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Analyse - 13/01/2017

Autolib’, un "fiasco" financier prévisible

Chronique d’Axel Villareal, sociologue, chercheur au Gerpisa, maître assistant associé à l’Ecole des Mines de Nantes.

Le 15 décembre dernier, le cabinet 6-t (1) publiait une étude montrant que le service d’autopartage Autolib’ n’a toujours pas trouvé le chemin de l’équilibre financier, laissant entendre que celui-ci ne sera probablement jamais rentable (2). Cette étude s’appuie sur l’analyse fine des données publiques transmises par le syndicat mixte dans son rapport annuel, et sur le croisement des données d’usage avec les recettes annuelles du service.
Par ce biais, le cabinet 6-t montre que la croissance visible d’Autolib’, représentée par l’augmentation du nombre d’abonnés actifs (131 000 en novembre dernier), se fait en réalité en trompe l’œil. L’étude souligne, en effet, que malgré la constante augmentation du nombre d’abonnés, l’usage des véhicules baisse. Dès lors, la croissance affichée du chiffre d’affaires est davantage liée à une gestion extensive de la demande, qu’à un véritable "succès" du service.

En d’autres termes, 6-t montre que Bolloré dépense beaucoup plus d’argent pour conquérir de nouveaux clients et de nouveaux territoires que ces derniers n’en rapportent par leur utilisation des voitures (3). Or, pour les auteurs de l’étude, cette situation constitue un véritable "plafond de verre" car les pronostics de croissance du service ont été faits sur la base d’une extrapolation de l’utilisation des first movers. Seulement, comme le souligne 6-t, les usagers de la première heure privilégiaient Autolib’ en raison de sa disponibilité et de sa fiabilité par rapport aux transports publics. Dès lors que l'on ferme des voies de circulation dans Paris et que l'on augmente le nombre d’abonnés et donc le nombre de voitures utilisées en même temps, les deux principaux avantages d’Autolib’ fondent comme neige au soleil. Le service serait donc dans une impasse.

Une addition de 119 millions d’euros

Dans la presse, les journalistes qui relaient l’information parlent de "fiasco", "d’échec commercial", en mettant en avant les pertes colossales du service : selon le Canard Enchaîné, au terme de la délégation de service public en 2023, les pertes liées à l’exploitation du service pourraient avoisiner les 179 millions d’euros (4). Bolloré s’était contractuellement engagé à couvrir un déficit maximal de 60 millions d’euros, engagement qui lui avait d’ailleurs valu la victoire sur ses concurrents à l’appel d’offre.
Selon les termes du contrat, ce sont donc les contribuables franciliens des 97 communes équipées qui devront s’acquitter de la différence, soit une dette de près de 119 millions d’euros.

Aujourd’hui, le syndicat mixte affirme que les contribuables ne seront pas sollicités et que le service épongera ses déficits grâce à une augmentation des tarifs. Une solution qui ne va sûrement pas améliorer la situation financière du service puisque les chiffres de 6-t montrent que la dernière augmentation des prix a provoqué  un fléchissement de l’utilisation des voitures.


Le résultat d’un lancement biaisé

Malgré les réactions que suscite ce rapport, le constat qu’il dresse n’est pas surprenant. Dès son lancement, le projet portait en lui les germes de sa propre faillite. Pour s’en convaincre, il suffit de se remémorer les conditions d’octroi de la délégation de service public à Bolloré et les doutes et débats levés en 2011 sur la capacité d’un tel service à obtenir les résultats financiers et environnementaux  annoncés (5).

L’idée de créer Autolib’ a émergé en 2009, au sein de la Mairie de Paris autrefois dirigée par Bertrand Delanoë. Suite au succès populaire du service Velib’, la mairie souhaitait aller plus loin dans le développement d’une offre de transport alternative aux transports publics et à l’automobile. Dans une période d’emphase politico-médiatique sur la mise en œuvre du plan Borloo et sur le développement des voitures électriques, l’idée de favoriser le déploiement des VE et de faire de Paris la première ville à développer un service d’autopartage en trace-directe totalement électrifié apparaissait comme une bonne idée.

Pour le maire de Paris de l’époque, l’objectif était clair : positionner la ville comme une vitrine internationale de l’électro-mobilité et mettre la lumière sur les avancées technologiques françaises en matière de VE et de mobilité urbaine. L’appel d’offre visant à opérationnaliser un service appelé "Autolib’" avait été formalisé assez rapidement et avait reçu plusieurs réponses. Le consortium "Avis-RATP développement", le consortium "SNCF-Vinci Park", le groupement "VTLIB" mené par Véolia et Bolloré étaient les finalistes.
Tous les concurrents de Bolloré avaient une approche plus intégrative, proposant des solutions intermodales et des montages technologiques et financiers prudents. De l’aveu des responsables de la Métropole parisienne, ce qui a primé au choix de Bolloré était "l’investissement fort" (6) du groupe, symbolisé par son engagement à prendre en charge l’ensemble du déploiement du service et à couvrir les pertes d’exploitation à hauteur de 60 millions d’euros. Là où les autres candidats avaient opté pour une approche pragmatique, Bolloré avait affiché sa volonté de rentrer dans le jeu et d’investir concrètement dans le développement du service, quitte à perdre de l’argent.

Dans un contexte marqué par la crise et la hausse des dépenses publiques, un opérateur industriel français comme Bolloré qui propose un service plus ou moins gratuit les premières années, cela séduit forcément des élus en quête de légitimité.

Ainsi, comme dans de nombreux cas de partenariats publics/privés, les pouvoirs publics ont cédé aux sirènes de l’immédiateté en mettant une hypothèque sur les contribuables. In fine, ces derniers finissent toujours par payer la facture.

La rentabilité a-t-elle vraiment été un objectif central d’Autolib’ ?

Au delà du biais lié à l’octroi du marché public à Bolloré, on pourrait arguer qu’il n’a jamais été dans l’objectif du groupe de faire fonctionner le service de manière à ce qu’il devienne un jour rentable. Souvenons-nous qu’à l’époque, le fameux investissement de Bolloré dans la filière automobile avait fait couler beaucoup d’encre et que le groupe avait mis en relation son engagement dans la filière automobile avec ses velléités d’occuper une place de choix dans le marché du stockage de l’énergie.

En effet, depuis le milieu des années 1990, le groupe a investi plus de 1,7 milliard d’euros dans le développement d’une batterie haute capacité fonctionnant sur la base de la technologie Lithium-Metal-Polymère (LMP). Sans entrer dans les spécificités de cette technologie, rappelons seulement qu’elle était considérée à l’époque comme une alternative sérieuse au Lithium-Ion, à condition de lever un grand nombre d’incertitudes sur sa fiabilité d’utilisation (7).

Développée au sein de sa filiale "Batscap", ces batteries devaient permettre à Bolloré de se positionner sur le marché du stockage de l’électricité et d’opérer la transition énergétique qu’ElonMusk et sa "Gigafactory" sont aujourd’hui en train de promettre.
Vincent Bolloré affichait des ambitions d’intégrer ses Bluecars dans une offre systémique, incluant le stockage de l’énergie. Avec Autolib’, le groupe a pu démontrer au monde entier que ses batteries étaient fiables, fonctionnelles et pouvaient servir de base à de multiples usages énergétiques.

Plus qu’une véritable alternative à la voiture en ville, Autolib’ a donc été perçu et mis en œuvre comme un projet politique et marketing. Finalement, les doutes énoncés par les écologistes et par les multiples observateurs de l’industrie et des mobilités en 2010 prennent aujourd’hui tout leur sens.
Au bout de quelques années, le triomphalisme positif du déploiement des voitures et l’attrait pour la nouveauté fait place au coût financier et politique d’une telle aventure. Certes, il est un peu tôt pour enterrer Autolib’ et condamner un service qui est utilisé par de nombreux franciliens, bordelais et autres habitants des villes où le même service est implanté.

Cependant, le grand gagnant de l’histoire reste le groupe Bolloré qui, malgré ses pertes financières, a réussi un formidable coup marketing. Le groupe a non seulement démontré la fiabilité de ses batteries haute capacité, mais il commercialise également des services de mobilité similaires à l’étranger, se positionnant ainsi comme un acteur du déplacement urbain.
Pour Bolloré, Autolib’ a été un outil essentiel pour se faire connaître du grand public et pour afficher ses ambitions politico-industrielles dans le domaine de la mobilité urbaine et du stockage de l’énergie. Sa filiale "Blue Solution" (ex-Batscap), fondée à la suite d'Autolib' et regroupant ses activités de stockage d'électricité, a dégagé un chiffre d'affaire de 121,9 millions d'euros en 2015, principalement porté par son activité Bluebus, Bluezone, Blueboat et Bluecar (8). Malgré les doutes que suscite cette activité autoportée par le groupe, son existence et la diversification de Bolloré dans l'énergie a bénéficié d'une précieuse publicité.

En définitive, les pertes financières d'Autolib’ sont un investissement qui pourra s'avérer, à terme, "rentable" pour Bolloré. On ne peut pas en dire autant pour les franciliens…
Axel Villareal

(1) 6-T est un bureau d'étude spécialisé sur les modes de vie et la mobilité. Il a mené plusieurs travaux importants dans le domaine, notamment pour la Mairie de Paris, l'ADEME, UBER, Citiz. En 2012, le cabinet a réalisé une "enquête nationale autopartage" et en 2014, une étude approfondie des usagers d'Autolib' et l'impact du service sur le report modal.
(2) http://6t.fr/autolib-nest-toujours-pas-rentable-et-ne-le-sera-peut-etre-jamais/
(3) http://www.liberation.fr/futurs/2016/12/19/autolib-se-vend-a-los-angeles-mais-ne-gagne-toujours-pas-d-argent-a-paris_1536293
(4) http://www.lefigaro.fr/societes/2017/01/04/20005-20170104ARTFIG00335-les-pertes-d-autolib-seraient-majoritairement-assumees-par-les-contribuables.php
(5) http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/pourquoi-bollore-a-tout-fait-pour-remporter-autolib_1370085.html
(6) En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/16/le-contrat-autolib-a-paris-remporte-par-bollore_1454070_3224.html#0ShJx4omVmmQulv8.99
(7) http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/19/batterie-electrique-le-pari-de-bollore-n-etait-pas-si-fou_3480383_3234.html
(8) http://leblog.gerpisa.org/node/3538

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Réactions

Ca y est les fissures apparaissent au grand jour et ce n'est que le début du gouffre.
Tesla veut faire payer ses recharges,la vente de VE stagne,aucune amélioration de la qualité de l'air(ou trop peu pour le prix) malgré les Miliards dépensés,bien des nuages s'annoncent sur la transitude énergetique on vient de le voir dans l'épisode de froid ou 80% de notre elec était nucléaire(avec 12 réacteurs a l'arrêt grâce au canard enchaîné),les masques tombent....
alain boise, Le vendredi 13 janvier 2017

Dommage que la batterie LMP nécessite d'être constamment entre 60 et 80 degrés ....même à l'arrêt. Sans cette contrainte forte qui empêche Bolloré de proposer directement son modèle aux particuliers, il y a longtemps que les constructeurs se seraient rués sur cette technologie
Jean-Michel CAVRET, Le vendredi 13 janvier 2017

@ Jean-Michel CAVRET : ce n'est pas dommage, dans la vie il y a souvent plusieurs solutions techniques et les meilleures finissent bien souvent par émerger (mais pas toujours). Ici, manifestement il est aujourd'hui évident qu'une batterie qui nécessite de l'énergie pour se maintenir est un vrai mauvais choix que seul Bolloré à fait. Ce n'est pas dommage, c'est une erreur stratégique, une erreur qui coute cher
Didier RECORD, Le vendredi 13 janvier 2017

Zavez vu l'état des Autolib...
;0)
Lucos, Le vendredi 13 janvier 2017

C'est tout à fait vrai que développer un programme de voitures en partage en empêchant les voitures de rouler à Paris, c'est ridicule.
Lucos, Le vendredi 13 janvier 2017

Jean-Michel CAVRET: si, malheureusement, PSA a fait l'E-Méhari.
D'après un petit calcul fait par des journalistes, le parc Autolib francilien consomme 14,6 Tw/an soit grosso modo, la production de la centrale de Flamanville et juste pour le maintien en température de sa batterie, chaquevoiture consomme autant qu'un foyer français moyen, vous avez dit écolo.
En cette période d'économie d'énergie pour cause de risque de black out, ça la fout mal.
Vincent , Le vendredi 13 janvier 2017

Le pire c'est que tout ceci est connu depuis le début et que finalement consommer plus à l'arrêt qu'en roulant c'est trop marrant...
Quel politique parisien sérieux décidera de tout arrêter ?
Lucos, Le vendredi 13 janvier 2017

Certes la conclusion du chroniqueur a du sens …
Cependant, si la fiabilité est sans doute démontrée, cette batterie Lithium-Metal-Polymère (LMP) qui nécessite d’être en charge à l’arrêt est un sérieux inconvénient qui condamne à terme le modèle (?). … Du coup, la transposition sur le marché du stockage de l’électricité semble difficile.
Quant à l’absence de rentabilité d’Autolib, au-delà des effets contradictoires que sont les restrictions de circulation concoctées par la troïka municipale et la réduction de la disponibilité des véhicules en autopartage, cela va sans doute freiner l’élargissement du dispositif… Les prochains succès aux appels d’offres seront plus difficiles à obtenir…( ?).
En revanche, on peut faire confiance au dogmatisme des élus pour soutenir, de manière indéfectible, un modèle qui n’est rien d’autre qu’un outil parmi d’autres concernant les nouvelles mobilités …

En terme de coût, il s’agit juste d’un service public « premium » et pour l’instant les Parisiens (les proches Franciliens sans doute moins) sont contents de payer !

PS : une suggestion à la Mairie ...envisager un programme :
de peinture pour rendre les véhicules moins laids
de nettoyage des véhicules, les zusagers d'Autolib étant ce qu'ils sont !
Pas bon pour la rentabilité çà...
ADEAIRIX, Le vendredi 13 janvier 2017

Avec des aspirateur électriques à piles LMP ?
;0)
PS : ces piles sont logiques comme des sacs poubelle, le premier truc que tu jettes dans le sac c'est l'emballage du sac...
Lucos, Le vendredi 13 janvier 2017

Autolib' energivore et peu utilisé ; circulation engorge dans le centre de Paris du fait des fermetures de voies de circulation ; chasse à l'automobiliste et augmentation délirante des PV ; et j'en passé. Y a-t-il encore besoin d'argumenter pour montrer à quell point les escrocs incompetents et ideologues de l'actuelle Mairie de Paris nuisent à ceux qu'ils prétendent defender ? Un scandal majeur, que meme les bobos les plus lavés du cerveau peuvent percevoir...
Sniper, Le vendredi 13 janvier 2017

58% des Parisiens (de Paris-city !) n'ont pas de voiture et s'en foutent et 30% ne se servent de leur véhicule que le week-end.
Paris est un immense parking.
;0)
Luc os, Le vendredi 13 janvier 2017

En tout cas l'article d'Axel Villareal est d'une clarté remarquable. Félicitations !
Sa conclusion sur la rentabilité de ce business est d'une justesse absolue : Bolloré se fiche comme du tiers et du quart de perdre 60 M€ avec Autolib. Il considère ça comme un investissement, 60 M€ représentent une goutte d'eau ramenés à toutes ses activités industrielles, investissement remarquablement bien placé.
Ceci étant, Alain a raison, les masques commencent à tomber, il y en aura d'autres.
Bruno HAAS, Le vendredi 13 janvier 2017

Oh que oui j'ai raison depuis longtemps mais maintenant c'est l'heure des comptes qui va payer? hidalgo? jadot? Pecresse?
En plus la semaine prochaine le réseau électrique France dans le noir, ESCROLOS
alain boise, Le vendredi 13 janvier 2017

Hum, pensez-vous que la facture d'electricite (qui doit etre enorme selon Vincent), est inclue dans les comptes d'AutoLib, ou qu'elle est payee directement par les sympatiques habitants des mairies impliquees ?!
Chris, Le vendredi 13 janvier 2017

Cher Chris… Il y a de bonnes chances que la réponse se trouve dans votre question … Puisque le dispositif Autolib n’est pas rentable, c’est donc que le seul paiement des droits d’usage de ces véhicules ne couvrent pas l’ensemble des charges …. Nonobstant les coûts supplémentaires informatiques qui seront pris en charge par l’entité dédiée du groupe Bolloré, le restant du dépassement des dépenses est assumée par la Mairie de Paris (via la SEM intéressée) ; autrement dit quelque part au milieu des pertes projetées de 119M€, il y a une fraction au moins de la conso d’électricité qui sera pris en charge par les contribuables (Parisiens et proches Franciliens) selon une clé de répartition qui doit être surtout connu des élus concernés ( ?).
Il y aura également une augmentation du tarif mais ne sera-t-elle pas plus dissuasive qu’autre chose ?

Une source parmi d’autres
http://www.lefigaro.fr/societes/2017/01/04/20005-20170104ARTFIG00335-les-pertes-d-autolib-seraient-majoritairement-assumees-par-les-contribuables.php

@ Bruno … Je le disais la conclusion du chroniqueur a du sens… En effet, 60 millions d’euros, c’est vraiment une goutte d’eau au regard des milliards « investis » par le groupe Bolloré sur cette technologie des batteries Lithium-Metal-Polymère (LMP). Cependant si il y a (semble-t-il) moins de risque d’incendie que celles au Lithium-ION il y a aussi une très grosse limite technique avec cette recharge systématique et permanente entre deux utilisations qui pénalise sérieusement à la fois le bilan économique et l’écologique … Dés lors, il me semble que le marché du stockage d’énergie ne semble pas si ouvert que cela aux batteries Lithium-Metal-Polymère chères à Monsieur BOLLORé….( ?)

La limite à ce qui précède... Tant d’intelligences n’ont pas pu se tromper à ce point-là 😕 ?
Bon WE
ADEAIRIX, Le vendredi 13 janvier 2017

En tout cas la semaine prochaine il va falloir délester le reseau ,priorité à la sécurité ,chauffage,trains,aéroports ,hôpitaux sinon ça risque la casse et la grosse casse.
Alors les bornes VE doivent être coupées surtout dans Paris tout le monde dans le bus,cheminées allumees etc etc.
Quand je pense que des neuneus (Melenchon,RAF,Jadot,Bové,Nathalie K,et j'en oublie)veulent fermer nos centrales alors qu'il faut 700 eoliennes(qui tournent)pour remplacer une tranche,notre industrie automobile doit être alimentee en priorité,foutons les dehors et en plus ils sont anti bagnoles
alain boise, Le vendredi 13 janvier 2017

Un article effectivement bien écrit. Maintenant, la stratégie commerciale des uns et des autres passe parfois par des services ou produits non rentables, sorte de vitrine avec lesquels ils essuient les pots cassés pour mieux se rattraper dans les contrats futurs. Je serai curieux de voir la même analyse pour les services de vélos en libre service dans les grandes villes.

La batterie ne semble pas bénéficier de la meilleure technologie. Je crois que pendant trente ans, on n'a pas choisi non plus la bonne technologie pour le chauffage résidentiel et que le manque possible d'énergie électrique la semaine prochaine en est la meilleure illustration.
JL S, Le samedi 14 janvier 2017

@vincent le petit calcul de journaliste est une énormité. Il y a 4000 véhicules Autolib. 14,6 TW ça fait 14 600 000 000 kW. Ramené à un véhicule jour, ça fait 10 000kW, soit un peu plus de 400 KW par heure de consommation d'une voiture !!! Valeur délirante et surestimée d'un facteur 10 si toutes les voitures étaient en charge rapide 24h/24h, ce qui n'est certainement pas le cas.
JL S, Le samedi 14 janvier 2017

@JLS,la vraie question est qui paye les 179Milions de déficit sachant que Bolloré est plafonné à 60 Milions,de quelle poche sortent ils les 120 boules?personne paye les recharges car je vous rappelle que les bornes servent à tous ,il n'est pas rare de voir des Tesla.
Je vous rappelle aussi que le chauffage elec est le plus ecolo et la France est championne d'Europe en matières de rejets,vite Flammanville......
alain boise, Le samedi 14 janvier 2017

Je suis de l'avis comme Lucos qui l'a dit déjà pour d'autres business que quand un service qui est offert au public est boudée par ce même public, l'affaire est mal barrée et devient ruineuse pour celui qui l'a proposée!
Quand un usager de l'Autolib se voit taxer de 7 euros la demi heure. Et pourquoi pas la taxation au temps passé?
Plus toutes les difficultés à trouver un véhicule et même à le stationner, cela devient très vite dissuasif, plus tous les avatars déjà signalé par le sociologue.
Comment un service comme Autolib peu être rentable au vu de l'expansion du milieu urbain et de l'offre qui est proposée (rien que de la part d'Uber) avec de plus en plus de services de déplacement et mobilité.


Jo Duchene, Le dimanche 15 janvier 2017



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