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Constructeurs - 05/11/2019

FCA fait 100% de ses profits en Amérique du Nord et des pertes en Europe

Le résultat opérationnel consolidé de Fiat Chrysler Automobiles se confond avec le résultat de ses activités en Amérique du Nord qui atteint un niveau record. A part l’Amérique latine, les autres régions, dont l’Europe, sont en déficit.

Le jour même de l’annonce de son projet de rapprochement avec PSA, FCA a présenté ses résultats financiers pour le troisième trimestre qui donnent une idée de la structure de sa rentabilité.
Celle-ci est désormais quasi-exclusivement réalisée en Amérique du Nord. La région représente en effet un peu plus de la moitié de ses ventes (55% à fin septembre, 1,72 million d’unités), 67% de son chiffre d’affaires (52,7 milliards d’euros) mais la totalité de son résultat opérationnel. Sur cette zone, FCA a en effet dégagé 4,62 milliards d’euros de résultat (Ebit ajusté) à fin septembre pour un résultat opérationnel consolidé de 4,55 milliards d’euros.

Le constructeur a même atteint en Amérique du Nord un record avec une marge opérationnelle qui s’est améliorée chaque trimestre depuis le début de l’année (6,5% au premier et 8,9% au deuxième, 8,8% au cumul) pour atteindre 10,6% au troisième.
Rapportée à l’unité, le groupe FCA dégage en Amérique du Nord une rentabilité de 2 641euros/véhicule vendu à fin septembre (sur un total de 1 752 000 véhicules livrés) et de 3 365 euros/véhicule sur le seul troisième trimestre (sur un volume de 600 000 véhicules).

FCA explique le résultat record du troisième trimestre par "un mix favorable, un prix net positif, l’amélioration de l’efficacité industrielle et des effets de change favorables" et malgré "des volumes plus faibles et une augmentation du coût de production des véhicules neufs".
On comprend ainsi mieux ce que signifie "la valeur importante de la présence de FCA en Amérique du Nord et sa position forte en Amérique Latine y compris ses marges qui sont les meilleures du marché dans ces régions" (selon les termes du communiqué commun de PSA/FCA sur les conditions de leur rapprochement) qui a justifié le dividende exceptionnel versé aux actionnaires de FCA pour que la fusion se fasse à parité.

C’est que l’Amérique Latine est l’autre zone profitable du constructeur avec une marge opérationnelle qui s’est également améliorée sur le troisième trimestre (à 6,9%) pour une moyenne à fin septembre à 5,9% (5,4% sur les deux premiers trimestres). Rapporté à l’unité, le résultat opérationnel de FCA en Amérique latine est de 878 euros/véhicule sur 9 mois (et même de 1 013 euros/véhicule au troisième trimestre).

Alors que l’Europe représente encore 19% de son chiffre d’affaires et 29% de ses volumes (919 000 voitures à fin septembre), le groupe n’y fait pas de profit. Son activité y est, selon les trimestres, légèrement en perte (les premier et troisième) ou légèrement en bénéfice (le deuxième), avec une marge opérationnelle à fin septembre à -0,3% (soit une perte de 56 euros/véhicules). Le constructeur explique les pertes en Europe par une baisse des volumes, un effet prix net négatif, une hausse des coûts de production et des coûts règlementaires qu’il a en partie compensées par une baisse des coûts de publicité et une baisse des coûts salariaux suite à des mesures de restructuration.

L’Asie Pacifique (Apac) où l’activité est très faible (56 000 ventes à fin septembre) est en perte (-1,5% de marge opérationnelle à fin septembre) et la marque de luxe Maserati (dont les résultats sont isolés des régions) est également en perte (-13,2% à fin septembre).
En résumé, les résultats en Amérique Latine compensent les pertes en Europe, Asie Pacifique et celles de Maserati, tandis que l’Amérique du Nord assure la rentabilité et permet à l'ensemble d'afficher une marge opérationnelle élevée de 5,8% à fin septembre (et même 7,2% au troisième trimestre).

En commentaire de ces résultats, Mike Manley a souligné qu’ils présageaient une amélioration de la performance financière de FCA en 2020. Le groupe compte ainsi sur le maintien à haut niveau de ses résultats en Amérique du Nord et l’amélioration des performances en Europe, ainsi que des résultats de Maserati.
On comprend que la logique du rapprochement avec PSA sera d’amener la rentabilité des opérations européennes de FCA au niveau de celles de PSA qui était au premier semestre de cette année de 8,7% (pour la division automobile, hors Faurecia). PSA ne donne pas sa rentabilité par région, mais, à l’inverse de FCA, c'est en Europe qu’il réalise ses résultats (88% de ses ventes, avec 1 678 000 unités à fin juin) avec une marge opérationnelle de 1 396 euros/véhicule au premier semestre.
Si tout marche comme prévu, l’ensemble FCA/PSA pourrait afficher à terme une profitabilité record.
Florence Lagarde

Lire le détail des résulats financiers du groupe Fiat Chrysler Automobiles au cumul des 9 mois 2019 (Accès réservé aux membres du Club Autoactu.com)

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Réactions

… Nous "voilà bigrement rassurés" . Next ...
;0)
ADEAIRIX, Le mardi 05 novembre 2019

En somme il est demandé à M.Tavares de faire le "sale boulot" en Europe pour assainir la situation...oui,oui, faire la femme de ménage chez FIAT, pour avoir un bout de carotte américaine et une invitation pour jouer la samba au carnaval de Rio.
M.Tavares était (!!!) tranquille chez lui avec les siens et sa propre marque et pour une bonne petite augmentation de salaire (allez un petit million de plus) il va s"emmerder à faire le garde chiourme en Italie...mais on mange des bonnes pâtes là bas ! Il sera invité en bout de table chez les Agnelli ou ce qui reste.
Que la femme de M.Tavares prévoie un manteau de fourrure car à Milan on va à l’Opéra avec, même en été !
Vous voulez réellement savoir ce que disent les américains (si vous ne me croyez pas demandez à Bruno), allez acrorchez-vous:
"L’Europe c'est "pain in the ass" et en plus ce sont 500 millions de fauchés. avec en plus des "no go zones" partout !
"Nous ne comprenons rien aux automobilistes européens qui sont trop sophistiqués, et leurs politiques passent leur vie à "playing bumb" !
"Ils n'ont toujours pas encore compris que quand on perd de l'argent...il est urgent d'arrêter de perdre " !
Tiens un peu de marketing, c'est gratuit caro Carlos, il faut profiter:
"Peugeot Fiat lux "
Jo Duchene, Le mardi 05 novembre 2019

A ADEAIRIX et Jo Duchene,
Comme nous l'avons déjà dit à plusieurs reprises, vos commentaires sous forme de règlements de comptes ou insultes n'ont pas leur place ici. Nous les avons supprimés.
Nous vous remercions de tenir compte de cette remarque pour vos prochains commentaires.
Nous mettons à votre disposition un espace de commentaires sous nos articles pour vous permettre d'y ajouter des éclairages et des perspectives.
Merci
Florence LAGARDE, Le mardi 05 novembre 2019

Si monsieur Adeairix ne s'adresse pas à moi, je ne m'adresserait pas à lui personnellement...mais ce monsieur est incapable de se retenir...pas besoin de dire plus.
Jo Duchene, Le mardi 05 novembre 2019

Je n'arrive toujours pas à comprendre comment les dirigeants de Fiat, y compris ceux qui ont précédé Sergio Machionne ont sacrifié les marques Lancia et Alfa Romeo, deux marques exceptionnelles avec des produits tellement "désirables".
La marque Fiat n'est pas tellement mieux lotie avec cette monoculture dramatique autour de la 500.

A cela s'ajoute la quasi inexistence des marques américaines du groupe FCA en Europe, lesquelles, à part le Voyager à l'époque (révolue) des monospaces, n'ont aucun succès sous nos contrées.

Pas étonnant dans ces conditions que le groupe perde de l'argent en Europe, tandis que les profits gagnés aux Etats-Unis sont très fragiles car réalisés avec des produits moyenâgeux que des états comme la Californie seront de plus en plus à les bannir.

Les groupes passent leur temps à "rationaliser" les gammes donc je crains fort que Carlos Tavares ne soit pas enclin à relancer ces deux marques italiennes.
Quel dommage !

Quant à Maserati, Abarth et tutti fruti, il faut oublier car le règlement européen CO2 a étranglé ces marques jusqu'à ce qu'elles rendent gorge.
Et pourtant que de souvenirs avec ma petite A112 Abarth 70 hp...
Bruno HAAS, Le mardi 05 novembre 2019

La question est que les States sont un continent avec 330 millions de consommateurs...et FCA sait parfaitement cibler avec des outils (ils ne sont pas les seuls) numériques actuels de marketing leurs clients pour LEURS produits.
Les produits moins bons technologiquement pour nous vu d'ici, trouvent néanmoins des clients. Ses produits basiques comme les pick-up sont bon marché et fiables, des prix qui démarrent à 22000 dollars !
Les occasions de qualité standard sont encore plus abordables, et j'ai constaté que dans les campagnes certains ne revendent même pas leurs vieux tacts, ils restent à pourrir dans leurs fermes.
En Californie j'ai vu des américaines cultivées et rigolardes (élégantes et pas grosses) rouler dans des FIAT 500 (toutes options) en disant que la seule chose pas fun c'est la place pour les bagages !
Je dis ici et je suis sur, que si M.Tavares n'investi pas aux US surtout EN HOMMES ET CAPITAUX il va va échouer à coup sur !
J'ai bossé dans une boite d'informatique qui avait une application de manufacturing d'avant garde (racheté plus tard par IBM quand on s'est épuisé et ruiné sur le territoire US). Notre produit était totalement américanisé...mais ont manquaient d'hommes et de capitaux. Surtout des hommes.
J'ai eu aussi une Autobianchi Abarth blanche...et les espagnols me volaient systématiquement mes cabochons centraux Abarth de roues !
Si ont surveillait comme la prunelle de ses yeux le niveau de l'huile (de synthèse Mobil ) on pouvait rouler à fond. Des joints de culasse en Astadur....la classe italienne. Embrayage incassable si on savait s'en servir. Carburateur à changer une fois, car différentes alliages dessus.
Jo Duchene, Le mardi 05 novembre 2019

Simple et de bon goût ?
D’emblée, je voudrais m’excuser si des échanges, qui de mon côté n’avaient pourtant rien d’extravagant, ont pu gêner les lecteurs et/ou les promoteurs du site … Je le déplore chez d’autres commentateurs et je peux comprendre, d’autant plus aisément !

De ma part, l’étonnement sur la litote récurrente de Jo Duchene sur les «prétendus indécrottables faiseurs de pertes européens vs les « avisés gestionnaires américains » (je simplifie ?) fût formulé antérieurement sans que cela n’éveille pas de réaction et c’était bien normal … Quant à la qualification de « duchenneries » … Elle relève plus de la « mise en boîte » que de la vulgarité? …

Mais peu importe !
Je regrette simplement que la censure soit tombée aujourd’hui sur un « fil » (pour ce que j’en connais en tous cas !) qui était loin d’équivaloir certains échanges de ces derniers jours et, notamment, lors de l’entreprise de dénigrement un peu trop systématique (encore ce matin sur ce site) des commentaires de la part de celui qui se victimise en quelque sorte… Mais c’est la « dure » loi de la censure qui ne tombe pas forcément au bon moment … Je l’accepte, donc !

Ainsi la phrase « bravache » délivrée par Jo Duchene ci-dessus :
« Si monsieur Adeairix ne s'adresse pas à moi, je ne m'adresserai(t) pas à lui personnellement...mais ce monsieur est incapable de se retenir...pas besoin de dire plus. » ressemble fort à une malaimable provocation me semble-t-il …

Dans ces conditions, merci aux modérateurs de faire preuve d’une constante et égale vigilance, au-delà de l’autodiscipline des commentateurs maintes fois appelées, c’est encore la meilleure garantie ( ?).


ADEAIRIX, Le mardi 05 novembre 2019

A ADEAIRIX,
Nous prenons note de votre remarque.
Florence LAGARDE, Le mardi 05 novembre 2019

Enfin la paix... peut-être!
Jo Duchene, Le mardi 05 novembre 2019

Et in Autoactus Pax Hominibus…
;0)
Luc Os, Le mardi 05 novembre 2019



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