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Analyse - 23/11/2018

Carlos gone ?

La chronique de Bertrand Rakoto, analyste indépendant dans l’intelligence de marché. Après plusieurs années dans l’automobile, entre autres chez RL Polk, et après avoir eu un cabinet d’analyse en France (D3 intelligence) il est désormais basé aux Etats-Unis où il poursuit son activité depuis Detroit.

Ce serait un lieu commun voire un euphémisme de dire que la nouvelle de l’arrestation de Carlos Ghosn a ébranlé le monde de l’automobile. Le dirigeant de l’Alliance Renault Nissan Mitsubishi est aussi l’un des patrons dont la longévité est la plus importante avec Dieter Zetsche et feu Sergio Marchionne. A l’évidence, cela fait de Ghosn un personnage connu largement au-delà de l’industrie automobile et, ce, sur le plan international. La conférence de presse donnée par le DG de Nissan, Hiroto Saikawa a surpris, particulièrement en France où la fierté nationale se trouve mise en défaut aussitôt qu’un membre de la caste des gouvernants d’entreprise se trouve dans une position inconfortable.

Pour l’heure, la culpabilité de Carlos Ghosn et de Greg Kelly n’est pas encore établie mais trois éléments à charge ont été évoqués, à savoir : la sous-évaluation volontaire d’une partie des revenus de Carlos Ghosn auprès de l’autorité des marchés financiers japonais, la dissimulation des raisons de certains investissements réalisés par l’entreprise et des abus de biens sociaux. D’après Hiroto Saikawa, la concentration des pouvoirs aurait permis une telle fraude et conclu par le fait que ces trois éléments ont été reconnus comme suffisamment recevables par le constructeur japonais pour prendre la décision de démettre le président du conseil d’administration de ses fonctions. En parallèle, les autorités japonaises ont procédé à l’arrestation et la mise en garde à vue de Carlos Ghosn et de Greg Kelly dans le cadre de l’enquête afin de savoir si les éléments mis en évidence doivent mener à une procédure légale.

Au-delà de l’histoire des personnes, la situation actuelle est le résultat d’un jeu politique qui s’est joué à trois depuis quasiment le départ de l’Alliance avec d’un côté l’Etat français et Renault, de l’autre les intérêts japonais et Nissan et Carlos Ghosn au beau milieu. Cette scène peut rappeler le film "Pour une poignée de dollars" aux amateurs de western spaghetti.

Retour sur de nombreux signaux
D’un point de vue purement politique, il fait mauvais temps depuis plus de 15 ans entre Renault et Nissan. L’arrivée de Renault ne s’est pas faite facilement mais les Japonais se sont montrés très rapidement reconnaissants du redressement spectaculaire opéré par Carlos Ghosn et l’équipe de Français qui l’a accompagné sur place au Japon. A tel point que Ghosn a été un temps adulé et il est resté très respecté au Japon. Mais pour autant, l’homme a été le sujet de bien des controverses dès son arrivée chez Renault. Connu pour son management dur (certains diront un management par la peur), il est à l’origine de bien des tensions. Mais les résultats sont au rendez-vous et l’Alliance se porte bien du point de vue industriel et financier.

En revanche, les hommes sont souvent mis au second plan. Les méthodes managériales chez Renault ont longtemps été montrées du doigt au moins à deux reprises. La première était à la suite de plusieurs cas de suicides dont la solution a surtout consisté à installer des parois anti-chute plutôt que de résoudre les problèmes de management. La seconde a été l’affaire de faux-espionnage qui a révélé des mauvaises pratiques au sein de l’entreprise. Cette affaire a poussé Carlos Ghosn à évoquer une piste chinoise qui s’est naturellement révélée fausse et à laquelle on évoque souvent un impact sur les relations entre Renault et la Chine. Enfin, cette erreur a coûté son siège à Patrick Pélata. Le management à la Ghosn est connu et c’est certainement ce qui lui a permis de durer. Pour mémoire, Andy Palmer, Carlos Tavares ont dû quitter l’Alliance après avoir fait savoir qu’ils souhaitaient obtenir plus de pouvoir.

Il n’a pas fallu longtemps pour que les relations entre Renault et Nissan ne soient tendues. D’abord, dans un tel rapprochement, y compris dans une alliance, il y a toujours un mangeur et un mangé. Et si la structure ne permet pas de fusionner les entreprises, il a rapidement été question de maintenir l’idée que Renault a investi et sauvé Nissan. Dès 2001, le redressement du japonais pousse les deux groupes à poursuivre le rapprochement tout en conservant la main mise de Renault sur Nissan. Le Japonais prend 15% de participation de Renault, sans droits de vote, et Renault augmente sa participation dans Nissan de 36,8% à 44,4% dans son partenaire. Il n’est pas question que l’Alliance Renault-Nissan ne devienne Nissan-Renault. Une situation qui n’a cessé de frustrer les intérêts japonais au fil des années. Cette situation est devenue très apparente en 2015 lorsque l’Etat français a, de façon peu cavalière, augmenté temporairement sa participation dans Renault pour non seulement faire passer le droit de vote double mais aussi s’assurer que les droits de vote de Nissan ne pourraient être activés.

La manœuvre a été fort peu appréciée par Nissan et elle a nourri de nombreuses tensions au point de se demander si Ghosn n’a pas failli à l’objectif de donner plus de pouvoir aux Japonais dans une Alliance où il ne fait plus aucun doute qu’un changement d’équilibre n’était pas seulement souhaité mais totalement nécessaire. Le dirigeant a finalement rendu son siège de CEO début 2017 pour laisser la place à Hiroto Saikawa. Il est permis de se demander si la susceptibilité nippone aurait pu être ménagée si Carlos Ghosn avait laissé cette place dès 2005, quand il est rentré en France pour prendre la tête de Renault. 

Mais pour que la partie continue de se jouer à trois, Carlos Ghosn devait conserver un rôle fort afin de pouvoir arbitrer et sécuriser sa position entre la France et le Japon. Il s’est d’ailleurs toujours positionné comme le ciment entre Renault et Nissan, l’élément clé garantissant la poursuite de l’Alliance malgré les tensions grandissantes entre le Japon et lui. Il est maintenant évident que la patience de Nissan et des intérêts japonais se sont épuisés au point d’éliminer Ghosn de l’équation sur des éléments visiblement recevables aux yeux de la loi, de l’entreprise et des autorités. L’équilibre de l’Alliance devra être revu sans la présence de Carlos Ghosn.


Limogé suite à "l’évaluation de spécialistes", la conférence de Saikawa
La conférence de presse a pris tout le monde de court. Carlos Ghosn a été mis en état d’arrestation à son retour sur le sol japonais. Dans le même temps, la conférence de presse d’une heure trente a énuméré de nombreux éléments sur l’enquête sans chercher à dissimuler la moindre émotion ce qui apparait comme un trait culturel de ce type d’événement au Japon comme l’industrie automobile l’avait déjà constaté en 2010 dans le cas des rappels de Toyota.  Les mots employés sont durs et semblent vouloir éviter toute possibilité de retour en arrière. Hiroto Saikawa fait part de sa déception, son ressentiment, sa frustration, son désespoir et son indignation puis a présenté ses excuses au nom de l’entreprise particulièrement vis-à-vis de la "perte de confiance malvenue" vis-à-vis des employés et des actionnaires qui ont longtemps travaillé pour Carlos Ghosn et lui avaient apporté son soutien.


Au-delà de ces considérations émotionnelles Hiroto Saikawa a su diriger une conférence de presse où aucun doute n’est laissé sur le fait que la situation n’était plus tenable d’un point de vue purement organisationnel et managérial. Le dirigeant de Nissan ne mâche pas ses mots sur les faits reprochés à Carlos Ghosn mais aussi sur sa position centrale et isolée dans l’Alliance. Pour autant, s’il décrit durement les manquements constatés par l’enquête en cours, il a aussi des mots plutôt justes sur l’héritage de Carlos Ghosn et la nécessité pour les équipes qui ont travaillé à la réalisation de ses plans de pouvoir poursuivre le travail. Si Ghosn a été l’architecte de la transformation et de la conduite des entreprises de l’Alliance, les employés sont remis au centre de l’exécution par Hiroto Saikawa. C’est un point de vue plutôt bienvenu dans une industrie désincarnée où les échecs n’appartiennent à personne si bien que l’on n’ose plus non plus attribuer les succès, parfois récupérés par un seul homme.

En répondant aux journalistes, Hiroto Saikawa est resté très cohérent dans ses réponses et son argumentation. A aucun moment il n’a remis en cause l’héritage de Carlos Ghosn en matière de redressement mais il a lourdement insisté sur son management et la longueur de sa tenure. Ces mots trahissent une lassitude voire, un épuisement vis-à-vis de Carlos Ghosn et peuvent parfaitement expliquer que les éléments que l’enquête semble révéler soient une parfaite opportunité d’opérer un changement attendu par certains dirigeants de Nissan et même les employés à en croire les réponses apportées par le DG de Nissan.

Une fois la question de l’héritage de Ghosn traitée, Hiroto Saikawa a cherché à rassurer qu’il n’y avait pas de remise en cause de l’Alliance. Mais il est évident qu’une nouvelle structure doit être trouvée, dans laquelle les pouvoirs ne seraient plus concentrés. Nissan entame donc la négociation pour trouver un nouvel équilibre dans l’Alliance sans menace ni ultimatum mais en supprimant le troisième joueur qui jouait aussi le rôle d’intermédiaire entre la France et le Japon.

Nissan en position de force
L’investigation a certainement duré suffisamment longtemps pour que Carlos Ghosn lui-même ne puisse l’ignorer. Sa position centrale l’exposait à des manœuvres cherchant à son éviction, y compris du côté français où il a longtemps usé les patiences au point où la question de sa succession revenait souvent sur le tapis. Seulement il a perdu sa position de force et les japonais ont estimé, à la lueur d’éléments mettant en cause sa gestion, qu’il devait être sorti de l’équation. La justice devra dire si Carlos Ghosn est innocent ou coupable et, puisque les faits reprochés le sont au Japon, la France n’a pas tellement son mot à dire. Peu d’éléments sont disponibles pour le moment mais on ne peut s’empêcher, en bon français, de mêler doutes et incompréhension. Pour l’heure et face à l’absence d’éléments autres que les déclarations d’Hiroto Saikawa, certains n’hésiteront pas à voir Carlos Ghosn comme l’arroseur arrosé, surtout si cette affaire débouche sur un non-lieu après l’affaire de faux-espionnage. Le cas de Carlos Ghosn est une affaire désormais plus diplomatique qu’industrielle et doit être traitée indépendamment de l’Alliance.

L’urgence est maintenant de résoudre la crise et trouver un nouvel équilibre pour poursuivre le partenariat industriel entre Renault, Nissan et Mitsubishi et continuer leur intégration au sein d’une seule structure. Il semble possible que les trois constructeurs puissent poursuivre leur route indépendamment tout en conservant un partenariat industriel avancé comme évoqué par Max Warburton de Bernstein. Mais cela rendrait les groupes plutôt vulnérables à l’heure où les consolidations se poursuivent. L’intérêt de Renault et de l’Etat actionnaire est de trouver un nouvel accord avec Nissan qui a les cartes en mains. Côté français, les leviers sont bien maigres.
Bertrand Rakoto

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Réactions

La scène à 3, ce ne serait pas plutôt "le bon, la brute et le truand" ?
;0)
Lucos, Le vendredi 23 novembre 2018

Du sang et des larmes pour Renault !
alain boise, Le vendredi 23 novembre 2018

@ Lucos votre interrogation "sergioleonesque" a du sens …
Mais du point de vue de la dramaturgie dans le cas présent, l'ex PDG cumulait en somme les trois rôles, il me semble …

En tous cas une synthèse "analytique" qui semble juste en fonction de l'existant.
Cette éviction, du point de la gouvernance, est une très bonne illustration du danger que représente une trop grande concentration des pouvoirs …
A cet instant, la transition "pas écologique" s'annonce très délicate pour la préservation du leadership de Renault, donc des intérêts tricolores … Heureusement qu'il y a l'interdépendance !
ADEAIRIX, Le vendredi 23 novembre 2018

"Transition pas écologique" ??? Non sence...
Jo Duchene, Le vendredi 23 novembre 2018

Duchene … Ecologique est un qualificatif ou une sorte de…
Des transitions ... il en est de toutes sortes … Très sensé au contraire !

Faut ou mieux lire ou ne pas être obnubilé comme çà ... Pôvre !
ADEAIRIX, Le vendredi 23 novembre 2018

Annonce ce matin dans Libé
Multinationale à trois têtes recherche PDG passant sont temps sur cinq Continents.
Tutoyant Poutine,Abé,Trump,Merkel,May, sérieuses references exigées.
Salaire en conséquence
alain boise, Le vendredi 23 novembre 2018

Scoop ! J'aime bien le titre de l'article. Ca vous étonne ?
;-)
clerion, Le vendredi 23 novembre 2018

Excellent article de Bertrand qui fait une analyse posée et remarquable ; bien joué Bertrand !
La phrase que je préfère dans cet article, tellement vraie :
"[...] les employés sont remis au centre de l’exécution par Hiroto Saikawa. C’est un point de vue plutôt bienvenu dans une industrie désincarnée où les échecs n’appartiennent à personne si bien que l’on n’ose plus non plus attribuer les succès, parfois récupérés par un seul homme".
Ca s'applique si bien à l'Automobile et à Renault en particulier.

Sinon, on lit beaucoup de commentaires dans la presse dénonçant un complot, bien entendu, et surtout s'offusquant du non-respect de la "présomption d’innocence".
Peu de pays possèdent cette "règle" de présomption. Aux Etats-Unis, la procédure exige qu'un inculpé (mot interdit en France et remplacé par l'hypocrite expression "mis en examen") soit présenté à la presse menottes au poignet. Après on verra s'il est coupable... Ce n'est pas mieux, je vous l'accorde, mais on n'est pas obligé de mettre l'adjectif "présumé" à toutes les sauces, même pour le type pris en flag qui sera toujours qualifié de présumé avant procès. C'est fou.
Au Japon, cette présomption d'innocence n'existe peut-être pas, je n'en sais strictement rien mais l'enquête préliminaire suffit à la GAV qui dure de 12 à 22 jours si je lis bien la presse. Ca a l'air de ne pas plaisanter.
Là encore, Bertrand dit juste, s'il n'a rien fait, ça sera comme l'affaire de faux espionnage : un prêté pour un rendu.
Bruno HAAS, Le vendredi 23 novembre 2018

Bizarre, cette vision défaitiste et pleurnicharde, qui transparaît de plusieurs posts. Pourquoi faudrait-il que cette crise (majeure) débouche forcément sur une déconstruction de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi ? Une vison plus "américaine" des choses pourraiet même y déceler des opportunités :

- Ensemble, l'Alliance reste le plus gros vendeur de voiture au monde
- les synergies achats des trois constructeurs génèrent chaque année des économies considérables
- Nissan a appris de Renault une certaine rationalisation des projets industriels (mise en commun des plateformes ; des équipements ; collaboration entre projets...)
- Renault a appris de Nissan l’optimisation de la production ; l'élévation du niveau d'exigence ; une compétence en 4*4, entre autres choses
Et demain ?
Il faut trouver la bonne personne (des noms circulent), capable de poursuivre l'oeuvre entreprise, ce qui serait arrivé tôt ou tard (M. Ghosn a tout de même 64 ans).
Mais jusqu'à nouvel ordre, Renault a toujours la main sur la majorité du capital de son partenaire et ne doit pas se faire manger. Si ces dirigeants se montrent à la hauteur de la situation, bien sûr, avec la bienveillante fermeté, qui s'impose. C'est le message que M. Bolloré a tenu à passer dès sa nomination comme Directeur exécutif du Groupe Renault.
Sauf à jouer les Cassandre, dès lors qu'il y a de vrais intérêts communs, il n'y a pas de raison objective pour que cet édifice aussi original que profitable s'effondre.
Sniper, Le vendredi 23 novembre 2018

… ! Plus posé comme vous écrivez cher Bruno …
.0)
ADEAIRIX, Le vendredi 23 novembre 2018

Coupale ou pas coupable, on n'en sait rien et comme le dit le viel adage, lorsque l'on veut se débarasser de son chien, on dit qu'il a la rage...
Il y a derrière tout cela une lutte de pouvoir et les événements des derniers mois n'ont pas plu au Japonais. L'occasion a été saisie ou crée, l'avenir le dira peut-être, ou pas.
En tout cas, cette histoire laissera des traces, notamment en France, et apportera du l'eau au moulin des syndicats français... qui n'oublieront pas de s'en servir...


Emmanuel S., Le vendredi 23 novembre 2018

@M.Rakoto
"...où il ne fait plus aucun doute qu’un changement d’équilibre n’était pas seulement souhaité mais totalement nécessaire."
Sur quels éléments factuels vous basez vous pour dire qu'un changement d'équilibre était TOTALEMENT NECESSAIRE SVP.

Avez-vous oublié la restructuration de l'organigramme de Renault qui a placée à la tête de direction clef des hommes issus de Nissan.

Cela fait des années que Renault se pli aux exigences de Nissan son partenaire.
Avez-vous déjà travaillé avec des japonais ? :)
Grumly Ours, Le vendredi 23 novembre 2018

Finalement l'Histoire retiendra que cet événement aura été le déclencheur, voire le libérateur, de la crise interne latente qui devait forcément avoir lieu entre les 2 marques qui vivaient côte-à-côte, mais pas ensemble, et que Carlos tenait à la schlague comme Tito tenait la Yougoslavie.
Nous avons vu le résultat.
Nissan et Renault ont maintenant l'occasion de vraiment se marier ou de tout casser.
;0)
Lucos, Le vendredi 23 novembre 2018

Sans doute y a t il du vrai Lucos …
" dans un tel rapprochement, y compris dans une alliance, il y a toujours un mangeur et un mangé" … écrit le chroniqueur …

Les exemples de fusions acquisitions qui se déroulent "harmonieusement ne sont si nombreux …
Bien au delà déviances de l'ex PDG de Nissan, pour l'instant le "mangé" semble avoir beaucoup de ressentiments vers le "mangeur" quand bien même il fût son sauveur …
Je le répète ce qui demeure une bonne garantie du maintien de l'Alliance c'est l'interdépendance développée tout au long des 20 années écoulées … Les risques sont grands, pour le "mangé" autant que le "mangeur" de dé tricoter l'œuvre … On dépasse le cadre de la composition actuelle de l'actionnariat de Nissan ...
Il faudra beaucoup d'habilité (et du concret aussi dans la gouvernance) au(x) successeur(s) de Carlos GHOSN pour apaiser ce climat …

A noter que ces derniers jours, le Financial Times affirme que le dirigeant LibanoBresiloFrançais travaillait sur un projet de fusion ce qui n'avait pas du tout les faveurs des Japonais … Info ou intox ?
.0)
ADEAIRIX, Le vendredi 23 novembre 2018

Ne lisez pas, cela va pas faire plaisir ce que j'écris ci-dessous.
C'est bien joli tout çà...mais quand on connait le marché américain et chinois nous voyons tout de suite que Renault (accroché à ses votes doubles bidouillés et ces 43% d'actions chez Nissan) est un géant aux pieds d'argile qui joue dans la cour des petits et ses mises en production actuelles (la seule chose qui compte) ne se vendent pas aux US ni et en Chine (ou très peu).
Ni Nissan ni Mitsubishi ne vous faites pas d'illusions ne se laisseront désormais faire chier sur leurs bottes par un représentant occidental qui vient leur dire on est majoritaires et ont va vous donner des ordres !
C'est terminé fini !!
Nous n'aurons pas les moyens en hommes chez nous pour prendre avec succès le fardeau américain et chinois sans compter le marché japonais aussi.
C'est un coup dans l'orgueil national mais l'orgueil japonais est désormais plus grand.
Un correspondant japonais me dit: votre exotisme français est bien gentil, mais ne nous intéresse pas et on aura du mal à l'exporter aux US et en Chine. A contrario Nissan et Mitsubishi nous ont appris beaucoup de choses. C'est déjà cela.
La fiabilité (supportable) de Nissan et Mitsubishi prouve qu'un américain n’hésite plus depuis longtemps à acheter une caisse japonaise.
Nous avons plus à perdre à se fâcher avec Nissan que le contraire.
Nous sommes les plus beaux et les meilleurs chez nous...mais jamais de la vie je mettrais un centime sur une Twingo 3 GT face à une Fiat 500 Abarth.... et pour tout le reste de la gamme pareil.
Par contre le service Renault est top et la ZOE est une jolie voiture et n'a pas vieillit. PSA a des petites caisses mignonnes et la nouvelle 108 est super sympa avec sa bva. Les petites Citron sont confortables.
Le monde de demain appartient aux toutes petites caisses...et Toyota est mauvais là dedans.
L'hybride rechargeable a un très gros avenir...car le pauvre va se rendre compte qu'il passera moins de temps et d'argent à la pompe.
Si nous somme patients nous pourrons bien défendre notre bout de gras...et chacun chez soi et les vaches teutonnes seront bien surveillées.
Jo Duchene, Le vendredi 23 novembre 2018

Lucos
Comparer CG à Tito est gonflé,n’importe quoi comme d’habitune,cessez de raconter des balivernes.
Demandez au personnel de combien était la prime d’interressement,les embauches,jusqu’à la Schlage,fttttt
Oui Renault va souffrir de son renvoi et nos actions aussi!!!
alain boise, Le vendredi 23 novembre 2018

Tiens à propos de comparatif …

… Euh j’aime beaucoup la 500 Abarth … Et la GT est la meilleure offre de la gamme Twingo de mon point de vue …
De là à comparer les deux, Duchene, je dis NAN … Mais c’est une habitude, vos comparos sont toujours « étranges » !
L’honnêteté consiste à comparer la 500 Abarth à une DS3 Performance ou une 208 GTI et là du coup c’est plus du tout la même chanson … Si la Fiat est craquante avec ses jappements au rétrogradage elle est loin loin d’équivaloir les deux bombinettes tricolores en terme d’efficacité, notamment …
Donc pour le coup un peu bobo la tête … Du bashing tricolore gratuit et pas du tout solide (on a l'habitude, Pôvre)…

Après au risque de vous surprendre, le contenu de votre commentaire ne me surprend guère (le vocabulaire et le ton persécuteur beaucoup moins) et même je le trouve en ligne avec "ma" phrase « Il faudra beaucoup d'habilité au(x) successeur(s) de Carlos GHOSN pour apaiser ce climat …
Il a trop tiré sur la corde notre « commandeur » pour différentes raisons et pour pacifier « tout cà » c’est très (trop ?) compliqué …

Nissan ramasse plus Renault et c’est quand même un sacré problème pour l’Alliance, aujourd’hui, même si je n’oublie aucunement la part de capital de Renault dans Nissan … Hiroto Saikawa a trouvé l’angle d’attaque pour faire un coup d’état … le révolté du Bounty (pour Lucos !) … Pour l’arrêter il faudrait un autre « Carlos GHOSN » (je précise pour Bruno que moi aussi je n’ai aucune sympathie pour le bonhomme ni hier, ni aujourd’hui mais que) … Si vous avez « çà » en magasin transmettez à la rédaction qui transmettra …Y peuvent y aller chez Ray & Berndtson et Cie ...
ADEAIRIX, Le vendredi 23 novembre 2018

Comme d'habitude personne s'inscrit en faux contre mon analyse sur l'avenir de Nissan et Renault...et au fait qui ici a un jour siégé au Conseil d'Administration d'une société (tout en ayant des actions achetées ou gratuites), pour avoir un tant soit peu une TOUTE petite expérience de ce que c'est ????
Je vous laisse dans le doute en ce qui me concerne...et n'empêche la boite éditeur de logiciel manufacturing industrielle ou j'ai siégé n'était pas si petite que cela, car elle fut racheté par IBM ....
Seule Alain s'en doute un peu: "Oui Renault va souffrir de son renvoi et nos actions aussi!!!"
Le comportement d'ors et déjà de l’actionnaire étatique de Renault est lamentable et pas à la hauteur...on le voit gros comme une maison...qui va rétrécir... et finir par vendre ses participations tout en disant à la fin nous avons ramassé quelques milliards !
Qui va en bénéficier...ceux qui vont faire des PRISES DE BÉNÉFICE...mais encore faut-il pouvoir faire partie de la liste...super limitative !
Jo Duchene, Le vendredi 23 novembre 2018

Duchene … Relisez le fil des commentaires des deux derniers jours et vous constaterez que vous vous montez un tantinet du col avec votre analyse...Trop la confiance … ?

Sniper déplore même la lecture des visions défaitistes concernant le futur de l'Alliance, aujourd'hui … Avant même votre tirade !

En outre, que vous ayez siégé au CA de votre éditeur de logiciel ou pas (au fait "on" s'en fout un peu) … Certes "on" est pas à l'abri d'une boulette, mais la revente de la participation de l'état au capital de Renault, c'est pas pour demain matin. ,Quand bien même le gouvernement a furieusement (…) besoin de cash et que l'agence de participations les scanne avec la plus grande attention en ce moment, notamment….

"Chuis bêta" … J'avais oublié qu'en bon troll que vous êtes vous ne pouvez vous empêcher d'ajouter des commentaires pour atténuer ceux qui vous mettent devant vos "imprécisions" …
De cela aussi nous avons l'habitude !
Finalement c'est Lucos qui a raison vous concernant !
;0)
ADEAIRIX, Le vendredi 23 novembre 2018

Si je vous insulte en retour je suis plus bas que vous et ce que vous écrivez n’a aussi aucune valeur causée par un passé de petit monsieur qui n’a rien vécu et ne sait pas grand chose des grands constructeurs mondiaux, et ceux qui nous lisent jugeront.
Des fois je vous approve et cela ne me gêne pas de le dire, mais rien de crédible en tant qu’observateur peut nous être utile. Nous sommes vous n’êtes que des observateurs.
Votre agressivité de mâle suffisant est ridicule...
Jo Duchene, Le vendredi 23 novembre 2018

Il y a des observateurs ici comme Bruno qui ont vu ses mauvaises impressions concernant Carlos Ghosn ce révèler exactes quelques années plus tard!
Jo Duchene, Le vendredi 23 novembre 2018

"Se" révéler Duchene …Se révéler
Je sais je sais c'est léger mais que voulez vous ...
Vous avez raison d'appuyer le clin d'œil à Bruno pour "ses mauvaises impressions" … Car par contre vous … vous êtes "glorieusement" planté sur le devenir des activités de Vw aux USA et avec une belle arrogance encore… en tous cas à ce jour ... ( faites nous donc grâce du couplet sur Subaru, ceci, cela, pour noyer le poisson !)
Quant à ma suffisance prétendue … Elle n'est rien à côté ...
ADEAIRIX, Le vendredi 23 novembre 2018

"Côté français, les leviers sont bien maigres"
44.4% des actions Nissan, ça reste un bon levier non ?
NICOLAS O, Le vendredi 23 novembre 2018

Il y a de l’espace sur le serveur de Autoactu... je vous réponds pour vous dire que vous avez « tord » comme vous avez écrit souvent...
Ignorance, cher ami, les usines allemandes aux US comme celles de VW et BMW fabriquent surtout pour exporter en Chine... et Trump s’en occupe avec sa manie des taxes...et dit même en boutade: « je veux voir le moins possible de Mercedes à New York ». J’ai de la famille là bas...vous êtes faiblard même en anecdotes... demandez à Bruno... il a de la famille là bas aussi !! Pôvre!
Amusez-nous mais comment ?
Lucos au moins il est bon là dedans et beaucoup plus de bon sens!
Jo Duchene, Le vendredi 23 novembre 2018

C'est mignon ... vos petites attributions de bons points !
Pfff Vous vous reconnaissez teigneux, radin et rancunier, dites vous
… Duchene… en tous cas, une mauvaise foi "premium"… c'est sûr !


ADEAIRIX, Le vendredi 23 novembre 2018

Vous parlez des points Total..ou point d'humour ?
Jo Duchene, Le vendredi 23 novembre 2018

Point d'humour dans quelle langue ?… Traits d'humour éventuellement
… Nan … Je faisais référence à votre manière un peu scolaire (version soft) et plus ou moins irrépressible de décerner des lauriers ?
Allez kenavo Jo … ménagez le serveur d'autoactu, quand même ...
;0)
ADEAIRIX, Le vendredi 23 novembre 2018

MDR...et en plus il est faiblard en informatique....nos bafouilles communes occupent du point de vue d'espace disque sur le serveur à peut près, à la louche....0,000001% ...une pichenette.
Ce qui me permets dans ce WE jaune de me faire le "porte petite voix" des centaines de milliers de possesseurs de vieux diesels plus pauvres que pauvres qui ne vont pas avoir les moyens de "traverser" le désert du contrôle technique...et même pour ceux qui en ont entendu parler de décalaminage d'un diesel aux gaz rares...où les résultats sont aléatoires!
L’expression italienne: Porca miseria, n'a jamais été aussi adéquate.
Je ne suis pas à sept langues comme notre copain Carlos, mais je sais qu'il adore les bols de riz en espace confiné !
Son copain T. Bolloré (cousin éloigné de l'autre inventeur des batteries bancales qui sont toujours planquées au chaud) vient de faire un discours et pas un mot sur lui (faux copain) et surtout sur NISSAN alors qu'on lui dit qu'ils y a 43% de papiers boursiers de Nissan dans les coffres de Renault. Du jamais vu...pour un gros actionnaire
Histoire et feuilleton à épisodes super mal barré et sans happy end !
Les futurs preneurs de bénéfices ont déjà mis le champagne au frais.
Les seuls a s’enrichir en dormant.

Jo Duchene, Le samedi 24 novembre 2018

Alain, si vous aviez de la famille au Technocentre, vous la fermeriez sur le sujet…
;0)
Lucos, Le dimanche 25 novembre 2018

Lucos c'est dérisoire et inutile de dire cela...car je doute fort qu'ils ferment tous leur gueule au Thechnocentre (ils ont tous leur dignité et ils ont été à l'école, ce ne sont pas des moutons même si vous le croyeyz) et il y a des syndicats pour s'exprimer...et le plus grand patron de la terre n'est pas à l’abri d'aller en tôle !
Si vous vous donnez la peine d'examiner (vous savez lire?) d'examiner la composition du conseil d'administration de Nissan vous pouvez constater que: (Je site une source, démmerdez-vous pour la trouver).
"Les dirigeants de Nissan ont cinq des neuf sièges du conseil d'administration du groupe japonais, les représentants de Renault en ont deux et les deux autres sont des administrateurs indépendants.
Donc Renault va avoir du mal à s'imposer totalement.
Ah Nissan était à la ramasse et au bord de la faillite, et Zorro à tout redressé, Bravo mec...et alors jusqu'aujourd'hui il avait ramassé la mise non?
Un polytechnicien qui ne voit pas les peaux de banane sur sont passage, mettez moi-cela en modèle mathématique pour faire comme chez Polytechnique !
Jo Duchene, Le dimanche 25 novembre 2018

Eh Lucos, « nothing personal » ...et sans rancune!
Jo Duchene, Le dimanche 25 novembre 2018



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Nissan sans président après la révocation de Carlos Ghosn



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