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Constructeurs - 05/04/2019

Ghosn retourne en prison et dénonce une "arrestation révoltante"

(AFP) - Arrestation "révoltante et arbitraire", a jugé Carlos Ghosn, interpellé jeudi à son domicile de Tokyo sur de nouveaux soupçons de malversations financières

Les enquêteurs du bureau des procureurs se sont rendus au petit matin à son immeuble ou est assigné Carlos Ghosn à résidence.
Carlos Ghosn, ancien patron de Renault-Nissan, a été plus tard conduit au centre de détention de Kosuge (nord de la capitale), où il a déjà passé plus de 100 jours avant d'être libéré sous caution il y a à peine un mois.
"C'est contre l'esprit de la loi ou de ce que la loi prévoit, et c'est un acte qui ne doit pas arriver dans un pays civilisé", s'est insurgé devant la presse son avocat Me Junichiro Hinoraka, promettant d'utiliser tous les recours possibles pour obtenir sa remise en liberté. 
Le défenseur, visiblement courroucé, a dénoncé la confiscation du téléphone sans accès à internet de son client et de l'ensemble de ses notes, ainsi que du smartphone de sa femme, privée aussi de son passeport. 
De son côté, le parquet a justifié cette décision par "un risque de destruction des preuves", selon le procureur-adjoint, Shin Kukimoto.
Carole Ghosn a également "été entendue par les procureurs, hors la présence de son avocat, tandis qu'elle n'est pas mise en cause dans la procédure", s'est insurgée l'avocate française de la famille, Jessica Finelle, sur BFMTV.

"Pour me briser"
Alerté dès mercredi par des rumeurs de presse, l'homme d'affaires de 65 ans s'était préparé à cette éventualité. "Il a enregistré une vidéo résumant son point de vue, document que nous prévoyons de diffuser", a annoncé Me Hironaka.
Le magnat de l'automobile déchu avait aussi rédigé une déclaration écrite, clamant son "innocence". "Pourquoi venir m'arrêter alors que je n'entravais en rien la procédure en cours, sinon pour me briser ?", a-t-il lancé. 
Cette arrestation "fait partie d'une nouvelle manoeuvre de certains individus chez Nissan qui vise à m'empêcher de me défendre en manipulant les procureurs", a-t-il accusé, reprenant le thème du "complot" brandi dans de précédentes interviews accordées en prison. 
"Mensonges", "acharnement" et "démolition systématique": il a usé de la même virulence dans un entretien accordé mercredi en urgence à TF1/LCI par Skype. "Je fais appel au gouvernement français pour me défendre, pour préserver mes droits en tant que citoyen pris dans un engrenage incroyable à l'étranger", a-t-il insisté.
Ce nouveau rebondissement dans un interminable feuilleton, qui s'est ouvert le 19 novembre avec l'arrestation surprise de celui qui était alors le tout-puissant PDG de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, intervient alors même qu'il avait décidé de prendre la parole pour la première fois depuis sa sortie de prison.
M. Ghosn avait annoncé mercredi via Twitter, de façon impromptue, qu'il s'exprimerait devant la presse le 11 avril.

"Contraire à l'éthique"
Déjà sous le coup de trois inculpations pour déclarations inexactes de revenus sur les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et pour abus de confiance, M. Ghosn est désormais sous la menace d'une quatrième mise en examen.
Le parquet le soupçonne d'avoir transféré des fonds de Nissan, pour un total de 15 millions de dollars entre fin 2015 et mi-2018, à une société "de facto contrôlée par lui".
Sur cette somme, 5 millions ont été détournés, a précisé le bureau des procureurs dans un communiqué. "Le suspect a trahi sa fonction (de patron de
Nissan) pour en tirer des bénéfices personnels", a-t-il souligné. 
Selon une source proche du dossier, le procédé a débuté dès 2012, portant sur une somme totale de plus de 30 millions de dollars versée à un distributeur de véhicules Nissan à Oman, montants dont une partie lui serait revenue indirectement.
Il aurait notamment acheté un yacht et investi dans une société dirigée par son fils aux États-Unis.
Des flux financiers similaires ont été signalés la semaine dernière par Renault à la justice française, à l'issue d'une enquête interne du constructeur qui s'interroge aussi sur des dépenses opaques au sein de la filiale commune avec Nissan, Renault-Nissan BV, basée aux Pays-Bas.
Une enquête a déjà été ouverte sur le financement du mariage de Carlos Ghosn au château de Versailles en octobre 2016.
Au Japon, la date du procès n'a pas été fixée. Ses avocats ont déposé cette semaine une requête au tribunal pour que l'ex-patron soit jugé séparément de Nissan, qui, bien qu'étant aussi inculpé sur un des volets, "a pris depuis le début le parti des procureurs", selon Me Hironaka. 
Le dirigeant franco-libanais-brésilien espère être blanchi après avoir été dépouillé de la présidence des trois constructeurs qu'il avait unis et hissés au premier rang mondial.
Nissan, qui a encore une fois jeudi évoqué "des preuves substantielles d'un comportement ouvertement contraire à l'éthique", se prépare à tenir lundi une assemblée générale extraordinaire d'actionnaires. Le mandat d'administrateur de M. Ghosn devrait être révoqué.
AFP

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Réactions

Ce pays a une drôle d’idée de la présomption d’innocence,on veut l’empecher de tenir sa conférence de Presse
alain boise, Le vendredi 05 avril 2019

Lors de son interview diffusée hier soir sur TF1 lors du journal télévisé, M. Ghosn a tenu ce discours de complot mené contre lui par des personnes de chez Nissan et en a appelé à l'aide au gouvernement français pour être jugé en France…
Il n'empêche, qu'il est bloqué sur le territoire japonais, qu'il ne peut pas en sortir et que c'est la justice du pays qui s'applique.
Son purgatoire risque malheureusement de durer...
clerion, Le vendredi 05 avril 2019

Faut demander le remboursement de la caution…
;0)
Lucos, Le vendredi 05 avril 2019

…. Oui d'autant qu'on dirait que "la France l'a laissé tomber" …
Pas besoin d'être devin pour imaginer que la perspective d'une conférence de presse au cours de laquelle Carlos GHOSN pouvait lâcher quelques vérités embarrassantes pouvait "déplaire" au procureur …

L'ironie du sort c'est que sur un des motifs principaux à savoir : "les rémunérations différées dissimulées (semble-t-il) , ces rémunérations, il ne les touchera, probablement, jamais l'ex grand samouraï … En tous cas la partie non affermie ...

A noter que l'on est en plein romantisme avec des déclarations du type :
1 - "Le suspect a trahi sa fonction (de patron de
Nissan) pour en tirer des bénéfices personnels"
2 - "des preuves substantielles d'un comportement ouvertement contraire à l'éthique",

Philippe RIES, auteur d'un ouvrage sur l'ex patron, affirme qu'un jugement équitable au Japon est inenvisageable car envisager l'acquittement de Carlos GHOSN si il s'avérait que les faits reprochés sont infondés coûterait bien trop cher en réparation induite … Ce n'est probablement pas erroné …

En outre, ce serait une terrible humiliation, non plus pour l'ex patron mais pour la justice japonaise et ses acteurs, le zélé procureur notamment … "On" comprend l'empressement pour "bâillonner le prévenu"

Ou les preuves des abus de confiance ou de biens sociaux sont matériellement constituées et les sanctions doivent s'appliquer à l'issue d'un procès qui ne semble pas pour tout de suite ou Ghosn doit être relâché sans délai … Ce qui n'est pas pour demain, semble-t-il ...

Le problème c'est que cette affaire dépasse largement le seul sort de l'auguste personne de l'ex patron de l'alliance … Le facteur temps pour de multiples raisons joue contre le "confort de vie" de Mr GHOSN ...


ADEAIRIX, Le vendredi 05 avril 2019

Et le Gouvernement Français dans toute sa lâcheté,plus prompte à protéger des terroristes de tous bords.
Les Japs vont demander encore plusieurs Milions pour une libération sous caution.....à ce train là va pu rester grand chose à Carlos,en plus il rembourse Renault de son mariage.
Comment va faire l’Alliance pour survivre à tout cela
alain boise, Le vendredi 05 avril 2019

Là où l'affaire risque de se compliquer, c'est l'influence tentaculaire de M. Ghosn sur un groupe international dont il avait la responsabilité. La justice japonaise peut-elle se servir des instructions faites en France chez Renault pour accumuler des preuves contre lui ?
La "multinationalité de M. Ghosn complique également les choses, franco-libano-argentin mais domicilié aux Pays-Bas à ma connaissance...
clerion, Le vendredi 05 avril 2019



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