Analyse - 26/03/2020

On ne passe plus au salon

Alors que nous sommes contraints de faire salon à domicile pour une durée indéterminée, les amateurs d’automobile pourraient bientôt ne plus avoir de lieu où visiter le leur. Et ce n’est pas que la faute du virus.

On ne passe plus au salon

Francfort, à l’époque de sa splendeur.

Auteur : Jean-Philippe Thery

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Je m’en souviens comme si c’était hier.
C’est mon prof d’histoire-géo qui m’a invité à mon premier Salon de Paris dans les années 80, après avoir repéré mon penchant pour l’automobile, pour m’avoir surpris lisant Sport-Auto sur mes genoux plutôt que de suivre son cours.
 
Nous sommes "montés" de Lyon à la capitale dans sa Renault 5 Lauréate couleur bordeaux, bravant le brouillard matinal qui nous fit rater l’embranchement de l’A6 à hauteur de Dijon et nous jeta sur l’A31. (Curieusement, je devais commettre la même erreur en me rendant à l’évènement quelques années plus tard au volant d’une BMW 325i, à une époque où l’essence sans plomb dont s’abreuvait généreusement le 6 cylindres en ligne ne courrait pas les stations-service des nationales que j’avais dû emprunter pour terminer mon trajet).
 
Arrivés à Paris, le prof entreprit de montrer aux parigots-têtes-de-veau ses talents de pilote sur le périf, anticipant le style de conduite qui serait le sien au volant de la Peugeot 205 GTI 1600 dont il allait signer le bon de commande un peu plus tard. Sans doute grâce à l’habileté des automobilistes locaux qui surent l’éviter plus qu’à la sienne, nous arrivâmes néanmoins vivants Porte de Versailles.

Je me rappelle particulièrement l’espace dédié à Aston-Martin, où je restai un très long moment. C’était la première fois que je un voyais un exemplaire de la marque (et même plusieurs) à une époque où la production de Newport Pagnell s’effectuait véritablement au compte-gouttes.
J’étais à ce point fasciné par la V8 et ses dérivés Volante et Vantage trônant sur la moquette, ainsi que par la très originale Lagonda, que la charmante hôtesse qui m’avait pourtant refusé un catalogue une demi-heure plus tôt, finit par se lever et traverser tout le stand pour me remettre le précieux fascicule, de peur m’avoua-t-elle, "que j’use la voiture à force de la regarder".
Dans un état de totale hébétude, je bégayai un remerciement inaudible tout en me demandant ce en quoi j’étais le plus chanceux, d’avoir obtenu le document tant convoité ou de l’attention que m’avait accordée une si ravissante jeune femme. Rien que d’y penser, j’en suis d’ailleurs encore tout ému, même si évoquer ses souvenirs de salon pourrait bien relever rapidement de la paléontologie automobile, comme le fait de collectionner les prospectus.

Avec toutes les "coronaries" qui nous sont tombées sur la tête dernièrement, on a presque oublié qu’il y à peine un mois - le 28 février pour être précis - le Salon de Genève fermait ses portes prématurément, avant même qu’un seul visiteur n’ait foulé les allées du Palexpo, suite à la décision prise le jour même par le Conseil Fédéral Suisse d’interdire les évènements de plus de 1.000 personnes.
De ce qui aurait dû être la 90e édition de la Grand "Messe" de l’automobile (blagounette homologuée pour les germanophiles), restera l’image de stands incomplets, que les ouvriers en charge du montage se virent obligés de remballer avant même de les avoir terminés. Pour mesurer ce qu’a dû être leur frustration, imaginez-vous en train de remettre en boîte un puzzle de 10.000 pièces après en avoir positionné la huit-millième.

Les optimistes, dont je fait habituellement partie, se diront que ce n’est pas si grave, et qu’il suffit de recycler ce qui peut l’être pour la prochaine. Mais là je tousse, discrètement certes et dans mon coude, mais je tousse.
Il est en effet possible que cette annulation ait porté un coup fatal à l’helvète évènement, et pas seulement pour des motifs épidémiques.
 
Avant que le couperet (stérilisé) ne tombe, rappelez-vous qu’un certain nombre de constructeurs - et pas des moindres - avaient déjà renoncé à effectuer le déplacement vers la Confédération sans qu’elle ne soit encore confinée.
J’ai nommé : Citroën, Ford, Jaguar, Land Rover, Lamborghini, Mini, Mitsubishi, Nissan, Opel, Peugeot, Tesla et Volvo. On peut y ajouter le chinois Byton (dont je vous ai parlé dans une précédente chronique intitulée  Mon garage bipolaire ) qui devait pourtant y faire une première apparition remarquée, dont le renoncement ne doit donc rien au désintéressement et tout au Covid-19.
 
Quant aux désistances antérieures, elles avaient déjà eu la peau du fameux IAA, "International Automobil Austellung", organisé depuis 1951 à Francfort, et dont 2019 aura donc constitué le dernier millésime. Et ce n’est pas faute de surface, puisqu’avec l’équivalent de 33 terrains de football (ou 1.028 rinks de curling pour changer un peu de référence) le salon allemand constituait la manifestation la plus étendue du genre.
Plus près d’où je quarantaine en ce moment, le "Salão" de São Paulo prévu cette année a été reporté à 2021, suite à la défection de 15 marques, dont je ne vois pas vraiment pourquoi elles changeraient d’avis l’année prochaine.

Alors que s’est-il passé ? On évoque le désintérêt du public pour l’automobile en général, et des plus jeunes en particulier, lesquels se ficheraient de la bagnole comme des modèles de smartphone de l’année dernière. Il est également question d’Internet, puisque le monde virtuel permet de tout savoir sur les nouveautés à peine lancées, et sur les modèles disponibles en concession avant que les vendeurs n’aient eu le temps d’ingurgiter leur manuel de formation.

Objection votre honneur. Les constructeurs ont déserté les salons avant les visiteurs.
Reprenons les chiffres de Francfort qui se tenait rappelons-le, tous les 2 ans. En 2015, le Parc des expositions francfortois accueillait 930.000 visiteurs, en légère hausse par rapport à l’édition antérieure, avant d’enregistrer une première baisse de 13% en 2017, avec 810.000 visiteurs.
Or, c’est précisément l’année où le Groupe FCA (Abarth, Alfa-Romeo, Fiat, Jeep), DS, Peugeot et Volvo boudaient la 67e édition de la foire allemande.
 
En 2019, patatras ! 560.000 courageux seulement arpentaient les couloirs de moins en moins interminables d’un Salon qui n’était déjà plus que l’ombre de lui-même, avec 26 marques aux abonnés absents.
En fait, Francfort ne faisait qu’amplifier une tendance déjà observée depuis 2016 au Mondial de Paris que Bentley, Ford, Mazda, Volvo, Rolls-Royce et même la gauloise Alpine choisissaient de snober, entrainant une baisse de 14% de la fréquentation, à 1.073.000 visiteurs contre 1.250.000 en 2014.
Seule une refonte complète de celui qui devint le "Mondial Paris Motor Show", élargissant son scope - notamment aux deux roues et à la mobilité - et réduisant sa durée de 16 à 11 jours permit à l’édition 2018 de ne pas sombrer davantage.
 
Même topo pour Genève en 2019, avec 13 marques et 10% de visiteurs en moins et Detroit, dont la perte reste néanmoins mesurée avec seulement 35.000 visiteurs en moins.
En revanche, la 46e itération du Salon de Tokyo fait figure d’exception, puisqu’avec 1,3 million de participants, celle-ci enregistre une progression spectaculaire de 69%, malgré l’absence des groupes BMW, JLR, VW et de Volvo.
Mais il est vrai que largement reformulé (avec en particulier un espace unique au lieu de deux auparavant) l’évènement a bénéficié d’un très large soutien des constructeurs nationaux.
 
Voilà d’ailleurs qui ne fait qu’apporter de l’eau au moulin de mon argumentation, puisqu’en l’espèce, le public a répondu présent malgré une liste d’exposants réduite.
Toujours à Tokyo, et s’agissant des plus jeunes, on notera que la population des visiteurs de 14 ans et moins a augmenté dans les mêmes proportion que le reste, semblant démentir au moins au Japon le supposé désintérêt des plus jeunes pour l’automobile.
 
L’ami Google n’a pas su me renseigner sur la structure d’âge des visiteurs des salons européens, mais on ne peut que souhaiter que les mômes soient suffisamment nombreux pour leur donner l’envie un jour de signer un bon de commande.

Quant à Internet, l’idée que le monde virtuel serait en passe de substituer le monde réel me rappelle l’erreur commune de raisonnement consistant à penser que la vidéoconférence a remplacé les voyages d’affaires, alors qu’elle en a en fait stimulé la croissance en participant de la globalisation de l’économie (Je sais, c’était avant que Covid-19 ne nous envoie tous en prison à domicile. On verra ce qui se passera quand les portes se seront rouvertes, entre les nouvelles habitudes de travail à distance ou la frénésie de grand air).
 
D’ailleurs, cette assertion n’est pas vérifiée en dehors de l’automobile, selon les résultats du baromètre réalisé par l’UFI (Union des foires internationales) démontrant la bonne santé du marché des salons professionnels, y compris pour des produits dont l’acquisition online est autrement plus simple que celle d’une voiture.
Parmi les plus dynamiques, on compte d’ailleurs des manifestations comme le CES (Consumer electronics show) de Las Vegas, s’adressant pourtant à un public extrêmement connecté, et auquel participe un nombre croissant de - devinez quoi - constructeurs automobiles. Il semblerait que les geeks aussi soient des animaux sociaux…

Je sais que je n’ai toujours pas répondu à la question, mais j’y viens. Pour moi, les salons automobiles ont souffert de ce que j’appellerai le "Syndrome DTM". Le DTM, que les amateurs de Sport Automobile connaissent bien, c’est le « Deutsche Tourenwagen Meisterschaft », autrement dit, le championnat allemand des voitures de tourisme, créé en 1984, qui faisait courir des modèles en apparence proches de la voiture du bon père de famille.
En apparence seulement, puisque ces engins bodybuildés à l’extrême sur la base de paisibles berlines recourraient en fait à des technologies en certains domaines plus sophistiquées que celles de la Formule 1.
Cette dernière était d’ailleurs largement dépassée en popularité par le DTM en Allemagne, lequel remplissait jusqu’au dernier siège des gradins d’autodrome à chacune de ses épreuves. Non seulement les constructeurs allemands y étaient quasiment tous impliqués, mais aussi des marques étrangères dont Alfa-Romeo qui eut l’outrecuidance de remporter le Championnat en 1993 devant les locaux.
 
Evidemment les Deutsche Marks y coulaient à flot, les CFO des compagnies concernées étant sommé de signer des chèques de plus en plus consistants au fur et à mesure de l’avancée des saisons. Du coup, le DTM eut des velléités internationales, et se mua en 1996 en ITC (International Touring Car Championship).
En un an, la grenouille allemande qui avait tenté de devenir plus grosse que le bœuf européen mourrait de sa belle mort avec le retrait de plusieurs marques, y compris Opel pourtant titrée cette année-là, même si l’inflation vertigineuse des coûts remontait en fait à plusieurs années.

Eh bien je crois qu’il s’est passé la même chose pour les salons automobiles que pour le DTM.
Aimable réunion de vendeurs de voitures aux origines, ceux-ci devinrent au fil du temps de véritables démonstrations de puissance, avec stands de plusieurs étages sur des surfaces démesurées, show-cars sur plateaux tournants, salons privatifs et show pyrotechniques destinés à en mettre plein les mirettes de la presse spécialisée et de l’acheteur potentiel en goguette.
 
A ce titre, il n’est pas étonnant que Francfort soit le premier à être passé à la trappe, puisqu’au temps de sa magnificence, ce sont de véritables immeubles qu’occupaient chacun des constructeurs allemands, et qu’il fallait bien deux jours pour le visiter à peu près correctement. En résumé, ce sont les constructeurs eux-mêmes qui ont tué les salons, ou sont en passe de le faire.

Le DTM a fini par renaître 4 ans après sa disparition, et connaît un regain de popularité depuis 2012, grâce à une nouvelle règlementation technique, sans être retombé dans les excès du passé.
Sans doute les constructeurs seraient-ils inspirés de se concerter pour reformuler leur participation aux salons, pour leur permettre de continuer à exister en collant mieux aux réalités d’aujourd’hui.
Sinon, les gamins rêveurs et amateurs d’auto n’auront bientôt plus de jolie jeune fille à qui demander leur catalogue*
 
*A moins que ce ne soit l’inverse, puisqu’il s’agit de coller aux réalités d’aujourd’hui…

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Il y aura un avant covid19 et un après,l’après va être agité et de nouvelles habitudes vont apparaître.
Certains se réjouissent de l’amélioration de la qualité de l’air pendant que nos Hôpitaux ventilent à tour de bras des patients venant s’échouer par vagues successives et continuelles.
Merci aussi pour cette chronique.

Alain Boise, Le 26/03/2020 à 05:37

Tout constructeur va se poser la question : combien ça me coûte, combien ça me rapporte.

Au début les clients signaient des bons de commande => Cool!
Depuis quelques années, ils ne font que visiter (je confirme qu'il y a beaucoup de jeunes, notamment les mercredi AAAAAHHHHHH et les weekend) => Moins cool
Dernièrement il ne fallait pas être absent sous peine d'être rangé dans la catégorie "constructeur en difficulté" => Pas cool

Désormais, sans même être coronavirussé, il est devenu de bon ton de ne plus s'afficher dans un évènement symbole de gaspillage énergétique. => Vraiment pas cool!

Les futurs salons devront donc être ré-imaginés, pour créer la même étincelle dans les yeux de nos enfants que celles qui ont illuminées les nôtres

Merci pour votre chronique, vivement jeudi prochain :-)

Renaud Vezier, Le 26/03/2020 à 07:37

Vous fêtez le nouvel an avec votre famille et vos amis, alors que vous les voyez toute l'année et qu'ils sont tous en permanence dans votre poche dans votre mobile.
Alors pourquoi faire ce nouvel an avec le champagne et les huitres ?
Il en est de même pour les salons.
Les clients sont tous les jours dans les concessions, alors pourquoi organiser des salons ?
Pour une simple raison, c'est une occasion unique de les avoir tous là et au même endroit et de souder les liens qui les unissent !
Votre famille, la famille des marchands de bagnoles et avec leurs clients !
Ces fêtes rituelles sont un des fondements de notre organisation sociale.
Pour la bagnole, l'Automobile devrais-je dire, c'est aussi la promesse pour les clients de voir toutes les marques le même jour, au même endroit.
Les salons sont un acte majeur de promotion de la Profession pour l'Automobile et leurs produits, enfin étaient, car le mirage du net nous fait croire qu'on fait mieux et moins cher chacun dans son coin.
Je le disais, les portes ouvertes sont après tout un salon étalé sur le territoire, sauf qu'un client ira voir combien de marques dans son après-midi ? 3, 4 ?
Alors que sur un salon il va les voir toutes !
Les grosses excuses actuelles du coût des salons sont ridicules et bien juste des excuses pour se justifier et ne pas expliquer la vrai raison pour ne pas y aller. Il faut diviser leur coût au visiteur, comme on le fait pour les prospects (leads pour les plus jeunes) et à ce titre le Mondial de Paris était parmi les moins chers au monde ! Largement moins cher que des salons régionaux par exemple.
Pour le barnum que les constructeurs mettent dessus ? Ils savent très bien ce qu'ils font et pourquoi il faut le faire.
Allez soyons modernes, pour le prochain nouvel an, prévenez votre famille, c'est chacun chez soi sur Skype et c'est jambon-pâtes-Flanby.
Voilà ce que la Profession est en train de faire et surtout de détruire.
Et après les mercateurs se plaignent que la voiture ne fait plus rêver depuis des lustres.
Vous faites tout pour ça les gars..
;0)

Lucos De Beuliou El Tipi, Le 26/03/2020 à 09:03

… Après la "guerre" … Faudra gérer "l'après guerre" et sauf champ de ruines économiques, je ne suis pas certain du tout que ce soit rédhibitoire ou fatal pour le Mondial de l'auto 2020 (pardon pour l'appellation datée pour les "méticuleux") … Du1 au 11 octobre 2020 …
Pour le salon de Detroit début juin … en revanche, c'est pas gagné !

"On a vu souvent rejaillir le feu d'un ancien volcan qu'on croyait trop vieux" … Et bien malin celui qui peut dire que ceux qui ont déserté l'événement ne révisent pas leur positionnement … Il n'y aura pas (ou plus) la débauche de moyens du temps passé, fort probablement …
Mais il conviendra pour redonner "l'envie d'avoir envie" de dépenser un peu de sous et d'en être… Au delà du coût complet de la présence à la manifestation surtout un "investissement" en fait …
J'espère ne pas me tromper !
En plus c'est Lucos qui vous le dit plus haut avec d'autres mots …
"Paris" un salon au rapport prix / performance très favorable … Alors !


Prenez soin de vous … et des "zautres" aussi !

Ade Airix, Le 26/03/2020 à 09:39

Renaud a raison et Lucos n'a pas tort.
Une fois de plus brillante démonstration de Jean-Philippe : ce n'est pas tant le "Visiteur" qui se désintéresse mais le "Visité" qui a "inflationné" comme un malade.
L'ambiance autophobe actuelle n'arrangera pas les choses, le Covid-19 a bon dos, le mouvement est engagé depuis bien longtemps.
Cette débauche de stands, d'hôtesses, de Champagne pour des bagnoles honnies par les Zotorités, ça ne le fait pas, ça ne le fait plus.

Pour reprendre la comparaison de Lucos, imagine-t-on faire un beau réveillon de Noël ce soir, en plein milieu de la tourmente ?

Bruno Haas, Le 26/03/2020 à 09:42

Paris déteste la voiture!!!

Alain Boise, Le 26/03/2020 à 09:52

.Alain, à part vous qui parle d'organiser un salon en "pleine tourmente"?

Peu importe que Paris déteste la voiture (ou pas) ...
La question est : y avait t-il des visiteurs en nombre en 2018 ? ...
Après lorsque la GM parcourait le pays, au début des fifties, avec son motorama et ses dream cars, "c'était pas forcément" avec la promesse de signer des commandes, tout de suite après ... Vous pourrez toujours objecter que c'était une autre époque et vous n'aurez pas tort ... !
Je persiste : "donner l'envie d'avoir envie"... sauf changement majeur de "paradigme" et grosse météorite ...
;0)

Ade Airix, Le 26/03/2020 à 10:23

1. Avec 14 marques qui manquaient en 2018 et à la louche 20 pour cette année, quelle promesse allons-nous faire à nos clients/visiteurs. Le salon Renault/ PSA + quelques coréens et chinois ?? 16 balles/personne pour voir ça ?
C'est tout le monde ou personne. Et si pas de salon auto, pas de salon moto.
2. Concernant le coût des stands, je redis que les constructeurs savent très bien ce qu'ils font. Et puis les réflexions de certains sur ce sujet font doucement sourire, car ils se reprochent en fait leurs propres décisions. Quand vous voyez les énormes dépenses de communication sur le net et avec le gâchis qui en découle, il y a de quoi organiser des salons.
3. Ce qui est cher et inacceptable au Mondial c'est uniquement la restauration, et aussi les bancs inexistants pour les visiteurs qui déjeunent assis par terre dans les allées et sur les stands.
4. Pour terminer, le virtuel devait bousculer nos habitudes, et nous vendons toujours autant de bagnoles, il faut trouver le juste milieu et ne pas opposer l'un à l'autre.
Le Gros Marcel et Alain vous le diront, "la meilleure façon de vendre un voiture, c'est de mettre le cul du client dedans..)
Je ramasse dans une heure..
;0)

Lucos De Beuliou El Tipi, Le 26/03/2020 à 10:57

..."C'est tout le monde ou personne"... ne serait pas ce un peu trop radical comme programme ?
Si 70 ou 80 % du panel répondent présents ce sera déjà pas si mal et, en tous cas, suffisant pour assurer la promesse du show … (?).

Concernant les prix, de la restauration …
Y a que les travail des "zautres" qui coûte trop cher ! … Et l'on peut toujours philosopher gravement sur les marges que prennent les "copains" … Il est vraisemblable que des ajustements s'opéreront pour autant … Ensuite, aux organisateurs et pourquoi pas aux exposants de prévoir des "zones d'accueil" … attention au Ketchup et autres con diments … "Tiens fais gaffe y t'en a mis sur tes chaussures rutilantes" ... !
;0)

Ade Airix, Le 26/03/2020 à 11:29

Lyon est beaucoup plus réceptif que Paris en matière de bagnole.

Alain Boise, Le 26/03/2020 à 12:58

Peut-être mais le coût au visiteur est 10 x plus élevé qu'à Paris pour la loc de l'emplacement.
Pour ADRX19, de mémoire la restauration au Mondial ne dépend pas des organisateurs du salon, mais de Paris expo.
;0)

Lucos De Beuliou El Tipi, Le 26/03/2020 à 15:19

… ADRX19 ?
Si l'on ne peut plus être un tant soit peu bienveillant sans être moqué"... !
;0)

Ade Airix, Le 26/03/2020 à 15:43

La restauration c’est les manouches,Paul,avec des loyers de folies,pas facile l’équilibre.
Lyon 10x Paris?????

Alain Boise, Le 26/03/2020 à 16:07

Euuhhh… comment dire ? S'il y'en a un qu'a fait Boise 2ème langue vous êtes le bienvenu pour une trad'...
ADRX19, très heureux que cela se soit bien passé pour vous..
;0)

Lucos De Beuliou El Tipi, Le 26/03/2020 à 21:36

Traduction la restauration c’est cher dans les salons car l’organisateur prend un loyer de folie,certains manouches y arrivent comme à rétro mobile.
Des combien sont les prix des emplacements à Paris et Lyon?dix fois plus cher???

Alain Boise, Le 26/03/2020 à 22:28

Le coût au visiteur oui, pas le coût en absolu.
;0)

Lucos De Beuliou El Tipi, Le 27/03/2020 à 09:07

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