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Services - 08/11/2018

Contrôle pollution des véhicules Diesel en 2019 : "pas de panique", estime Dekra

Le 1er janvier prochain, les véhicules Diesel seront soumis à un nouveau contrôle de l’opacité des fumées avec changement de procédure et nouvelles valeurs de mesures qui pourraient entrainer un taux de refus de l’ordre de 7%, selon les données fournies par Dekra.

Avec 6,3 millions de contrôles techniques par an et 25% de parts de marché en France, les chiffres de Dekra ont largement valeur statistique. Ses estimations sur les conséquences de l’entrée en vigueur de la prochaine étape du contrôle pollution des Diesel le 1er janvier 2019 sont donc un bon indicateur de ce qui pourra se passer.
Cette évolution réglementaire est nettement moins impactante que celle qui vient d’avoir lieu au 20 mai dernier, expliquent les dirigeants de Dekra France.

Alors que les changements intervenus le 20 mai dernier étaient la traduction d’une directive européenne, celui du 1er janvier prochain a été décidé dans le cadre de la loi sur la transition énergétique d’août 2015 (et n'est d’ailleurs pas en lien contrairement à ce qu’on pourrait penser avec le Dieselgate qui a éclaté en septembre 2015).
Cette étape est assez légère puisqu’il ne s’agit pas encore du contrôle des NOx ou des particules, prévus pour 2022.

Ce nouveau contrôle d’opacité des fumées des véhicules Diesel consiste en une évolution de la méthode de mesure (qui nécessite un changement de matériel ou une mise à jour des opacimètres dans les centres) et la référence à de nouvelles valeurs limites pour les Diesel les plus récents. "Actuellement, nous utilisons quatre valeurs standard et au 1er janvier la valeur de référence sera celle qui figure dans les bases d’homologation des véhicules et qui sera fournie par l'Utac", explique Rémi Courant, directeur qualité et technique Dekra Automotive.
Cette valeur est calculée lors de l’homologation et tient compte de l’usure du véhicule, précise Rémi Courant. Elle n’a été rendue obligatoire qu’à partir de la norme Euro 5 (soit 2011) et n’est pas disponible sur les véhicules d’avant (exceptés quelques modèles Euro 4) pour lesquels se seront toujours les valeurs actuelles qui feront référence.

La sévérisation pour le parc ancien viendra donc essentiellement du changement de méthode de contrôle qui passe à sept mesures au lieu de deux avec trois critères d’appréciation fonction du profil d’accélération, du temps de montée en régime et du régime maximal.

Un taux de contrevisite qui pourrait atteindre 7%

Cela devrait entraîner une hausse sensible des taux de contrevisite. Ainsi, alors qu’il est inférieur à 1% actuellement (0,8% dans le réseau Dekra en 2017), il devrait se situer entre 5% et 7% en 2019. Cette défaillance entre dans la catégorie "majeure" ce qui laisse à son propriétaire 2 mois pour faire les réparations et n'immobilise pas le véhicule.

"Nous sommes sur du bon sens et l’enjeu est de détecter le "défapage", qui est loin d’être anodin, pour revenir sur la norme d’homologation du véhicule", souligne Xavier Diry, directeur général contrôle technique Dekra Automotive.
Alors que les changements intervenus au 20 mai avaient entraîné une affluence "démentielle" avec des croissances à deux chiffres jamais connus, cette nouvelle étape ne devrait pas déclencher de mouvement similaire.
Elle n’est pas non plus une nouvelle mesure punitive qui touchera les automobilistes au pouvoir d’achat contraint qui ont les véhicules les plus anciens, estime Xavier Diry : "On parle de véhicules Euro 4 et Euro 5 et donc de véhicules assez récents puisque les plus anciens resteront sur les normes actuelles."
Cette évolution ne devrait de plus pas conduire à une nouvelle hausse du prix du contrôle après "une hausse du prix moyen constaté de 15% en 2018 à 70 euros TTC", a précisé Karine Bonnet, présidente du réseau et directrice générale adjointe marketing et ventes de Dekra Automotive France. Le réseau Dekra devrait être en mesure de réaliser ce nouveau contrôle au 1er janvier sans délai puisque 25% des centres ont déjà up-gradé leur matériel et que "100% des centres l’ont commandé", a précisé la dirigeante. Pour les centres l’investissement est de l’ordre de 1 500 à 2 000 euros si une mise à jour suffit ou 7 000 euros si le remplacement de l’opacimètre est nécessaire.
Florence Lagarde

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