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Constructeurs - 23/10/2019

Le futur directeur général de Renault ne sera pas forcément français

(AFP) - Le président du constructeur automobile français Renault, Jean-Dominique Senard, a estimé mardi que le futur directeur général du groupe, successeur de Thierry Bolloré récemment limogé, ne serait pas obligatoirement français, lors d'une interview sur France Inter.

"Ce n'est pas une absolue nécessité" que le futur directeur général de Renault soit un Français, a déclaré Jean-Dominique Senard, Président de Renault, tout en soulignant que la recherche d'un nouveau dirigeant était toujours en cours.
"Très honnêtement, aujourd'hui je n'en sais rien. Tout est ouvert. Il n'y a aucune espèce de restriction par rapport à la nationalité de la personne", a-t-il ajouté, reconnaissant qu'il avait déjà en tête quelques noms de candidats possibles.
Le conseil d'administration de Renault avait décidé le 11 octobre de démettre de ses fonctions le directeur général Thierry Bolloré, qui avait été nommé par l'ancien patron Carlos Ghosn, assigné à résidence au Japon où il doit être jugé l'an prochain pour diverses malversations présumées.
Jean-Dominique Senard avait justifié cette éviction par la nécessité de donner un "nouveau souffle" au constructeur français et à son alliance avec Nissan.
Le départ de T. Bolloré, en poste depuis un an et demi et qui était contesté au Japon, est survenu peu après celui du directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa.
JD. Senard avait souligné lors d'une conférence de presse que le prochain directeur général du groupe au losange devrait avoir "la capacité de comprendre le caractère impératif de l'alliance et la culture internationale" ainsi que "la capacité à insuffler dans le groupe un esprit de responsabilisation" afin de "briser les silos" qui selon lui affectent le bon fonctionnement de Renault.
Des sources proches de Renault ont évoqué des problèmes de "performance" et de "management" au sujet de T. Bolloré. Le groupe a d'ailleurs annoncé la semaine dernière qu'il abaissait ses objectifs financiers annuels et à moyen terme, après avoir dévoilé des ventes en baisse de 1,6% au troisième trimestre.
"L'affaire Ghosn pour nous c'est le passé. L'entreprise a besoin d'autre chose (...). Les équipes n'en peuvent plus, elles veulent regarder devant", a encore affirmé Jean-Dominique Senard sur France Inter, assurant que la relance du partenariat industriel avec Nissan était désormais la priorité.
"Les dirigeants de nos groupes doivent faire en sorte que les équipes travaillent ensemble avec la meilleure volonté du monde", a-t-il dit, alors que la relation entre le management des deux constructeurs souffre de tensions anciennes.
"J'ai découvert une alliance en beaucoup plus mauvais état que je l'avais imaginé et cela se répare lentement", a poursuivi JD Senard.
Interrogé sur un possible abaissement de la participation de 43% de Renault dans Nissan, le dirigeant n'a rien écarté. "Il ne faut jamais exclure quoi que ce soit" mais "le sujet n'est pas là aujourd'hui", a-t-il estimé.
De la même façon, il a constaté que le mariage avorté au printemps avec le constructeur italo-américain Fiat Chrysler n'était "aujourd'hui pas sur la table".
Une éventuelle renaissance de ce projet défendu par Jean-Dominique Senard n'est pourtant pas exclue à l'avenir. "J'ai toujours dit qu'il ne faut jamais dire jamais mais il faut que les circonstances soient là pour que tout le monde se sente à l'aise avec une éventualité de cette nature", a estimé le président de Renault.
AFP

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Réactions

Un Italien?
alain boise, Le mercredi 23 octobre 2019

Français...Brésilien...Libanais...tant que vous y êtes..
;0)
Luc Os, Le mercredi 23 octobre 2019

Yzon même pas un énarque déchu à recaser ?
Tout fout le camp mame Michu.
Bruno HAAS, Le mercredi 23 octobre 2019

Un deuxième Portugais avec Jo peut être ,puisque Tavares a mangé du Lion?
alain boise, Le mercredi 23 octobre 2019

… Oui Alain pas à l'abri niveau conjecture ... ou alors un japonais pour bien marquer "la bonne volonté" des français à l'égard de Nissan…
Ce serait la version "Munich" alors (?) … Je galèje quoique ...

Jean Dominique SENARD prépare t il les "esprits" ou fait il monter un peu la pression dans les rangs des candidats en lice ou fait du politiquement "correct" … Notons qu'on a évité la question (ou la réponse) : "ce pourrait être une femme" sur ce terrain là …
"Tout est ouvert" une parole très corporate, si c'est possible ...

Evidemment, à fortiori aujourd'hui encore plus, la compétence prime laaargement sur la nationalité du candidat pour une entreprise de cette dimension qui entend rayonner à l'international … C'est certain …
Cela dit, pas sûr qu'en désignant un profil "pas obligatoirement français" ce soit un signe subliminal de nature à (re) donner de la
" fierté aux hommes et aux femmes de Renault" qui n'est pas tout à fait une entreprise comme une autre …
Ainsi, Air France est allée chercher un francophone parmi les compétents ; c'est que la ressource était rare côté "transformateur"...
;0)
ADEAIRIX, Le mercredi 23 octobre 2019

Sauf votre respect cher Adeairix, Ben Smith n'est pas francophone, mais à l'heure qu'il est, il doit parler le français "fluently" car il apprend vite.

Pour remplacer Thierry Bolloré, j'ai une idée : un Libano-Brésilien qui parle très bien le français, qui a fait une belle carrière chez Michelin, qui baragouine un peu le japonais ce qui pourra aider dans la conduite de la Sainte Alliance, qui, paraît-il, aurait une assez bonne expérience dans l'Automobile à un niveau international.
Un inconvénient ?
Pas disponible de suite, peut-être dans une quinzaine d'années, ça ne dépend pas entièrement de lui.
Et puis très cher, vraiment très très cher, ce qui n'est pas bon par les temps qui courent avec la nouvelle directrice financière qui pourrait refuser cette candidature pourtant proche de l'idéale.
Bruno HAAS, Le mercredi 23 octobre 2019

Sorry Luc Os, je n'avais pas lu votre post.
Plus rapide que moi sur ce coup-là.
Bruno HAAS, Le mercredi 23 octobre 2019

Les grands esprits se rencontrent..
;0)
Luc Os, Le mercredi 23 octobre 2019

Oui Bruno … "z"avez" bougrement raison !
Boulette de ma part, j'en suis tout mortifié, pensez donc ! ...
Pas francophone … francophile et encore c''est même pas sûr (?).

Reste que Mr Smith baragouinait (à peine certes) le français lors de sa désignation à la tête d'Air France, il y a un peu plus d'un an, qui mettait un terme à la nomination d'une longue série de PDG issu de X ou de l'ENA …
Pour revenir à Renault, outre "JDS" actuellement, il y a déjà eu plusieurs HEC aux commandes … Le free cash flow était une notion assez éloignée des priorités d'alors pourtant …
;0)
ADEAIRIX, Le mercredi 23 octobre 2019

Toutes les possibilités de gaspillage d'argent et de ressources sont mises sur la table...
Quelque soit le DG artiste qui va tenir la patate chaude, l'objectif prioritaire est l’obsolescence programmée et une pincée de manque de fiabilité comme d'habitude...pour laisser une chance à la concurrence et donner l'impression qu'on est dans un marché de libre choix !
Tous les barons de Renault comptent faire partie de la nouvelle cour de Versailles où comme d'habitude il est de tradition de recevoir les rois soleils...les éminences grises sont déjà en coulisse!!
Jo Duchene, Le mercredi 23 octobre 2019



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