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Autour de l'auto - 12/04/2019

Commerce : l'UE va négocier avec Washington, malgré l'opposition française

(AFP) - Les Etats membres de l'UE ont approuvé jeudi l'ouverture de négociations commerciales avec les Etats-Unis, dans l'optique de mettre fin aux tensions commerciales avec Donald Trump, faisant fi de l'opposition affichée depuis plusieurs semaines par Paris.

Le principe de ces discussions a été validé jeudi par les ambassadeurs des Etats membres auprès de l'UE, mais le mandat de négociation doit encore être officiellement accordé lundi à la Commission européenne - qui représentera les 28 face à Washington -, via un vote des ministres européens de l'Agriculture.
L'Elysée a immédiatement prévenu que la France se prononcerait contre l'ouverture de ces négociations, rappelant le refus du président Emmanuel Macron de signer tout accord commercial avec un pays non signataire de l'Accord de Paris sur le climat.
"La France sera possiblement la seule à voter contre", a ajouté l'Elysée. 
Mais cette opposition sera sans effet car les décisions en matière commerciale se prennent dans l'UE à la majorité qualifiée. La voix française n'est donc pas indispensable.
Paris, qui bloquait jusqu'à présent l'ouverture de ces négociations, était sous la pression des 27 autres Etats membres, et en particulier de l'Allemagne.
Ces discussions commerciales ont en effet pour objectif de mettre fin aux tensions avec le président américain Donald Trump, qui menace de taxer les automobiles européennes, un secteur vital pour Berlin.
Le futur accord UE/USA doit être limité aux biens industriels, c'est-à-dire qu'il n'inclura pas, en tout cas aux yeux des Européens, l'agriculture, les services ou les marchés publics.
Les Américains ont cependant répété qu'ils comptaient intégrer l'agriculture dans les discussions, un désaccord que les deux parties devront régler.
L'idée d'un tel accord fait suite à une visite en juillet dernier du président de la Commission Jean-Claude Juncker à Washington, après l'imposition par Donald Trump de droits de douane punitifs sur l'acier et l'aluminium européen et de premières menaces sur leurs voitures.

"Une gifle"
Le président américain avait ensuite de nouveau mis la pression sur les Européens en menaçant encore de s'en prendre à leurs automobiles si ces négociations n'avançaient pas, des menaces que l'UE espère maintenant voir écartées.
L'UE est "un partenaire commercial brutal avec les Etats-Unis, ce qui va changer", a encore twitté mercredi le président américain.
Selon Bruxelles, si les négociations aboutissent, les échanges ne progresseraient d'ici 2033 que de 53 milliards d'euros. Une goutte d'eau dans le commerce UE/Etats-Unis.
La France craint cependant avec ces discussions de raviver le spectre du très impopulaire TTIP, un accord commercial beaucoup plus large négocié entre Bruxelles et Washington avant d'être suspendu en 2016.
A sa demande, le mandat mentionne cependant que l'ancien mandat du TTIP est désormais "obsolète et plus pertinent".
L'autre problème de Paris est sur le plan environnemental, dans le mesure où les Etats-Unis ont quitté l'Accord de Paris sur le climat en 2017.
"Il ne serait pas compréhensible pour la France d'ouvrir ces négociations puisque nous ne sommes pas au niveau des exigences environnementales. L'un des grands engagements européens du président est de mettre le climat au centre de son action", insiste la présidence française.
Sous la pression notamment de la France, une étude d'impact environnementale doit cependant être utilisée lors des négociations pour s'assurer que l'accord avec Washington respectera l'Accord de Paris.
"C'est la première fois qu'un chef d'Etat s'oppose à l'ouverture d'une négociation commerciale au nom du climat. C'est une décision politique forte", a déclaré à l'AFP Pascal Canfin, N.2 sur la liste du parti présidentiel LREM pour les Européennes.
L'ouverture de ces négociations transatlantiques "est une gifle pour les centaines de milliers de jeunes et d'adultes qui protestent chaque semaine pour l'action climatique en Europe", a pour sa part déploré Mute Schimpf, de l'ONG Friends of the Earth Europe.
Signe d'un regain des tensions commerciales, Donald Trump a, sur un autre front, menacé l'UE de nouveaux tarifs douaniers si elle ne mettait pas fin aux subventions à Airbus. Bruxelles a prévenu qu'elle riposterait.
AFP

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Réactions

Donald va remettre l'église au centre du village et Paris avec son accord au centre de la France.

Encore une fois, la France va se distinguer sur le plan international puis s'apercevoir qu'elle est seule à soutenir les lois qu'elle voulait universelles.

Les autres pays de l'UE vont négocier et obtenir des accords pour leurs échanges commerciaux. La France refuse et porte donc la responsabilité de l'éclatement de l'UE en faisant cavalier seul. Ce n'est qu'un premier choc qui va isoler notre pays et l'affaiblir pour les prochaines négociations avec l'Asie.

Pauvre France: Nos dirigeants on réussi à accélérer le déclin de son industrie dans une Europe qui est de plus en plus prospère et dynamique.
Dataceodeux, Le vendredi 12 avril 2019

Meuhnon Vous n'avez rien compris !
Le sujet importe peu, Macron veut simplement emm.. le gros bourrin.
Et comme on dit à la Madeleine, c'est sur La durée qu'on voit Macron...
;0)
Lucos, Le vendredi 12 avril 2019

… Comme vous dites Lucos l'emm…. t-il le gros bourrin ?
C'est loin d'être certain dans la mesure où les 27 autres dont le principal sont prêts à discuter (sur notre dos le cas échéant ?)
Le chien aboie …
;0)
ADEAIRIX, Le vendredi 12 avril 2019

C'est bien évidemment une posture politique.
What else ?
;0)
Lucos, Le vendredi 12 avril 2019



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