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Autour de l'auto - 07/04/2017

Quel est le programme pour l’automobile des candidats à la présidentielle ?

Le Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA) a interrogé cinq des candidats à la présidentielle sur leurs propositions pour assurer la mobilité des Français et l’avenir de la filière aval de l’automobile.  Voici des extraits de leurs réponses. 

Le CNPA peut se réjouir sur un point. Parmi les rares fédérations et associations auxquelles les candidats ont pris le temps de répondre,  figure le CNPA. En revanche, cela ne traduit pas pour autant une réelle prise en compte de la place de l’automobile dans l’économie française par ceux qui pourraient diriger le pays, regrette Francis Bartholomé, président du CNPA. "Globalement, les candidats prennent la question de la mobilité au sérieux mais aucun d’entre eux n’a une réelle vision pour la filière. C’est inquiétant pour un secteur aussi important que l’automobile", dit-il. L’exemple le plus frappant de cette absence de vision est la façon dont ils abordent la question du véhicule connecté et de la gestion des données qui en découlent. "Aucun candidat n’a compris que ce sujet est stratégique. Lorsque nous les interrogeons sur cette question, ils sont tous hors-sujet. Seul Emmanuel Macron parle de la nécessité d’un cadre concurrentiel sain autour du véhicule connecté", souligne Francis Bartholomé. Le sujet de l’accès aux données autour du véhicule connecté se joue pourtant maintenant. Il fait actuellement l’objet d’âpres débats à Bruxelles dont la France est clairement absente.  
Au total, le CNPA a posé dix questions à 5 des 11 candidats à la présidentielle (François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen) autour de quatre grandes thématiques : la formation professionnelle, l’accès à la mobilité propre, le véhicule connecté et la gestion publique des dossiers liés à la mobilité. Voici les principales propositions des candidats sur les questions liées à la gestion du parc et à l’accès à la mobilité pour tous ; des thématiques auxquelles Jean-Luc Mélenchon n’a pas répondu.  

François Fillon (Les Républicains) :
-Développer le véhicule électrique : "Il m’apparaît nécessaire de renforcer notre coopération avec l’Allemagne afin de développer, y compris en favorisant certains investissements étrangers en France, l’industrie du véhicule électrique (avec un enjeu majeur sur les batteries), qui doit pouvoir prendre le relais, en matière d’emplois, des usines de mécanique  (15 à 25 000 emplois)".

-Créer un opérateur de mobilité national : "Alors que l’on compte en France 11 000 stations-service essence, la solution passe par le développement d’infrastructures de recharge rapide pour véhicules électriques dans ce réseau de stations-service et par la mise en place d’un véritable opérateur de mobilité national prenant appui sur une plateforme d’interopérabilité couplée aux autres plateformes européennes".

-Réhabiliter la route : "Dès que l’on sort des villes centres, la route et la voiture apparaissent comme très majoritaires dans la mobilité (…) il faut donc réhabiliter la route" c’est- à-dire "inverser la tendance actuelle à la dégradation et à accélérer la modernisation du réseau routier national" et "lancer un appel à projets pour favoriser, avec les collectivités locales, l’émergence de nouvelles solutions de mobilité reposant sur le covoiturage ou les véhicules autonomes dans les territoires peu denses".

Benoît Hamon (Parti Socialiste) :
-S’appuyer sur les données du contrôle technique : "Le contrôle technique est une mine d’informations très utiles, sur les usages et sur l’état du parc automobile. C’est une porte d’entrée pour disposer des éléments préalables à une stratégie globale de mutation du parc automobile : lutte contre la pollution, mobilité pour tous, prise en compte de  la révolution numérique". 

-Mettre en place une fiscalité verte : "L’impératif écologique sera  pris en compte notamment via  l’incitation fiscale,  par exemple  TVA différenciée pour les produits les moins polluants, convergence fiscale entre Diesel et essence".

- Développer un service public de covoiturage : "L’élargissement des compétences des régions en matière de covoiturage afin de développer, avec les autorités organisatrices  des transports,  des services publics de covoiturage, qui s’inscriront dans les futurs Schémas régionaux de l’intermodalité, pourrait contribuer au développement d’une mobilité partagée au service de la cohésion territoriale et de la transition écologique". 

Emmanuel Macron (En Marche !)
- Maintien du Bonus/malus : "Nous renforcerons les incitations au développement des nouvelles technologies et des nouveaux usages. Le dispositif du bonus /malus sera maintenu, et une partie de 15 milliards d’euros en faveur de la transition écologique sera affecté à des investissements dans ce domaine".

- Favoriser l’entretien des véhicules : "Il s’agira de s’assurer à chaque instant que la législation reste en lien avec les transformations du secteur, et permette d’instaurer un lien de confiance entre l’administration, les professionnels et les consommateurs. Pour cela, l’administration restera à l’écoute des acteurs de la filière et favorisera les expérimentations, par exemple concernant l’entretien écologique des véhicules".

- Une prime à la casse éligible à l’achat d’un VO : "Nous avons proposé de créer, dans le cadre du plan d’investissement, une prime exceptionnelle de 1 000 euros pour permettre à tous ceux dont les véhicules ont été fabriqués avant 2001 d’acheter des voitures neuves ou d’occasion plus écologiques". A noter que cette prime existe déjà mais se limite à l'achat d'un VO récent (Euro 6).

Marine Le Pen (Front National) :
-Une prime pour l’achat d’un VO essence contre un vieux Diesel : "Les vieux Diesels posent un problème de pollution aux particules fines ce qui  n’est pas le cas des Diesel récents dont la pollution selon l’ADEME est équivalente à celle des véhicules essence neufs. Une prime de 1 000 euros pour leur mise à la casse contre un achat de véhicule essence de moins de 15 ans peut être une idée simple et peu coûteuse pour se débarrasser de ces véhicules très polluants".

-Développer la filière hydrogène : "Nous pensons que l’industrie automobile française doit développer à grande échelle les véhicules propres à hydrogène, à pile à combustible. Ces véhicules ont l’avantage d’avoir une autonomie de 500 km, de faire le plein dans une station-service hydrogène en 3 minutes, de ne pas nécessiter de couteuses installations de borne électrique, de ne pas déséquilibrer le réseau électrique et même au contraire, de le stabiliser avec des stations de production d’hydrogène à partir d’électricité".

-Produire des véhicules hydrogène en France : "Il existe 3 véhicules de série japonais et coréen, et un seul véhicule français la Kangoo ZE Hydrogène à pile à combustible française. L’Etat stratège doit tout mettre en œuvre pour que l’industrie française passe rapidement à la production en grande série des voitures à hydrogène afin de faire baisser son coût de production au niveau des coûts des véhicules classiques (…) Quand ces véhicules propres seront à disposition des Français à un coût équivalent aux véhicules classiques, la voiture ne souffrira plus de diabolisation". 

Emilie Binois

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Réactions

Pourquoi la Merluche ne réponds pas,lui qui nous rêve en 100% renouvelable son gros bobard,il sait très bien que la France Restera couchée les jours d'Anticyclone malgre les 500 eoliennes plantées dans les jardins de citoyen volontaires sous la houlette du commissaire Lucos.
Nous traînerons au lit sous la grosse couette avant d'aller au bar,les 205 D et Clio D des sans dents abandonnées le long des départementales frappées d'une étoile noire seront déportées vers des camps de dépollution et leurs papiers seront brûlés dans un incinérateur a cogéneration.
Les chemises à fleurs seront obligatoires et les coiffeurs disparaîtront,la tombe de Rudolf Diesel sera profanée et ses cendres seront dispersées dans la Baltique abord du Rainbow Warrior x.
Enfin tout ceci n'est que de la propagande nous avons vu les 50 propositions du démissionnaire,que reste t'il?,,,
PS au fait prof ya pas de tombe de Rudolf Diesel,il a bien été jeté par dessus bord par Mata Hari dansl la Manche pour éviter que les Anglais mettent la main sur ce génie
alain boise, Le vendredi 07 avril 2017

Alain, que personne s'avise non plus d'aller profaner la tombe de l'inventeur de l'ampoule électrique, car sans lui le monde n'aurait jamais eu de centrales nucléaires, à savoir, la plus grande invention de l'humanité avec les bombes H et les cousines! de la famille! Tous les bout de la lorgnette sont d'accord avec moi.
Jo Duchene, Le vendredi 07 avril 2017

Précision : Pour la prime à l'achat d'un VO (Macron), il est noté que "cette prime existe déjà" pour l'achat d'un VO Euro 6. il faut ajouter cette prime n'est accessibles qu'aux ménages non imposables.
Yaa, Le vendredi 07 avril 2017



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