Analyse - 09/03/2020

La guerre des "Green Deals"

La nouvelle Commission européenne entend faire de son Pacte Vert le cœur de son mandat et promouvoir un "Green Deal". Aux Etats-Unis, la primaire démocrate est placée sous le même signe. La convergence est toutefois largement factice tant les désaccords sont forts entre les européens et américains aussi bien qu’entre américains et entre européens.

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La Commission européenne a présenté le mercredi 4 mars 2020 le cadre législatif et contraignant de son Pacte vert. Ursula Von der Leyen en faisait la promotion dans le JDD ce week-end. Elle y écrit à son sujet :

"Son objectif central est de faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici à 2050. Pas plus tard que cette semaine, nous avons proposé de traduire cette ambition forte en actes législatifs contraignants.
Bien sûr, il s’agit de ramener la nature dans nos vies et de réduire les émissions. Mais le pacte vert pour l’Europe ne se réduit pas à cela : c’est aussi notre nouvelle stratégie de croissance. Il sera gage de sécurité pour les investisseurs et favorisera une croissance économique qui restitue aux citoyens, à la planète et à la société davantage qu’elle ne leur prend."  

De l’autre côté de l’Atlantique, les deux principaux candidats démocrates à l’investiture soutiennent eux aussi un "green new deal" dont le but est aussi de faire en sorte "que les États-Unis atteignent l’objectif mondial ‘zéro émission nette’ de gaz à effet de serre avant 2050. Cela signifie un équilibre entre les émissions de CO2 produites par l’activité humaine et celles en capacité d’être absorbées par les écosystèmes". 

Aux Etats-Unis, les propositions démocrates développées et promues par Alexandria Ocasio-Cortez en particulier et reprises avec d’importantes nuances par Bernie Sanders et Joe Biden sont très interventionnistes en proposant en particulier un retour du secteur de l’énergie dans le giron de l’Etat et 16 300 milliards de dollars d’investissement qui, selon Sanders, déboucherait sur la création de 20 millions d’emplois. Il propose de créer de nouvelles limites d’émissions pour les centrales électriques comme l’EPA l’avait fait sous Barack Obama pour l’automobile. Il appelle à un investissement massif dans les transports en commun ainsi qu’à la création d’un réseau régional de trains à grande vitesse. Il appelle à subventionner l’achat de voitures électriques et à financer un nouveau réseau fédéral de bornes de recharge.

De telles propositions suscitent chez les républicains en général et de la part de Donald Trump en particulier de très vives critiques. D. Trump estime ainsi qu’un tel programme détruirait des "millions" d’emplois et coûterait "100 000 milliards" de dollars. Lors de la présentation de la proposition de loi au Congrès en février 2019, un attaché de presse à la Maison Blanche déclarait : "l’Amérique ne sera jamais socialiste". De manière à peine plus feutrée, D. Trump s’est exprimé à Davos contre l’autre "green deal", celui des européens. En effet, comme l’écrit Jean-Paul Oury dans un éditorial intitulé "Green Deal européen : bienvenue dans l’ère du néo-planisme vert" sur le site European Scientist :
"Pour Trump la préservation de l’environnement ce n’est pas la ‘neutralité climatique’, mais la qualité de l’eau, de l’air et une flore abondante. Il croit dans l’innovation, le marché et les technologies vertes pour résoudre tous les problèmes. L’indépendance énergétique justifie le recours aux énergies fossiles. Sur le plan philosophique, enfin, il fait  une critique non masquée contre Greta Thunberg, alors que, comme on se le rappelle, celle-ci a été accueillie à bras ouverts au Parlement européen. Deux modèles diamétralement opposés donc : la confiance dans les vertus du marché d’un côté, la planification de l’autre."

Pour J.-P. Oury, on le comprend, c’est plutôt Trump qui a raison et les critiques faites en Europe aux propositions de la Commission comme étant trop timides -comparées à celles de Sanders par exemple – doivent être inversées : la Commission cède à une dangereuse idéologie ambiante symbolisée par Greta Thunberg. Il conclut ainsi :
"Les différents stratégiques et les oppositions idéologiques au niveau mondial rendent le plan sans effet pour l’objectif qu’il vise à atteindre, les inégalités entre les pays européens le rendent complexe à réaliser, et les controverses technologiques récurrentes sur les solutions énergétiques pour y parvenir montrent à quel point le planisme, en faisant passer l’idéologie avant le marché et la rationalité scientifique, inverse les valeurs, se coupe de la réalité et finit toujours par échouer."

A l’inverse, dans une tribune parue dans le Guardian le 7 février reprise sur Mediapart le 12 sous le titre "Le Green deal de l’Union Européenne est une énorme manœuvre de greenwashing"Yanis Varoufakis, cofondateur de DiEM25 (Democracy in Europe Movement 2025) et David Adler, coordinateur politique du mouvement, alertent sur l'imposture du Green Deal européen porté par Ursula Von der Leyen. Il s’agit pour eux d’un "plan de conservation, et non de transformation" qui "récupère les slogans de l’activisme pour le climat en les vidant de leur contenu".

Outre le fait que les moyens promis (les fameux 1000 milliards) ne correspondent pas à de l’investissement public ou à de la création monétaire mais essentiellement à des investissements privés soutenus et garantis par le budget de l’UE et la BEI,  il tiennent le contenu même du pacte pour "désespérant" et écrivent :
"Le Green Deal propose d’encourager l’investissement en basculant le risque du privé vers le budget européen. Ce qui ne réduit pas le risque, mais le transfère simplement sur les épaules de la population européenne, tout assurant aux investisseurs privés la jouissance des profits. Sans plan coordonné pour la production et la distribution de l’énergie au sein d’une véritable union énergétique, l’engagement de la Commission auprès du capital privé ne promet qu’une intensification des inégalités entre les États-membres, ainsi qu’à l’intérieur de chacun d’eux."

Ainsi, la question climatique est tout sauf consensuelle et, aux Etats-Unis comme en Europe, nul ne peut s’abriter derrière les rapports du GIEC pour espérer mettre un terme aux débats politiques qui s’ouvrent dès que l’on quitte le terrain des constats pour envisager d’agir. Dans cette perspective, l’ambition européenne de se positionner en leader face aux autres régions du monde se heurte à deux obstacles évidents. Le premier est économique et correspond au fait que, à se singulariser ainsi, l’Europe risque de plomber sa compétitivité pour contribuer à résoudre un problème de réchauffement que les émissions des autres rendront insoluble. Le second est politique et est symbolisé aujourd’hui par l’opposition de la Pologne : tout le monde n’a pas en Europe le même intérêt à souscrire au pacte et les mécanismes de solidarité ou de transfert mobilisables à travers le budget de l’UE sont clairement insuffisants pour soutenir l’investissement d’une part et acheter l’adhésion des pays les plus fragilisés par l’affirmation de l’objectif de neutralité d’autre part.

Dans ces deux perspectives problématiques et face aux oppositions irréductibles décrites ici, l'instauration d'un mécanisme carbone sur les produits importés dans l'UE qui devrait faire partie du Pacte Vert pourrait constituer une vraie avancée. Il s’agirait d’élargir le marché carbone européen aux importations afin de préserver la compétitivité des acteurs continentaux. Le site Novethic explique ainsi que "les biens basiques comme l’acier, l'aluminium et le ciment, pour lesquels les données sont connues et fiables pourraient être les premiers concernés" et fait état de propositions émanant de chercheurs français de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) et de l'Ademe développée dans un rapport paru début janvier.  

Le rapport plaide pour une taxe carbone aux frontières plus juste et plus efficace qui, à la différence de la CCE (contribution climat énergie) qui avait mis les gilets jaunes dans la rue parce qu’elle concernait des consommations difficilement compressibles, porterait "également sur des biens non-énergétiques pour lesquels les possibilités de substitution, ou du moins de réduction du niveau de consommation, sont plus grandes y compris pour les plus modestes".
On perçoit ce qu’un tel dispositif peut représenter comme outil de politique industrielle et de potentielles relocalisations y compris au sein de l’UE dans une industrie comme celle de l’automobile. Si un tel mécanisme pouvait trouver à se glisser entre les boulets rouges que continueront de s’envoyer les uns et les autres, le pacte vert aurait servi à quelque chose.
Bernard Jullien

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Réactions

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Nous y voila!
Mme Ursula Von de Leyen avoue qu’elle veut mettre à genoux ses industries.
L’Automobile n’a jamais si peu pollué,des progrès considérables ont été réalisés sur la lutte des émissions.
Cette marche forcée vers l’électrique est pathétique,surtout avec des partenaires qui produisent jusqu’à 650 g le kWh dans l’Est.
Elle prône l’obsolescence programmée avec ses vehicules qui ne vont nulle part au bout de dix ans et ses déchets qu’elle produit.
Mais qui roule là Comission ? Plus on avance et plus je comprends le RU....attention.
Politiquement les deux villes les plus polluées de France ( Paris Grenoble) sont dirigées par .....des écologistes.
Les Verts ont été au pouvoir pendant cinq ans en France ....qu’ont ils fait?quel est leur bilan? Rien que des taxes!!!ou des primes.
Greta nouveau populisme Vert?

alain boise, Le 09/03/2020 à 06:05

Que dire aussi des certificats achetés par les mauvais élèves ( FCA) auprès de Tesla....c’est cela la neutralité carbone?
Que dire des compagnies vertes qui se vantent de vendre du courant vert alors qu’ils achètent à EDF du bon courant nucléaire et le repeignent en vert avec l’achat de certificats.
Évitez le raccourci « OK Boomer » pour les réponses,ceci n’est pas une provocation mais une conviction ,allez lire La Tribune de M Jancovici sur Marianne et vous comprendrez que Greta a des opposants de qualité.
Les Verts ( et Greta) ont fait fermer une centrale ne rejettant rien ......pour ouvrir une centrale au charbon de l’autre côté du Rio Grandé( Rhin),voilà le paradoxe de Mme Von der Leyden.
Résultats 10000 personnes au tapis,merci qui?

alain boise, Le 09/03/2020 à 06:57

Inexact, les villes les plus polluées en France sont dans l'ordre Marseille, Lille, Lyon, Nice, Grenoble, Lens, Paris..
;0)

Lucos de Beuliou el Tipi, Le 09/03/2020 à 08:17

Si vous voulez ......mais Paris et Grenoble sont bien dans le peloton ,non?Lens ..... Métropole ?

alain boise, Le 09/03/2020 à 08:30

Oui Lens + Douai.
A noter que Grenoble à diminué ses émissions de 18% en 7 ans ce qui ne suffit pas car les "cuvettes" de Montagne sont un PB.
;0)

Lucos de Beuliou el Tipi, Le 09/03/2020 à 08:49

Les gains sur la lutte de la pollution à Paris sont dus en grande majorité à l’amélioration du parc et son modernisme grace a des autos modernes de plus en plus propres.
Dans quinze jours nous serons débarrassés des promesses électorales.......jusqu’à la prochaine échéance....helas.
M Julien tient la Pologne comme responsable de l’échec du plan Vert,parlez nous de l’obligation faite à la Lituanie de fermer sa seule centrale pour avoir le droit de rentrer en Europe,etcomble de tout d’acheter du courant à son voisin Biélorusse!!!!! Indépendance Europenne ou terrorisme vert?
Et vive la bagnole.....à pistons

alain boise, Le 09/03/2020 à 08:59

Les pics de pollution Grenobloise n’ont pas été réduits par M Piolle ( EELV) il a juste interdit la publicité et tapé sur le Diesel.
PS pour Bruno vous êtes vous assuré que l’eclusier a bien ferméla vanne au bout du Lac d’Annecy,merci

alain boise, Le 09/03/2020 à 09:03

Lens 30567 habitants
Douai 34890......wouarf

alain boise, Le 09/03/2020 à 09:07

Lens 30567 habitants
Douai 34890......wouarf

alain boise, Le 09/03/2020 à 09:07

?
;0)

Lucos de Beuliou el Tipi, Le 09/03/2020 à 09:59

Plaise à la rédaction d’effacer le doublon....ya du clapot.
Merci

alain boise, Le 09/03/2020 à 10:24

...Désolé Alain de vouloir m'incruster dans votre conversation à deux mais çà aidera d'autres commentateurs qui attendent d'avoir de la matière pour "s'exprimer" … Je sais il est encore "tôt" … Tout çà !

Donc, ci après, quelques « observations en vrac" sur la chronique et son contenu …

Il y est écrit « L’ambition européenne de se positionner en leader face aux autres régions du monde se heurte à deux obstacles évidents » … En réalité ce sont plutôt deux risques qui sont les deux côtés d’une même pièce de monnaie … ( ?)

Selon l’article paru le 4 mars dans ces colonnes, la France est le seul pays des cinq marchés majeurs à voir sa moyenne de CO2 se réduire en 2019 … Joli résultat ! … Sauf que nous avons été la « risée » de toute l’OCDE pour ne pas dire de la planète avec la « crise des gilets jaunes » qui a bien failli, AU MINIMUM, mettre l’économie de notre beau pays en grande difficulté … La belle affaire !
Au surplus, les cendres de cette crise sont encore fumantes et ne demandent qu’à être attisées …
Avec le Covid 19, évidemment, çà enterre un peu les tensions, pour l’instant …

Autrement dit le risque majeur du positionnement de la présidente de la commission c’est d’avoir « raison tout seul et trop tôt » si bien que le tissus économique et social de l’Europe sera tellement impacté que la « société » il n’y en aura plus ou « en tellement mauvaise état » que l’air en sera « irrespirable » pour bien d’autres raisons que les rejets de polluants … Trois fois rien !

Une indication nous est donnée ensuite par la déclaration de Yanis Varoufakis (un "grand' néo libéral comme chacun sait …) .
Il s’agit selon lui d’un "plan de conservation, et non de transformation" qui "récupère les slogans de l’activisme pour le climat en les vidant de leur contenu". Le « greenwashing vs le green deal, en somme …
Entre Yanis et Ursula, il doit bien y avoir une troisième voie ?

Ainsi, pourquoi faut- il toujours « simplifier » sur le mode de «l’alternative bien manichéenne » genre les méchants et les gentils, le mal et le bien … Comme si le chemin pour aller vers moins de CO2 et plus de développement durable nécessitait de choisir forcément entre l’économie de marché et le « gosplan ». .. Comme si le « Marché » n’avait pas largement intérêt à migrer vers plus de bonnes pratiques avant que de « Marché » il n’y en est plus … ! … Certes la « régulation » peut l’y inciter mais sans tomber dans le cliché du « kolkhoze européen » …

Une illustration aussi du dogmatisme qui peut prévaloir sur le sujet de la « transition écologique » et des difficultés entre le « trop peu » et le « pas assez » nous est donnée avec « le débat sur le nuc «
Par exemple, les « gentils écologistes » sont massiquement CONTRE le nucléaire alors que les «méchants experts » du GIEC indiquent dans leur dernier rapport « respecter l'accord de Paris nécessitera plus de nucléaire. » …
Mince ! çà rentre pas dans la grille de lecture, camarade !

Autre exemple à la coloration très différente … En gros, réduire les rejets de CO2 ne peut se faire qu’en réduisant les flux de transport des marchandises (Mer, air, route) … Cela passe donc par une localisation des fabrications sous traitées, notamment, en Asie … A priori c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’emploi en Europe … En revanche, « on » voit mal comment respecter les accords transcontinentaux de libre échange dans ces conditions … ( ?)

Un autre … Instituer une taxe carbone à l’entrée des denrées ou marchandises dans l’espace européen est certainement une bonne idée mais là encore on voit mal comment la « Commission compte garantir la cohérence des accords de libre-échange » … ?


Sans conclure sur ce sujet bien trop vaste … Je dirais ceci …
Tout dépend ce qu’il y a derrière les mots des technocrates de la Commission … Gaffe, car le point d’équilibre est difficile à trouver …
D’autant qu’Ursula est « bien gentille », mais le Monde a rarement été aussi incertain depuis 1989 … Faudrait pas se tromper d’enjeu … Le monde des bisounours, faut laisser çà à la BD !
;0)

ADEAIRIX , Le 09/03/2020 à 10:58

… Voire au dessin animé, plutôt ...

ADEAIRIX, Le 09/03/2020 à 11:16

Cher Druide pourriez vous m’expliquer ce qu’est le développement durable ainsi que les énergies renouvelables,et un peti5 détour par l’obsolescence programmée avec Yanis le coléreux.

alain boise, Le 09/03/2020 à 11:33

Cher Alain … Vous me voyez paré d'un grand savoir dont je n'entend aucunement me prévaloir … !
Pourquoi et à quel titre vous "devrais" une ou des explications … ?

1 - à aucun moment si vous me lisez bien je ne soutiens les énergies renouvelables vs le nucléaire …
Faut pas se tromper de cible ou de lecture !

2 - Pour le développement durable, et seulement pour vous faire plaisir, concernant le développement durable, il s'agit en somme de développer nos sociétés en répondant à nos besoins immédiats sans compromettre le futur des générations suivantes …
Une injonction contradictoire ? … Vaste programme en tous cas !
… Avec l'obsolescence "déprogrammée" industriellement, on en est pas loin … (?)
Cela dit, j'ai cru comprendre qu'entre le plein et la Prius que vous faites "durer" ainsi que le "trading" des chignoles fortement kilométrées dont "personne ne veut plus" vous en étiez une sorte d'adepte…
Un peu comme Monsieur Jourdain, avec la prose, sans le savoir (?)
;0)

ADEAIRIX, Le 09/03/2020 à 12:05

Petit hors sujet pour Alain.
Je suis actuellement à Duingt et je vois que le niveau du lac est bien haut, ce qui est normal avec la quantité énorme de pluie de ces dernières semaines. Tout ça pour dire que les vannes du Thiou sont grande ouvertes, heureusement !
Il sera temps de les refermer quand la fonte des neiges sera terminée, en espérant que l'été ne soit pas trop sec ni trop chaud.

Quant à l'article, comme dans le film Rrrr, si je puis me permettre, je suis un peu de l'avis de tout le monde...

Bruno Haas, Le 09/03/2020 à 12:18

Vous restez tous dans le conjoncturel et il suffit de lire ce écrit et résume bien B.Julien:
"l’Europe risque de plomber sa compétitivité pour contribuer à résoudre un problème de réchauffement que les émissions des AUTRES rendront insoluble"...
.Quand Madame Ursula "parle" de croissance et investissement, c'est le canard sans tête qui s'agite en répétant la même rengaine inutile d'une Europe impuissante !
Les VRAIS prédateurs (Trump, Poutine et MBS) s'amusent ce matin à faire une petite guerre du pétrole !
L’Europe est une forteresse assiégée, entourée d'un dépôt d'armes Russe, américain et chinois avec une croissance et un investissement permanent...qui ne seront JAMAIS de même nature que ceux de madame Ursula.
Parler de "green deals" est d'une obscénité évidente !!
Des pays de l'Europe "crève la faim" comme la Pologne, Hongrie, et Grèce, plus d'autre qui sont en quasi défaut de payement comme le Liban en ce moment ...ne peuvent en Europe que faire manœuvre de diversion !!
Il est évident que rien n'avancera, sans compter le gros guignol anglais !
Joli cirque européen à perte de temps et spectacle permanent !
Au menu chez nous jusqu'à satiété...ce sera la soupe aux virus !
Faites des vacances sur votre balcon, c'est plus prudent !!

Jo Duchene, Le 09/03/2020 à 12:36

Jo ,Poutine ne peut pas réduire sa prod,c’est vital pour le pays et pourAngela qui se shoote au Gazozuc Nord Stream et Ursula aussi.....Nan pas celle du docteur No

alain boise, Le 09/03/2020 à 12:56

…. Duchene, mon ami ! … commencez donc par lire convenablement tous les commentaires avant de balancer "inconditionnellement" : "Vous restez tous dans le conjoncturel" …
;0)

ADEAIRIX, Le 09/03/2020 à 15:42

En quoi mon commentaire... gêne votre commentaire ?
Je ne vois pas... mais si vous rajoutez quelque chose de fondamental je suis prêt à vous lire attentivement !
Nous allons vers où ? Aucun doute, une crise systémique type 2008, pas plus pas moins !!
Les TPE et PME... vont vers une crise de liquidités... et 900 entreprises chez nous ont déjà tapé à la porte de la ministre Penicault !
Je veux bien, que cela soit que du conjoncturel... et qu’il suffit d’attendre l’été prochain !
Prions donc Sainte Ursula !

Jo Duchene, Le 09/03/2020 à 18:08

… Pour le coup, mon premier commentaire aborde suffisamment l"'intérêt" pour l’Europe d'être "le premier continent climatiquement neutre" …et les risques induits qui pèsent sur la communauté des européens en instillant un tel projet … La "belle affaire" !
Après on peut toujours ergoter sur les termes ...Green New Deal, Green Deal ou Greenwashing … Des mots … Un plan de référence, il en faut un … Ce sont les modalités qui posent problèmes … !

Maintenant, sans vous chercher boise … si quelqu’un en rajoute, c’est plutôt vous Duchene avec une petite lampée sur du conjoncturel éloigné des préoccupations du projet « d’Ursula » …
En l'occurrence la crise sanitaire du coronavirus, qui peut très bien aboutir à du structurel, , une crise systémique pas plus pas moins, comme vous l’indiquez, justement !… Cette crise n’est pas maîtrisée pour d’évidentes raisons et bien malin celui qui peut dire, à cet instant, quelle sera l’étendue des dégâts à la fin …On sait simplement qu'il y en aura et, comme toujours, ce seront les plus fragiles ou précaires qui prendront en premier !

"L’année automobile" était déjà annoncée en repli et, pôvres de nous, voilà que maintenant c’est l’activité globale qui est compromise, sérieusement. … Le pire n’étant pas toujours sûr, on peut toujours espérer ( ?)…
Il le faut d’ailleurs car avec nos 2445 milliards d'€ d’endettement public, notre beau pays ne se positionne pas particulièrement bien pour faire face à une crise économique et/ou financière majeure …

ADEAIRIX, Le 09/03/2020 à 20:06

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