Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Offres commerciales

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

Déjà inscrit ? Identifiez-vous pour
profiter pleinement d’autoactu.com
Recevez GRATUITEMENT chaque jour la lettre d’actualité d’autoactu.com
envoyer par email
Analyse - 17/02/2017

Donald Trump et l’automobile : les constructeurs américains dans l'expectative

La chronique de Bertrand Rakoto, analyste indépendant dans l’intelligence de marché. Après plusieurs années dans l’automobile, entre autres chez RL Polk, et après avoir eu un cabinet d’analyse en France (D3 intelligence) il est désormais basé aux Etats-Unis où il poursuit son activité depuis Detroit.

L’automobile américaine est, pour le moment, relativement épargnée par l’administration du 45ème président des Etats-Unis. Cependant, la gestion courante n’a pas encore débuté puisque les secrétaires d’Etat ne sont pas tous en fonction. Le président gère ses priorités et ses promesses électorales à travers des décrets présidentiels (Executive orders). Il en a signé 12 en trois semaines. C’est pour l’instant moins qu’Obama qui en avait produit 16 dans ses 30 premiers jours mais le rythme de Trump est plus important sur les premières semaines. Pour le moment, aucun de ces décrets ne vise directement l’automobile. L’absence de programme politique clair et les délais inhabituellement longs de constitution du gouvernement (confirmation des secrétaires d’état) provoquent un certain attentisme dans les décisions. Cela intervient dans un contexte où les volumes du marché automobile sont exceptionnellement élevés et le business model annonce des changements majeurs dans le paysage automobile. Par ailleurs, la double perspective de stagnation des ventes à court terme et de baisse à long terme perturbe également les prises de décisions.  

L’impact indirect le plus important est, pour le moment, le texte controversé concernant les interdictions d’accès au territoire américain (Travel ban). L’application du texte a été suspendue grâce à l’intervention d’un juge fédéral et il semble que la Maison Blanche souhaite le remplacer par un nouveau texte plus en accord avec la Constitution et la loi. De nombreuses entreprises et certains constructeurs, Ford en tête, se sont élevés contre ce texte. En effet, les centres de R&D des entreprises technologiques (Silicon Valley ou Detroit) reposent sur la diversité des compétences et les nationalités représentées sont très diverses. Par ailleurs, les constructeurs automobiles sont des entreprises globales et le Travel ban concerne des pays où les intérêts américains, y compris automobile, peuvent être représentés.

Après seulement quatre semaines sous la présidence de Donald Trump et une campagne pour le moins chaotique, les constructeurs et les équipementiers naviguent à vue. Les annonces sur des Executives orders supplémentaires, liés à l’agence de protection de l’environnement (EPA) seront signés et divulgués dans les prochains jours. L’impact pourrait être, cette fois, direct pour les constructeurs puisque les normes d’émissions pourraient être concernées. Si l’on ajoute les risques liés à la fiscalité frontalière l’industrie pourrait rapidement subir de nouvelles contraintes.

Jusqu’en novembre 2016, date de l’élection, Trump a usé et abusé de Twitter pour invectiver les constructeurs. Ce moyen de communication est pratique pour un orateur qui semble avoir quelques difficultés face aux situations diplomatiques et économiques complexes. La conférence de presse avec le premier ministre israélien a montré certaines limites du nouveau président. Les tweets à l’encontre des constructeurs ont toujours été partisans et preuve d’une connaissance très partielle de l’industrie automobile de la part du nouvel élu. Déjà en 2012, Trump s’en était pris à FCA et à son intention de produire en Chine des Cherokee pour le marché chinois. Son attaque avait suscité une réaction assez vive de la part de Ralph Gilles, le patron du design de FCA.

Les attaques de Trump ont essentiellement visé les plans de délocalisation ou d’implantation d’usines au Mexique et au Canada avec l’objectif de diffuser les véhicules aux Etats-Unis. Cette pratique lui a permis de rafler de nombreux votes des cols bleus de l’automobile américaine alors même que les dirigeants de l’UAW (Union Auto Workers, principal syndicat automobile américain) avaient soutenu la candidature de Clinton. Ford, GM, FCA, les allemands et même Toyota ont été la cible des tweets de Trump. La situation est restée tendue avec Ford. Le constructeur a pris certaines décisions avant l’élection mais d’autres ont été influencées par le risque de voir le nouveau locataire de la Maison Blanche mettre ses menaces à exécution. Mercedes et BMW ont également été pris à partie à travers une menace d’appliquer une taxe de 35% sur les véhicules importés d’Allemagne. Une manœuvre restée sans effet, y compris sur les investissements des allemands au Mexique. Parmi les nombreuses attaques, les deux réactions les plus apaisées sont venues de Toyota et de FCA. Sergio Marchionne a simplement répondu aux menaces par la phrase suivante : "J’ai besoin de clarté et nous avons besoin de règles". Ces menaces n’ont pas été sans effet sur les cotations boursières. Comme si cela était nécessaire, ces oscillations prouvent une fois de plus la méconnaissance et l’incompréhension des marchés financiers vis-à-vis de l’industrie automobile.  

Si les incertitudes subsistent, les relations se sont apaisées depuis la prise de fonctions de Trump. Mary Barra et Elon Musk comptent parmi des conseillers du nouveau président et les dirigeants des Detroit Three (GM, Ford et FCA) ont été reçus et écoutés à la Maison Blanche. Il n’en est pas sorti grand-chose mais la situation tend à s’améliorer. Pour le moment, il n’est plus question de taxes, de pénalités ou de menaces. Musk a tenté de faire entendre sa voix en réclamant la mise en place d’une taxe carbone. Une démarche osée quand on sait que Tesla profite de largesses fiscales et que le nouveau président est plutôt du genre à baisser les taxes dans le pays (par opposition aux échanges frontaliers).

Les constructeurs restent sur leurs gardes. En effet, un gros problème réside aujourd’hui dans le refus du nouveau président d’assister aux réunions d’information (intelligence briefings) ou de prendre connaissance des notes des agences de renseignement censées le tenir informé de la situation diplomatico-économique. Il fait confiance à ses proches conseillers qu’il a nommé pour son renseignement et semble avoir plus de certitudes que d’information, un comportement malheureusement fréquent dans le monde des affaires. Le passé de Trump parle pour lui dans ce genre de situation et la situation nourrit de nombreux doutes car les décisions du Président restent particulièrement imprévisibles. 

Aujourd’hui, la situation procure plus d’instabilité et d’attentisme que de craintes. Certains projets sont mis en suspens, les décisions prennent du temps à être prises. Un contexte qui ne perturbe pas les ventes mais qui repousse certains investissements. Pourtant, le calendrier automobile s’accélère puisque le changement de modèle économique, les évolutions technologiques et les nouveaux entrants comme Waymo précipitent les évolutions du secteur. Les contradictions sont nombreuses et un besoin de clarté est nécessaire pour pouvoir opérer les transformations de l’industrie.

La communication de la Maison Blanche et des conseillers du Président a de plus en plus de mal à être comprise et acceptée, y compris par les membres du parti républicain. Il est régulièrement fait référence à des "faits alternatifs" plus que discutables, souvent infondés, voire faux (par exemple le massacre de Bowling Green). La gestion ne va pas pouvoir se poursuivre longtemps par Executive orders et l’intervention du Congrès peut faire craindre de nombreux blocages ou des ralentissements dans les prises de décisions fiscales ou commerciales (Trump souhaite réviser les nombreux accords internationaux qui régissent les échanges avec les Etats-Unis et ses alliés économiques). Le spectre d’un empêchement devient également de plus en plus présent mais il convient de faire la part des choses entre une situation complexe, voire obscure, et des mesures extrêmes et lourdes de conséquences visant à l’éviction du 45ème président des Etats-Unis. En attendant, les constructeurs poursuivent leur activité tout en souhaitant que la situation devienne limpide.

Bertrand Rakoto

Partagez cet article :

Réactions

J'aime bien la constitution US,chaque mandat ne dure que 4 ans ce qui vous oblige à vous bouger sachant que la prochaine campagne présidentielle c'est dans trois ans.
Ùn métier de président s'apprend et l'on se rappelle les balbutiements du nôtre pourtant vieux briscard des appareils,de là a parler d'un empêchement ya une marche.
C'est vrai, ça part dans tous les sens mais après une seconde mandature beaucoup plus calme et bridée par le congrès.
Curieux de trouver M Musk(Tesla) dans la liste des proches conseillers du président,au fait M Rakoto qu'en est t'il du nombre de commande du modele 3 intox ou info (5000 ou 300000).
A la différence des nôtres (élus)ils doivent rendre des comptes tout au long de leur mandat et les promesses de campagne paraissent mieux tenues de ce côté ci de l'Atlantique.
alain boise, Le vendredi 17 février 2017

Enfin ! Hauteur de vue coutumière de Bertrand Rakoto, qui tranche singulièrement sur le côté superficiel de ce qu'on a pu lire dans la presse sur Trump et l'automobile. On pourrait ajouter que dans ce secteur économique, si la partie industrielle est la plus visible, elle n'est plus, et de loin, la plus importante. Et que donc Trump se trompe en grande partie de cible. Ce qui démontre accessoirement sa véritable incapacité à maîtriser la complexité du monde (de + en + transversal). À suivre, si on y arrive...
Pierre l'Alpin, Le vendredi 17 février 2017

Cher Bertrand, sauf erreur de ma part, je ne crois pas que Donald Trump ait menacé BMW de taxer ses voitures en provenance d’Allemagne mais seulement celles importées du Mexique, ennemi bien connu du nouveau président.
Vous écrivez que Donald Trump, usant et abusant de Tweeter pour communiquer, montre ainsi qu’il est un orateur « qui semble avoir quelques difficultés face aux situations diplomatiques et économiques complexes. La conférence de presse avec le premier ministre israélien a montré certaines limites du nouveau président ».
A ma connaissance, pas un seul homme politique n’a été capable de proposer et surtout de mettre en place des mesures pour résoudre les dossiers diplomatiques complexes, le premier d’entre eux – et vous y faites référence avec la rencontre entre le président et le Premier ministre israélien – étant la résolution du conflit israélo-palestinien qui dure depuis 72 ans, en ayant usé : H. Truman, D. Eisenhower (2 mandats), J.F. Kennedy, .L. Johnson, R. Nixon, G. Ford, J. Carter, R. Reagan (2 mandats), G. Bush, B. Clinton (2 mandats), G.W. Bush (2 mandats) et B. Obama (2 mandats et prix Nobel de la Paix) sans la moindre évolution du dossier, en effet bien complexe, je vous l’accorde. Certains de ces présidents étaient des orateurs exceptionnels. Ça ne fait pas tout.
D’autre part, vous semblez reprocher à Donald Trump de ne pas assister aux Intelligence briefings. N’aurait-il pas raison ? Dans certains « milieux autorisés » (vive Coluche) il est dit que dans ces meetings, ce n’est pas l’intervenant le plus diplomate qui emporte l’affaire, mais celui qui parle le plus fort.
En fait, Donald Trump est un (non)politique qui fait ce qu’il a promis de faire et qui a été élu pour le faire. Ça nous paraît étrange tellement c’est le contraire de ce qui se passe en France où les présidents font des promesses dans un langage plein « d’éléments » éponymes, formatés par des agence de communication qui se fichent du Fond tant que la Forme est vendeuse.
Nous, en France, nous avons des orateurs brillantissimes, qui sont même conseillés par des cerveaux avec des QI stratosphériques, qui ont détruit la production industrielle automobile en France. Les statistiques de la balance économique française viennent de paraître ; l’automobile a creusé son déficit de plus de 50% vs l’année dernière !
Donald Trump va peut-être inquiéter les constructeurs automobiles, nous, c’est fait, nous l’avons déjà assassinée. De profundis…
Bruno HAAS, Le vendredi 17 février 2017

M.Trump sait à peine lire et encore en plus écrire quelque chose de cohérent!
Du jamais vu...pour un président...défendre les intérêts du business privé de sa fille et de manière officiel !
Double devise personnelle non avoué: " Me first et America first (after) !
M.Trump n'a pas touché pour l'instant au portefeuille des banques et des industriels...alors tout va bien!
"So far so good" et le "business must go on" c'est plus joli que "business as usual" pour l'instant si on résume bien l’excellente bafouille de Bertrand.
La société du spectacle entre dans sa phase ultime d'expression (moins de 143 caractères n'est pas encore possibles, mais on entrera dans une autre super phase que sont les grognements violents et armés avec 99% de dégâts collatéraux.



Jo Duchene, Le vendredi 17 février 2017

Bruno est de mauvais poil et s'en prend à Bernard, mais comparer les US à la France c'est inutile et pas comparable car les américains au moins font des réunions en causant fort...mais en France il y a un épicier franco-portugais (qui me déçoit beaucoup) qui a travaillé chez un concurrent aux mauvaises manières et mauvaise éducation et logiquement il applique les mêmes méthodes (à la schlague) que sont éducateur pervers et capitaliste d'une autre époque.
Pour le pas le nommer Monsieur Carlos Tavares lui même à la mauvaise éducation qui fait hérisser le poil du monde germanique (que la presse française passe sous silence sauf Usine Nouvelle ce matin) de ne pas TENIR COMPTE NI CONSULTER l'avis des principaux intéressées qu'il veut racheter comme une marchandise presque avariée et sans histoire!
J'ai honte d'être français vis a vis d'amis de longue date allemands !!!
Monsieur Tavares maintenant fait communiquer (le mal est fait) qu'il prendra compte de l'avis de l'Allemagne et des intéressées.
Monsieur Tavares n'a pas sollicité le premier Madame Merkel ou les gens d'OPEL, mais après que le mal soit fait c'est Madame Merkel qui déclare avec une excellente éducation qu'elle est prête à recevoir M.Tavares s'il souhaite la solliciter.
Une chose est sure ils ne vont pas se FAIRE LA BISE comme c'est habituel avec Sarko et François.
Comme dirait les "vrais" hommes d'affaires endurcis, on est pas dans un monde de bisounours.
Simplement il y a beaucoup et dans l'histoire de l'Automobile qui sont de "vrais" hommes d'affaires endurcis qui prennent des vrais pains dans la gueule et qui ne se relèvent pas...et avec ce qui est le plus triste beaucoup de dégâts collatéraux.
M. Tavares avec autant de culot mal élevé, inquiète même et cette fois-ci l'Administration française. Bravo.
Les bourses montent pour GM et PSA...ce n'est pas là l’essentiel ? Le reste c'est du roman, et s'il devient tragique, il restera toujours suffisamment de liquidités dans le monde pour racheter la saga.
Avec le risque que les héros de la future saga ne parlent plus français ni allemand.
La plus incroyable évidence est que les concurrents allemands d'OPEL n'ont pas BESOIN de ceux-ci en Allemagne pour prospérer.
Si j'étais ouvrier, cadre ou ingénieur chez OPEL, je me casserais chez les cousins concurrents immédiatement. Il me serait insupportable d'avoir un nouveau patron avec aussi peu de considération pour moi dès le début!
Les mauvaises manières sont contreproductives !!
Jo Duchene, Le vendredi 17 février 2017

Cher Jo, je me suis en effet peut-être un peu emporté dans mon post qui donne sans doute l'impression que je me fais l'avocat de Donald Trump. Surtout pas ! Tout, absolument tout dans ce personnage me fait horreur, qu'on se le dise !
Mais il a été élu par le peuple américain... ELU. On ne peut pas dire qu'il n'ait pas dit lors de sa campagne ce qu'il allait faire s'il était élu. Il le fait et ça nous énerve.
Vous le savez sans doute, cher Jo, un de mes fils a épousé une Américaine et il vit aux Etats-Unis depuis longtemps (il est pilote-instructeur d'hélicoptère). Je n'étais pas d'accord avec lui quand il est allé manifester à Washington le lendemain (ou le jour-même ?) de la cérémonie d'investiture. Je lui ai dit, il s'en moque. Ca me fait penser à M. Martinez qui promet de mettre le pays cul par-dessus tête si François Fillon est élu. Non ! Ras le bol, les élections sont faites pour élire comme dirait La Palice.
Ce qui m'agace, c'est la propension des Français à donner des leçons au monde entier : l'Education nationale que le monde entier nous envie, la Sécurité sociale que le monde entier nous envie, le système de Santé que le monde nous envie et tout à l'avenant.
Tu parles Charles ! Le classement PISA est catastrophique, nos enfants ne savent plus lire ni compter (comme Trump, cher Jo), la SecSoc est en faillite permanente, nos hôpitaux sont débordés et les urgentistes sont recrutés à l'étranger (bonjour les dégâts du numerus clausus). Le monde entier ne nous envie pas grand chose, peut-être notre bouffe, notre pinard et les sacs Hermès. Un peu court non ?
Bruno HAAS, Le vendredi 17 février 2017

Il y a DONALD (PICSOU ?) qui ressemble à un MICKEY! Dommage j'aime encore bien ces personnages qui ont bercés mon enfance. Walt D. doit se retourner dans sa tombe. Où va le monde ? Vladimir ILLITCH OULIANOV relève-toi, ils sont devenus fous ! C'est pour quand la 3ème guerre mondiale ?
Les paris sont ouverts mais le gagnant ne touchera pas son dû !
MAXIMILIEN, Le vendredi 17 février 2017

Cher Bruno je ne suis en désaccord sur rien, et en plus j'ai aussi une belle famille aux US, Toute cette affaire aux US, au fait le cirque Trump j'ai espoir qu'il va être court, mais il peut faire des dégâts, et beaucoup d'américains se résolvent a faire entre autres le dos rond. Beaucoup d'américains aussi sont totalement "bookés" pour quatre ans et n'ont pas le temps de souffler. Nous aviserons et serons tenus au courant par nos proches concernant le décodage nécessaire.
Comme c'est le WE, une petite réflexion qui vient de mon Auto Plus préféré du vendredi, à savoir, et méditez-en:
Le petite rectangle page 10 et son titre " allemagne: pauvres petites françaises"
est cruel, très cruel pour notre orgueil national et pour PSA.
Et ça commence par le commentaire "Dur de se faire une place en Allemagne, le premier marché en Europe..."
"...seulement onze (françaises) sont dans le Top 100 (des ventes en Allemagne)...six Renault, trois Peugeot, et deux Citroën, avec respectivement les Clio (39ème place), 308 (69ème place) et Berlingo (89ème place)...
Que Monsieur Tavares fasse avec cette réalité concernant la cote de popularité et ventes de son groupe.
Jo Duchene, Le vendredi 17 février 2017



Près de 250 groupes de distribution référencés dans l’Annuaire 2017
La Renault Kwid : un lancement commercial intégrant les spécificités du marché indien



Copyright © 2017 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017