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Constructeurs - 08/10/2018

Après Wuhan en Chine, Free2Move lancera son autopartage à Washington DC, en attendant Paris

En marge du Mondial 2018, Brigitte Courtehoux, directrice des services de mobilité et de connectivité du groupe PSA, présentait à la presse les prochaines étapes de Free2Move. Cette marque dédiée aux nouvelles mobilités se déploie dans le monde à travers l’autopartage électrique, comme en Chine ces derniers jours et bientôt à Paris. Ou avec des véhicules thermiques à Washington, d’ici la fin du mois. L’occasion était aussi de faire un bilan de quelques expérimentations lancées sous la marque Free2Move et d’envisager avec la Femme de l’Année automobile 2015 la bonne utilisation des données générées par la voiture connectée.

L'autopartage selon PSA sera lancé à la fin octobre dans la capitale fédérale des Etats-Unis d’Amérique. Brigitte Courtehoux en a fait l’annonce. 600 véhicules seront déployés dans une ville où, pour la première fois, Free2Move sera seul aux manettes du service d’autopartage. Mais ce ne seront pas des véhicules PSA et ils ne seront pas électriques. Les Chevrolet Equinox et Cruze qui constitueront la flotte ont été choisies parce qu’aux Etats-Unis, les trajets sont plus longs qu’ailleurs.
Fin septembre, c’est à Wuhan en Chine que PSA a inauguré un service d’autopartage avec Dongfeng. Le choix de cette métropole de 20 millions d’habitants découle de la présence historique du partenaire (et actionnaire) chinois de PSA. Depuis un an, le nombre d’opérateurs d’autopartage aurait décuplé au pays de l’Empire du milieu. Free2Move déploie pour commencer 300 voitures électriques Dongfeng, avec l’objectif d’atteindre 600 unités fin 2018 et 3 000 à fin 2019.
Et Paris ? L’autopartage en "free floating" de PSA y arrivera, ce n’est plus un secret depuis début juillet et encore moins depuis le 1er août, date de l’arrêt du service Autolib’ dans la capitale et 103 autres communes franciliennes. Brigitte Courtehoux est restée sibylline sur le lancement. Les 500 Peugeot iOn et Citroën C-Zéro devraient se déployer au plus tard courant décembre. D’autant que Renault lancera le 10 octobre son offre Moov’in.Paris et que Car2Go vient d’officialiser son arrivée dans la Ville des Lumières. Aucune précision sur la tarification de "Free2Move Paris", B. Courtehoux évoquant un système à la minute qui devrait s’aligner sur l’ancienne grille tarifaire d’Autolib’. A titre de référence, la minute coûte 24 centimes d’euro à Madrid, première ville où emov avait été lancé. Le service madrilène revendique 150 000 utilisateurs actifs.

2 ans d’expérimentations
Free2Move n’est pas qu’une application mobile qui agrège des services de mobilité. C’est aussi un moyen d’inventer de nouveaux business pour les marques automobiles du groupe PSA et certaines start-up dans lesquelles il a investi.
Ainsi, l’opération Earn&Drive avait fin 2016 suscité beaucoup d’espoir dans le rapprochement entre Citroën et TravelCar. En mettant en partage sur cette plateforme une Citroën C1 achetée neuve en LLD, on pouvait, disait la réclame, rembourser ses loyers. Selon Brigitte Courtehoux, l’initiative sera reproduite, mais en tirant certains enseignements. TravelCar est surtout présent dans les gares et les aéroports, l’offre a donc surtout séduit les personnels navigants de compagnies aériennes. "Nous devrons fluidifier ce concept, tant auprès des clients que de nos vendeurs", commente Brigitte Courtehoux. "Il faut en outre faire correspondre offre et demande", ajoute-t-elle et "cette solution sera étendue à d’autres marques, pourquoi pas via l’application Free2Move".
La marque "nouvelles mobilités" de PSA compte aussi dans son portefeuille de participation le loueur entre particuliers Koolicar. Or seulement 1 500 véhicules* sont annoncés à la location entre particuliers à Paris. Ce problème de disponibilité de véhicules (Drivy et OuiCar ne sont pas épargnés), Brigitte Courtehoux l’impute à un retard de développement et d’intégration de l’application Free2Move.  Elle explique qu’en Allemagne,"ce frein n’existe pas car l’utilisateur ne s’inscrit qu’une seule fois pour accéder à toutes les offres de services". Ce souci devrait être réglé d’ici la fin de l’année courante pour la France, l’Espagne, l’Italie et les Etats-Unis.
Ce dernier point s’intègre d’ailleurs dans un cadre plus large, la course à la simplicité. "Free2Move a encore beaucoup de progrès à faire en ce domaine", concède B. Courtehoux. "Nos équipes travaillent d’arrache-pied pour que l’offre s’adapte aux besoins des usagers, tant sur les modes de transports que sur la disponibilité autour d’eux des véhicules et services", explique-t-elle. Et d’ajouter : "En termes d’expérience client, il est loin d’être simple de faire simple".

Quelles perspectives pour Free2Move ?
Si des études annoncent des profits astronomiques pour l’industrie des mobilités à horizon 2030, l’objectif de chiffre d’affaires de Free2Move est confirmé à 300 millions d’euros pour 2021. En cas d’accélération du marché, Brigitte Courtehoux estime Free2Move capable de changer d’échelle, tout en respectant la stratégie initiée depuis deux ans. "Notre pragmatisme nous sauve et c’est grâce à lui que nous serons dimensionnés et aurons l’expérience client et la bonne offre, testées et validées", résume B. Courtehoux. Concernant les moyens financiers, elle précise : "Quand nous nous lançons quelque part, nous n’avons pas de problème d’argent parce-que le modèle a été éprouvé au préalable (…) Là où il faut accélérer, nous mettons les moyens nécessaires, mais pas plus qu’il n’en faut, l’argent se brûle très vite".
Enfin, Brigitte Courtehoux s’est livrée sur une autre partie de l’intitulé de son poste, la connectivité. Elle estime que la bataille autour de la data est déjà lancée. Mais les données produites par les véhicules connectés appartenant aux clients, c'est à eux qu'il reviendra de choisir l’opérateur de leur choix, par exemple pour une réparation. Selon B. Courtehoux, il faut prendre du recul face à certains emballements médiatiques, la question réelle à se poser étant : "Est-ce que j’amène la bonne expérience à mon client et le service qu’il souhaite ? L’argent que les données pourraient générer ne doit pas masquer le service qu’elles doivent accompagner". La voiture connectée peut être magique car elle permet de répondre à cette problématique. Mais Brigitte Courtehoux prévient : "Cela peut vite se transformer en mauvaise expérience, nous avons le devoir de répondre 24h/24 et 7 jours/7 !". Ainsi vit le monde connecté.
Ali Hammami

(*) Source Groupe PSA, 2018

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Réactions

Quand je lis ceci:
"L’occasion était aussi de faire un bilan de quelques expérimentations lancées sous la marque Free2Move et d’envisager avec la Femme de l’Année automobile 2015 la bonne utilisation des données générées par la voiture connectée."
N'en jetez plus la coupe et la "cour" est pleine et le marketing caca créateur de besoins inutiles est en total excès de vitesse !
Pour sortir de chez moi ce matin et dès AUJOURD'HUI j'ai en bas de chez moi et le nez collé à mon smartphone une demi-douzaine de possibilités de satisfaire mon envie PRESSANTE de MOBILITÉ !!!
Je peux déjà mettre tout ce petit monde en concurrence et voir les FAILLITES qui se profilent déjà de loin !
Jo Duchene, Le lundi 08 octobre 2018

Petite sélection d'expressions glanées dans cet article :
Free2Move, free floating, Moov’in.Paris, Car2Go, Autolib’, Earn&Drive, TravelCar, Koolicar, Drivy, OuiCar, "En termes d’expérience client, il est loin d’être simple de faire simple".
Ca c'est sûr, pas simple.
Jo a raison, que de faillites en perspective (cf Autolib'), et c'est sans compter les offres 2Roues, trottinettes, vélos, scooters, Uber, Marcel, et des dizaines d'autres.
Va y avoir de la casse.
Bruno HAAS, Le lundi 08 octobre 2018

Anecdote vraie:
Hier du côté du parc de Vincennes, je voyais un dépanneur ramasser des scooters électriques d'une marque qui pullule sur les trottoirs parisiens et je me disait avant de regarder de près que c'est encore la ville de Paris qui ramasse des deux roues (surtout ceux qui ne sont pas accrochés à un arbre ou une grille) pour les mettre en fourrière avec des amendes..et pourquoi ne pas ce faire du fric en plus des quatre roues.
Que nenni...le dépanneur ramassait les scooters en panne de batterie...et donc de conclure que le fameux loueur connecté n'a pas de service intégré ou défaillant...et donc activité qui va forcément perdre de l'argent dans le futur.
Jo Duchene, Le lundi 08 octobre 2018



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