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Constructeurs - 02/12/2019

Daimler va supprimer au moins 10 000 emplois

(AFP) - Le fabricant des Mercedes-Benz, Daimler, a annoncé vendredi la suppression d'au moins 10 000 emplois dans le monde d’ici 2022 pour financer la coûteuse transition électrique qui pèse sur l’ensemble du secteur automobile allemand, frappé par une vague de restructurations.

Le nombre de postes supprimés "sera a cinq chiffres" et concerneront les postes administratifs, a expliqué le directeur du personnel Wilfried Porth lors d'une conférence de presse téléphonique, trois jours après l'annonce de 9 500 suppressions de postes chez son concurrent Audi.
Daimler avait une première fois présenté mi-novembre son plan pour économiser 1,4 milliard d'euros en charges de personnel, face aux "investissements élevés demandés par la transition vers la mobilité neutre en émissions de CO2".
Si une partie des départs se fera par des non-remplacements et un programme de retraites anticipées, le groupe a précisé qu'il proposera également des départs volontaires. Ces mesures incluent la suppression déjà annoncée de quelque 10% des fonctions d'encadrement, a ajouté le groupe, ce qui correspond à près de 1 100 postes selon la presse allemande.
Daimler compte actuellement quelque 304 000 employés, toutes fonctions confondues, dans le monde.
"Les détails sur la mise en oeuvre" seront "précisés dans les prochaines semaines", ajoute le constructeur dans un communiqué.
Comme l'ensemble du secteur automobile européen, Daimler est engagé dans une course pour réduire le niveau d'émissions de CO2 des voitures vendues et respecter des strictes normes en vigueur dès l'année prochaine dans l’UE, sous la menace de lourdes sanctions.

L'automobile sous pression
La faible rentabilité des nouveaux modèles plombe les marges et force les constructeurs à économiser pour investir alors que le contexte économique morose et les répercussions du scandale des moteurs diesel truqués pèsent déjà sur leurs comptes.
Daimler fait face à des "charges financières pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2" en vigueur dès 2020 qui "demandent des mesures dans toutes les branches du groupes", avait expliqué mi-novembre le patron Ola Källenius.
Au total, et en prenant en compte les petits utilitaires et les poids-lourds ainsi que les "réductions des coûts du matériel", Daimler veut économiser au moins 1,65 milliard d'euros, dont les 1,4 milliard en coûts du personnel.
Les investissements dans les équipements ainsi qu'en recherche et développement seront notamment maintenus au maximum au niveau de 2019 et réduits à moyen terme.
Cette annonce s'ajoute à une série de mauvaises nouvelles en provenance du secteur automobile allemand, pilier de l'économie du pays. Ainsi, les principaux constructeurs et équipementiers ont annoncé ces derniers mois près de 30.000 suppressions d'emplois en raison de la conjoncture dégradée et de la baisse en popularité du diesel au profit des moteurs électriques moins complexes à produire.
Audi, filiale du groupe Volkswagen, veut supprimer 9 500 emplois d’ici 2025 sur le seul territoire allemand, Volkswagen compte en supprimer 5 000, l'équipementier Continental 5 500 et son rival Bosch plus de 2 000, tandis que l'américain Ford prévoit 5 000 réductions de postes dans ses usines allemandes.
Selon une étude publiée l'an dernier par l'agence allemande pour l'emploi, quelque 114 000 emplois disparaîtront d'ici 2035 en raison du passage aux voitures électriques.
Le secteur représente en Allemagne un cinquième de l'industrie, près de 5% du PIB et plus de 800 000 emplois directs. Au delà de l'impact du conflit commercial, la perte de popularité du diesel après le dieselgate laisse des traces: Continental va notamment abandonner la fabrication de composantes hydrauliques pour moteurs diesel et essence.
Daimler, qui fabrique la limousine Classe S, la citadine Smart et les camions Mercedes, s'attend pour 2019 à une "légère" progression de son chiffre d'affaires et à un bénéfice opérationnel (Ebit) "significativement inférieur" à celui de l'an dernier, sur fond de marché automobile en proie aux conflits commerciaux, notamment entre Chine et Etats-Unis.
AFP

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Réactions

L’écologie tue l’emploi......la preuve!!!
alain boise, Le lundi 02 décembre 2019

Ahhh le temps des écrivains publics, des livreurs de glace, des porteurs d'eau, des allumeurs de réverbères, des poinçonneurs et des centaines de milliers de mineurs dans les mines de charbon française, faut tout rouvrir au nom de l'emploi…
Ainsi va le monde Alain.
;0)
Luc Os, Le lundi 02 décembre 2019

....et les livreurs de donuts sur les plages...
Ne pas oublier les poinçonneurs et poinçonneuses des Lilas ?
Ne pas rajouter à la mine les tristes mines !
Allez, mettez-vous au charbon, vous aurez bonne mine !
Jo Duchene, Le lundi 02 décembre 2019

Vous, vous avez diné avec Clérion hier soir, et tard !
Bravo pour cette rafale..
;0)
Luc Os, Le lundi 02 décembre 2019

Ce n'est pas le respect de l'environnement qui tue les emplois, c'est l'idéologie anti CO2 des écologistes qui a un impact direct sur l'économie qui l'affaiblit et ne permet pas le maintien des emplois dans les entreprises les plus exposées.

Les technologies ont beaucoup évolué depuis cinquante ans mais je reste persuadé que la propulsion électrique des véhicules n'est pas LA solution universelle. Sauf peut-être en milieu urbain pour réduire les émissions polluantes.

Je ferais un parallèle avec un thème favori des médias au début des années 80 pour le chauffage des immeubles.
A cette époque EDF favorisait les équipements 'tout électrique" des constructions neuves. Le chauffage centralisé consommant des énergie fossiles ( gaz, fuel, charbon, bois ) était "ringardisé" partout. Depuis cette période, les combustibles fossiles sont restés en tête des consommations mais les technologies ses sont optimisée pour réduire la consommation et diminuer les polluants.
Parallèlement, les bâtiments "tout électriques" construits à cette époque sont devenus des gouffres à énergie et souvent sont reconvertis à des énergies fossiles modernisées !
1980 était une période bénie du développement du nucléaire.
2020 voit une réduction du nucléaire et des réserves d'énergie fossile supérieures à celles évaluées il y a quarante ans.

L'évolution vers la réduction des énergies fossiles est bien sûr souhaitable pour notre indépendance économique mais elle ne doit pas être aveuglée par l'idéologie écologique actuelle.
Smarter, Le lundi 02 décembre 2019

Ce n'est pas qu'une idéologie, nous avons un réel problème à la base nan ?
;0)
Luc Os, Le lundi 02 décembre 2019

C’est exactement cela... nos politiques ce sont lancés dans la mono production d’énergie... et nous sommes plantés gravement !
Jo Duchene, Le lundi 02 décembre 2019



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