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Constructeurs - 30/01/2019

Ford-Blanquefort : rejet du plan social de fermeture, répit pour un projet de rachat

(AFP) - Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de Ford pour la fermeture de son site de Blanquefort (Gironde), qui emploie quelque 850 personnes près de Bordeaux, a été rejeté lundi par l'administration, donnant ainsi un répit au projet de rachat de l'entreprise par Punch à Strasbourg. 

Cette "décision", a expliqué sans détailler la préfecture de Gironde dans un communiqué, "a pour objectif de sécuriser l'ensemble des parties, en pointant la non-conformité de la procédure".
Interrogé par l'AFP, Ford s'est contenté de prendre "acte de la décision de la Dirrecte (Direction régionale des entreprises de la concurrence de la consommation du travail et de l'emploi) sur le plan social soumis par Ford Aquitaine Industries", sans vouloir faire plus de commentaire.
Selon une source gouvernementale, cette décision laisse une quinzaine de jours à Punch pour apporter les éléments qui manquaient encore pour "muscler son offre de reprise", notamment des lettres d'intention de clients. Après, "il y a encore un délai de décision de 21 jours qui est laissé à l'administration", selon la même source.
Ford devra également préciser "comment il envisage des modalités de réindustrialisation du site" pour recréer de l'emploi sur place, un point sur lequel le gouvernement entend demander au constructeur d'améliorer son plan.

"Une bonne nouvelle" pour les syndicats
Pour Philippe Poutou, délégué CGT de Ford, la décision de lundi est "une bonne nouvelle. Ca va obliger Ford à revoir sa copie et à étudier plus sérieusement le projet de reprise par Punch défendu par les salariés". "Cela nous donne quelques semaines de plus pour renforcer les chances de sauver l'usine", a-t-il ajouté à l'AFP.
"Ce délai supplémentaire ne garantit pas de réussir car nous savons bien qu'il y a des difficultés aussi du côté du repreneur pour finaliser son projet de reprise, mais au moins la bataille peut continuer. L'espoir demeure pour nos emplois et les emplois induits", a-t-il ajouté.
Jean-Marc Chavant, délégué FO, élu au Comité d'Entreprise, a également salué la "bonne nouvelle" qui "donne une chance à une reprise de l'usine qui permettrait de sauver environ 350 emplois. Mais on dit à Punch qu'il faut qu'il se dépêche à bien finaliser et sécuriser son offre pour que Ford puisse la valider".
La Direccte avait jusqu'à minuit ce lundi pour annoncer à l'industriel Ford si elle validait ou non son PSE.
Le constructeur américain avait annoncé il y a près d'un an sa volonté de se désengager de l'usine de boîtes de vitesses implantée en 1972.
Il avait refusé en décembre un offre de reprise de la société franco-belge basée à Strasbourg Punch-Powerglide, pourtant appuyée par l'Etat et les syndicats, offre permettant de conserver environ 400 emplois. 
Cette décision, prise après des mois d'implication de l'Etat pour trouver un repreneur, avait provoqué une levée de boucliers politiques, locale, et nationale, jusqu'au président de la République qui avait jugé l'attitude du constructeur "hostile et inacceptable". Une "trahison", avait estimé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.
Les élus de Gironde, qui suivent de près ce dossier emblématique dans un département peu industriel, avaient rappelé que de l'argent public avait été versé lors de la reprise du site par Ford en 2011 soit  "23,5 millions d'euros (chômage partiel inclus) en contrepartie d'un engagement de maintien de 1 000 emplois sur Blanquefort".
Lundi soir, le président du département Jean-Luc Gleyze (PS) a salué dans un communiqué la "sagesse de la décision de la Direccte, une étape décisive" pour le site. "Il convient donc de réunir toutes les conditions d'une reprise du site de Ford Blanquefort qui constitue désormais un symbole".
La fin de production de l'usine, qui tourne déjà au ralenti, était programmée pour fin août 2019.
AFP

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Réactions

Punch Powerglide cad Guido Dumarey, personnage un peu sulfureux surnommé le Bernard Tapie belge. Il achète les entreprises, les revend, a eu des déboires avec des syndicalistes mais prend toutes les subventions offertes par les pouvoirs publics dans ce type de dossier. Quid de son bilan à Strasbourg où il avait repris l'ancienne usine de transmissions automatiques de General Motors ?
PDK, Le mercredi 30 janvier 2019

Un bon plan social ne vaut il pas mieux qu’un voyage dans l’inconnu
alain boise, Le mercredi 30 janvier 2019

Pour Punch sur société.com
Chiffre d'affaires 2017 de 500 M€.
Le total du bilan a augmenté de 4,89 % entre 2016 et 2017.
;0)
Lucos, Le mercredi 30 janvier 2019

Bonjour à tous,

les fournisseurs, clients et collaborateurs de l'usine de Strasbourg ne semblent pas se plaindre de Punch ( usine ex-GM ). Pourquoi donc cette méfiance de la part des contributeurs du site ? Eclairez-moi s'il vous plait !
Grégory Lecocq, Le mercredi 30 janvier 2019

Cher Grégory, cette méfiance serait due à la réputation sulfureuse dénoncée par PDK.
Personnellement je n'y connais strictement rien donc je ne peux pas vous éclairer mais j'attends les commentaires de ceux qui connaissent le dossier. Pour l'instant PDK ? et vous Grégory ?
Bruno HAAS, Le mercredi 30 janvier 2019

Alors les devins vous faites des paris?
Cela va se terminer à la mode américaine...comme d'habitude
Vous connaissez l'histoire du représentant des assurances qui se pointe chez le sinistré et il a trois chèques de la direction en poche...un de dix mille un autre de cinquante mille et un autre de cent mille...et à cinquante mille le sinistré à accepté indemnité ...
Grosse prime pour le représentant des assurances.
Jo Duchene, Le mercredi 30 janvier 2019

Sauf à Edimbourg ou le sinistré prend les trois après avoir saoulé le représentant,sacrés Scottishs
alain boise, Le mercredi 30 janvier 2019



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