement annoncée vendredi, est celle de M. Senard et de lui seul.
Lors de sa nomination en janvier dernier M. Senard, qui a la confiance de l'Elysée, avait pourtant accepté de travailler avec M. Bolloré, finalement confirmé à la direction exécutive malgré les réticences dont il faisait l'objet. Il l'avait ensuite soutenu alors que des rumeurs annonçaient son possible départ.
Une autre source proche du dossier affirme au contraire que la pression contre M. Bolloré venait de toutes parts. "C'est l'Etat qui est en train d'accélérer très fort pour que ça s'arrête vite", assure-t-elle. "Non seulement l'Etat, mais aussi les salariés, les managers de Renault, les partenaires japonais" réclamaient ce départ.
Un proche du groupe français mettait aussi en avant auprès de l'AFP "la performance pas satisfaisante de l'entreprise" sous la direction de Thierry Bolloré, alors que les ventes et la rentabilité sont en baisse cette année.
Cet ancien cadre de l'équipementier automobile français Faurecia, âgé de 55 ans, avait rejoint Renault en 2012, où il a gravi tous les échelons jusqu'à assurer l'intérim à la direction du groupe après l'arrestation de M. Ghosn en novembre 2018. On lui avait alors reproché, notamment côté japonais, d'être trop longtemps resté fidèle à son mentor.
AFP

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Réactions

Quel feuilleton ! Vont-ils essayer de faire revenir Carlos (l'autre) ? Celui qui avait du partir précipitamment quand il avait annoncé vouloir devenir Calif à la place du Calif... Mais pas sûr qu'il y retourne maintenant qu'il a fait venir la moitié des directeurs de Renault chez PSA...
Yaa, Le vendredi 11 octobre 2019

Soit il démissionne soit il est révoqué......quelle ambiance !
alain boise, Le vendredi 11 octobre 2019

... Pour différentes raisons, la thèse du retour de Tavares semble assez improbable d'autant
qu 'il s'agit selon l'agence de presse de trouver un DG ...
En tous cas ...trouver un "bon" dauphin (dauphine c'est déjà fait...) pour Renault ne sera une chose aisée... A défaut de "lauréat " une short list" des possibles titulaires doit circuler ..
A défaut de la désignation du nominé (...), l'objet d'une prochaine dépêche AFP selon certaines sources... ? ... Vous pouvez envoyer la pub !
;0)
ADEAIRIX, Le vendredi 11 octobre 2019

Cher Adeairix, facile de remplacer Bolloré, je propose la candidature de Jo.
Bruno HAAS, Le vendredi 11 octobre 2019

Oups ...Bien vu Bruno !
Comment n'y ai je pas songé (pardon, pardon...) ?
;0)
ADEAIRIX, Le vendredi 11 octobre 2019

Jo a déjà refusé le communiqué suivra ,seul Fiat pourrait le faire revenir du Portugal ,grâce a cantine d’après lui imbattable
alain boise, Le vendredi 11 octobre 2019

Encore une fois Renault se couche devant Nissan! " Des voix s'élevaient au Japon pour réclamer la tête de Mr Bolloré" et Mr. Senard s'empresse de l'exécuter...c'est pitoyable! Saikawa a du démissionner parce qu'il était soupçonné de malhonnêteté, ce n'est pas le cas de Mr.Bolloré, quelle que soit sa responsabilité dans les mauvais résultats de Renault, à voir.
Jacques CHEINISSE, Le vendredi 11 octobre 2019

Jacques,
Nissan a nettoyé ses écuries et attendait que Renault en fasse autant. La réciprocité est de mise dans une alliance.
Et tant pis pour les dégâts collatéraux…
;0(
Psst : parler du retour de Tavares…??? Au moment où il va mettre un pion à l'alliance et sa Clio avec la 208 ??

Luc Os, Le vendredi 11 octobre 2019

Merci, merci, je n'ai pas pu me retenir de sortir mon mouchoir, et en plus notre illustre assemblée se déride de plus en plus et s'énerve de moins en moins. Merci encore...mais n'en jetez plus la cour est pleine...chez Renault.
Jamais je me mélangerai aux serviettes, je préfère le torchon au jambon !
Je pense en réponse à M.Cheinisse que les choses chez Renault sont plus prosaïques !
Renault ce couche devant Nissan, car ils sont impuissants tout.simplement. Tenez qu'ils prennent des avocats japonais pour les défendre...
Il y a des imbéciles de conseillers chez Renault pour dire qu'il ne faut pas vendre les actions de Renault chez Nissan...et d'autres pour dire que bientôt ces actions ne valent rien.
M. Senard n'a pas l'air et ceci depuis le début de beaucoup aimer M.Bolloré, et celui-ci de dire clairement devant la presse ce matin que c'est un coup de force de sa part...aidé par Le Maire.
Les japonais...ont nommé pas un mais trois dirigeants et s'en foutent de Renault...mais avec des salamalecs habituels de part et d'autre.
Renault n'est pas prêt de toucher des dividendes de Nissan...et le Brexit a bon dos et c'est une aubaine...cachons la poussière ruineuse sous le tapis américain et prions que le mono produit Kasquai rapporte de l'argent pour diminuer un peu les pertes abyssales qui vont arriver comme un tsunami !
J'ai dit plus loin ici, tous les économistes, bourses mondiales et autres politiques spécialisés en industrie et capitaux, Trump aidant, nous disent TOUS ENSEMBLE que la décroissance est là !
Ce sera systémique comme disent ceux qui sont allé à l'école et aux universités...
Tou n'est pas perdu pour certains dans le monde...ils savent qu'est-ce que cela veut dire faire des PRISES DE BÉNÉFICES en temps de crise !
Nous assistons en observateurs et il faut s'adapter à tout ce cirque !




Jo Duchene, Le vendredi 11 octobre 2019



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