Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

Déjà inscrit ? Identifiez-vous pour
profiter pleinement d'autoactu.com
Recevez GRATUITEMENT chaque jour la lettre d'actualité d'autoactu.com
envoyer par email
Constructeurs - 07/06/2019

FCA veut aller de l'avant après sa rupture avec Renault

(AFP) - Le groupe italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (FCA) entend aller de l'avant après la rupture des négociations en vue de fusionner avec le français Renault, mais les pistes semblent relativement limitées.

"Lorsqu'il devient clair que les conversations sont arrivées à un point au-delà duquel il devient déraisonnable de se rendre, il est nécessaire d'être tout aussi courageux pour les interrompre et revenir aussitôt à l'important travail que nous avons à faire", a déclaré le président de FCA, John Elkann, dans une lettre aux salariés du groupe rendue publique jeudi.
FCA a pointé du doigt l'Etat français, actionnaire de Renault à hauteur de 15%, après l'échec d'une tentative de fusion entre les deux groupes. "Les conditions politiques" ne sont pas réunies en France pour un tel rapprochement, a-t-il affirmé dans un communiqué.
"La décision d'interrompre le dialogue n'a pas été prise à la légère, mais avec un objectif en tête : la protection des intérêts de notre société et de ceux qui y travaillent", a précisé John Elkann dans son courrier.
Interrogé sur ce dossier dans la journée, le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio, a estimé que quand la politique "cherche à intervenir dans des procédures économiques, elle n'agit pas toujours correctement".
Une explication rejetée par la France : "la raison pour laquelle ce deal ne s'est pas fait est liée à la préservation de l'alliance entre Renault et Nissan, ça n'a rien à voir (...) avec des interventions politiques", a assuré un responsable du ministère français des Finances.
Les motivations de la rupture, alors que la France affirme avoir simplement demandé un délai de cinq jours, restent toutefois mystérieuses.
L'offre de départ était déjà basse, avec une prime de 10% au-dessus du prix de l'action, alors que l'usage est plutôt de l'ordre de 30 à 50%, relève Gilles Chemla, directeur de recherches au CNRS. Ce spécialiste en gouvernance d'entreprise s'interroge aussi sur les motivations du directeur général de FCA, Mike Manley, de vendre des actions de son groupe pour près de 3,5 millions de dollars, peu après avoir proposé la fusion. "S'il s'attendait à ce que l'offre aboutisse, il n'aurait pas agi ainsi", relève-t-il.

Clauses "très habiles"
FCA est coutumier de coups financiers, comme après l'échec de sa tentative de joint venture avec General Motors, qui lui a rapporté quelque 2 milliards de dollars grâce à des clauses financières "très habiles", explique-t-il.
FCA a évoqué de nouvelles "exigences" de Bercy pour justifier son retrait, un argument que, là encore, Paris nie en bloc.
"Les Français aiment beaucoup commander", avance sur ce point Giuliano Noci, spécialiste de stratégie d'entreprises auprès de l'école polytechnique de Milan. Et de rappeler les frictions entre Luxottica et Essilor ou les difficultés entre Paris et Rome lors du rachat du chantier naval STX par l'italien Fincantieri.
L'offre de FCA était pourtant "mûrement réfléchie", assure-t-on de source proche du groupe italo-américain, et le retrait de l'offre de fusion n'a rien d'une "tactique" pour mieux renégocier, ajoute cette source, interrogée par l'AFP.
En attendant, FCA "a la force d'aller de l'avant de son côté", assure cette source proche du constructeur. Et "nous avons toujours dit vouloir un rapprochement avec un partenaire éventuel et nous continuerons", ajoute-t-on de même source.
FCA a besoin d'un partenaire qui couvre l'Asie où il est très peu présent et qui consolide ses positions en Europe où le groupe, bien implanté aux Etats-Unis, est moins fort, explique de son côté M. Noci.
Un partenaire potentiel pourrait donc être le groupe chinois Geely, qui a repris Volvo, mais cette hypothèse rencontrerait probablement l'opposition du président américain, Donald Trump, peu disposé envers la Chine, estime quant à lui M. Chemla. Volkswagen en Europe pourrait représenter une alternative, mais un tel rapprochement offre au final peu de synergies, ajoute-t-il. Reste l'hypothèse d'une reprise des négociations entre Renault et FCA, sous une forme "plus discrète", selon cet expert. Renault, qui s'est dit déçu après cet échec, n'a d'ailleurs pas fermé la porte à un futur rapprochement.
AFP

Partagez cet article :

Réactions

Très américain ça... Pour qu'il y ait rupture eut-il déjà fallu qu'il y ait mariage ! De mémoire c'est FCA qui a mis fin aux négociations. La façon qu'ont les américains de se comporter est juste ridicule ! Entre temps certains ont vendu des actions...
Hubert PLOUCHART, Le vendredi 07 juin 2019

L'impression que donne l'avancement de ce dossier de mon point de vue :
1) FCA était plus demandeur que Renault du rapprochent
2) Pourquoi la rumeur du rapprochement a t'elle fuité car cela semblait être plus à la faveur de FCA que de Renault vu ce que dit cet article avec l'historique FCA vs GM
3) Il est logique que Renault réfléchisse avant de prendre sa décision
4) il est logique que l'Etat français même en tant qu'actionnaire minoritaire donne son avis
5) Qu'un représentant de l'Etat français parle de préservation de l'alliance avec Nissan comme critère prédominant du refus de rapprochement avec FCA, n'aurait-il pas été plus habile dit par un porte-parole de Renault ou via un communiqué de presse commun
6) Entre l'affaire Ghosn, et la période actuelle de reconstruction/consolidation de l'alliance, cela ne semble effectivement pas la période la plus favorable de rapprochement entre FCA et Renault, car position dans tout cela ?
clerion, Le vendredi 07 juin 2019

1) FCA était plus demandeur que Renault du rapprochement
6) Entre l'affaire Ghosn, et la période actuelle de reconstruction/consolidation de l'alliance, cela ne semble effectivement pas la période la plus favorable de rapprochement entre FCA et Renault, car position de Nissan dans tout cela ?
clerion, Le vendredi 07 juin 2019



Renault/FCA : des fiançailles précipitées au mariage avorté
La présence de l'Etat au capital de Renault, handicap ou assurance ?



Copyright © 2019 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017