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Marchés - 24/01/2019

La moto gagne 9% en 2018 !

Avec un bon dernier trimestre, le marché de la moto a terminé l’année 2018 en hausse de 9%. Et cette fois, les familles “125 cm3” et “plus de 125 cm3” enregistrent l’une comme l’autre des hausses, la 125 remontant même sérieusement la pente en repassant la barre des 60 000 immatriculations.

176 388 immatriculations : c’est le score final du marché de la moto en 2018, en progression de 9% par rapport à 2017, année durant laquelle s’étaient immatriculées 161 760 motos, scooters et 3 roues. C’est aussi le meilleur score depuis 2011, où l’on avait comptabilisé 184 000 immatriculations. 
Dans le détail, on retrouve 63 374 125 cm3 (dont 12 029 versions 3 roues) et 113 014 scooters et motos de moyennes et grosses cylindrées. A comparer aux 55 062 125 cm3 (dont 10 697 3 roues) de 2017 et aux 106 698 + de 125 cm3. Soit des hausses de 15,1% pour les 125 (+12% pour les 3 roues) et +5,9% pour les moyennes et grosses cylindrées.
Si la 125 reprend du poil de la bête, elle reste cependant loin, très loin, de ses scores historiques – ceux qui ont précédé la formation de 7 heures – de 2007 et 2008 où l’on comptabilisait 120 000 immatriculations de ces petits véhicules.
En revanche, 2018 est l’une des meilleures saisons de tous les temps pour la moto en France, ses 113 014 immatriculations la hissant à la quatrième place des scores enregistrés depuis 1969, le record restant les 121 108 unités de 2007.
Chez les marques, toutes catégories confondues, Yamaha reste en tête du marché avec 31 852 unités (+ 8,5% et 18,06% de parts de marché), devant Honda (28 756 unités, +11,5% et 16,3% de PDM), BMW (15 645 unités, -2,3% et 8,87% de PDM), Piaggio (14 996 unités, +9,1% et 8,5% de PDM) et Kawasaki (13 971 unités, +2,7% et 7,92% de PDM).
Globalement, sur les 39 marques du marché qui réalisent plus de 300 immatriculations de l’année, 32 d’entre elles enregistrant une progression, seules 7 perdent du terrain (BMW, Ducati, MV, Masai, Daelim, Sky Team et MBK, cette dernière ayant arrêté son activité fin 2017).

La 125 reprend des couleurs
Alors qu’elle avait enregistré des baisses depuis 10 ans (sauf en 2016, mais sous l’effet d’immatriculations tactiques au passage de l’Euro 3 à l’Euro 4), la 125 s’est très nettement redressée en 2018, comptabilisant 63 374 immatriculations, contre 55 062 un an plus tôt. Soit une progression de 15,1%. 
Trois marques ont une nouvelle fois dominé cette catégorie, réalisant 59% des ventes totales : Piaggio (13 562 unités, +10,7%), Honda (13 321 unités, +10,8%) et Yamaha (10 329 unités, +19,1%). Des progressions enregistrées notamment grâce à l’apparition de nouveautés, notamment chez Yamaha qui bénéficiait cette année d’une nouvelle version de son XMax 125. Avec 5 724 immatriculations (+41%), c’est la meilleure vente de scooters en France en 2018, devant le Honda Forza (star incontestée de ce marché depuis 4 ans, mais en baisse de 18% : 5 200 unités contre 6 332 en 2017). Quant au Piaggio MP3, qui a lui aussi bénéficié d’une nouvelle version au cours de l’année, il est une nouvelle fois le 2-3 roues motorisé le plus vendu en France avec 8 668 unités (7 398 en 2017, +17%).
Il faut noter que ces trois véhicules représentent quasiment 20 000 immatriculations, soit le tiers des ventes de 125 en France.
En tête de ce marché, la lutte a donc été serrée entre Piaggio et Honda, les deux constructeurs réalisant un score quasi identique, 200 immatriculations les séparant au final, comme en 2017 (et toujours dans le même ordre). Honda est donc revenu au premier plan de la catégorie 125 grâce à son Forza, mais pas que. Car en embuscade on retrouve le PCX (un scooter de plus petite taille et plus économique) qui a réalisé une très belle saison 2018 avec 3 412 unités (+28%).
Derrière ces trois “majors”, on note que la plupart des marques significatives sont elles aussi en progression : Peugeot (4 606 unités, +9,6%), Kymco (2 344 unités, +0,6%), Sym (2 248 unités, +16,6%), Mash (1 971 unités, +2,8%) et Suzuki (1 425 unités, +49,7%). Seule KTM (1 583 unités) perd un peu (-2,8%). Dans le même temps, Orcal enregistre une progression importante avec 1 277 unités, contre 354 un an plus tôt (+260%). Sur ce même terrain de la petite moto “vintage” défriché par Mash, Orcal s’est donc taillée une belle part de marché, tout comme Brixton qui réalise 919 immatriculations en 2018 (+37,2%).

Très bonne année pour le 3-roues
Avec 12 029 immatriculations, la catégorie des 3 roues (que nous intégrons aux 125 puisque conduisibles avec un permis B), a réalisé en 2018 le troisième meilleur score de son histoire, derrière 2009 et 2014 (13/14 000 unités), à égalité avec 2015. Là encore, on note une nette reprise depuis le “creux” enregistré en 2016 et 2017.
Comme pour la 125, si la formation de 7 heures a freiné la conquête, le renouvellement constitue un moteur important pour cette famille dont les clients “domicile-travail-domicile” sont de gros rouleurs.
En implantant une nouvelle version. De son MP3, Piaggio a évidemment contribué à relancer ce marché, sachant que ce seul véhicule constitue 72% des ventes de la catégorie. Avec 8 668 unités, le MP3 fait évidemment mieux qu’en 2017 (7 398 unités, son plus mauvais score depuis son lancement), mais il reste tout de même loin de ses meilleures années, comme 2009 où l’on en comptabilisait quasiment 14 000 sur l’année !
Entre temps, la concurrence s’est organisée, s’octroyant les 30% restants, avec le Peugeot Metropolis (2 014 unités, -7%), Quadro (qui se relançait cette année : 750 unités, +66%) et Yamaha (569 unités, +18%). MBK, dont l’activité a été stoppée fin 2017 (du fait de l’arrêt du moteur 2 temps sur les 50 cm3, à cause d’Euro 4), a encore immatriculé 28 Tryptic 125.
A noter qu’en matière de 3 roues, 2018 a été marquée par l’arrivée du Yamaha Niken animé par un 3 cylindres de 900 cm3 et développant 115 ch. Il s’en est immatriculé 195.

Les grosses cylindrées en forme
Avec 113 014 unités (contre 106 698 fin 2017, + 5,9%), 2018 est donc l’un des meilleurs millésimes réalisés par les grosses cylindrées en France. Avec 21 523 immatriculations (20 675 en 2017, +4,1%, 19,04% de parts de marché), Yamaha en reste le leader, largement détachée devant Honda (15 435 unités, +12,1%), BMW (15 225, -2,6%) et Kawasaki (13 675 unités, +3,1%). A elles quatre, ces marques généralistes réalisent 58% des ventes. Et à part Honda, elles ne réalisent pas une progression au moins égale à celle de la catégorie.
Car les fortes hausses, il faut aller les chercher ailleurs, chez Harley (8 927 unités, +8,9%) et KTM (6 251 unités, +16%) d’abord, mais surtout sur des marques nouvelles ou jusqu’alors anecdotiques, comme Husqvarna (1 852 unités, +71,3%), Enfield (1 796 unités, +85,5%), Indian (1 512 unités, +47,8%) ou Benelli (694 unités, +249%).
Chez les grosses “pointures”, on notera aussi que Triumph conserve son rang avec 7 679 unités (+0,7%), la marque britannique gérant plutôt la pénurie que la sur-offre, tandis que Suzuki (5 727 unités, -4,7%) et Ducati (4 149 unités, -6,9%) sont plus à la peine, la première handicapée par un manque chronique de nouveautés, la seconde par un niveau de prix bien trop élevé.
Une nouvelle fois, la Yamaha MT07 est la meilleure vente de la catégorie (6 645 unités, +31%), devant deux autres roadsters, les Kawasaki Z650 (3 703 unités, -14%) et Z900 (3 425 unités, +50%). Il faut dorénavant attendre la 4e place pour retrouver le TMax dont la nouvelle version lancée l’an passé ne rencontre décidément pas le succès escompté, avec 3 266 immatriculations, soit une baisse de 29% ! Une contre-performance à aller chercher une nouvelle fois du côté du prix.
Parmi les performances de l’année, on citera les 1 260 immatriculations de la Kawasaki Z900 RS (une version “revival” du roadster Z900), les 1 082 unités de la KTM 790, les bonnes performances des scooter 300 Honda Forza (882 unités) et Yamaha XMax (1 594 unités), les scores des Enfield (949 Bullet 500 et 791 Himalayan 400) et surtout le “carton” réalisé par Honda avec sa nouvelle Gold Wing, immatriculée à 1 066 unités ! Un modèle dont les prix s’échelonnent entre 25 et 36 000 €. Mais seuls quelques modèles mythiques peuvent se permettre ce genre de fantaisie et la GL n’avait pas été renouvelée depuis longtemps.
Si l’on s’en tient aux chiffres, le marché de la moto est donc en pleine forme. Mais quand on discute avec les concessionnaires, l’histoire est déjà moins belle, la plupart se plaignant de trop faibles rentabilités (Honda vient ainsi de réduire de 13 à 12% la marge de son réseau), d’investissements disproportionnés (la contagion des “cathédrales”) et de stocks importants, certaines marques les poussant à faire des immatriculations “tactiques” pour atteindre des objectifs souvent jugés démesurés.
Nous reviendrons prochainement en détail sur l’évolution des différentes familles de motos.
Pascal Litt

Lire le détail des immatriculations Motos neuves par marque en France décembre 2018

Lire le détail des immatriculations Motos neuves 125 cm3 par marque en France décembre 2018

Lire le détail des immatriculations Motos neuves + 125 cm3 par marque en France décembre 2018

Lire le détail des immatriculations Motos neuves 3 roues par marque en France à fin décembre 2018

Lire le détail des immatricualtions Motos neuves par modèle en France au cumul 12 mois 2018

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Réactions

Une bonne nouvelle sur l'état du marché mais un triste constat …!
Là aussi, le syndrome des cathédrales et le financement de stocks "importants" font des dégâts …

Une fin d'article qui apporte de l'eau au moulin de Bruno HAAS, notamment) sur les mauvaises pratiques (ou traitements) des concédants vis à vis de leurs concessionnaires …
ADEAIRIX, Le jeudi 24 janvier 2019

J'allais le dire Adeairix !
J'ai renoncé à conserver ma concession BMW Moto à Boulogne qui "marchait très bien" financièrement (environ 3 M€ de CA et 150 à 200 k€ de résultats) à cause de la pression permanente de BMW France pour agrandir la boutique, agrandir l'atelier, repeindre la cathédrale pourtant fraîchement repeinte, etc.
J'avais pourtant fait des travaux de réfection (sol au plafond) tout de suite après avoir acquis cette concession mais à écouter Nicolas Wertans (patron de BMW France à l'époque qui succédait au formidable Didier Maitret), il aurait fallu refaire sa concession de fond en comble tous les deux ans, voire chaque année.
L'arrogance du constructeur était insupportable et pourtant la fiabilité des motos neuves était plus que sujette à cautions.
Quand je comparais mes demandes de garanties vs celle de mon concurrent et ami concessionnaire Honda, le ratio était de 1 à 10 ! Vous avez bien lu, toute chose égale par ailleurs, il y avait 10 fois plus d'interventions en garantie pour mes clients que pour ceux de mon voisin.
Pas de quoi exiger autant d'investissements de la part du réseau mais plutôt de la part du constructeur.
Bruno HAAS, Le jeudi 24 janvier 2019

J'ai toujours eu tort d'avoir raison concernant les constructeurs allemands y compris dans la moto que j'ai pratiqué pendant quinze ans et le calme est revenu quand je n'ai plus acheté que des Honda de la petite monocylindre grise 250 XL jusqu'à la quatre pattes 750 cc au carter sec.
J'ai eu des anglaises, italiennes et même des deux temps bicylindres de l’Allemagne de lest, positivement increvables et encore si on est fauché et on veut faire un tour du monde ce n'est pas une BMW qui faut prendre mais une URAL.
L'arrogance allemande (ils sont comme çà) est dérisoire si ce n'était pas lamentable leur complexe de supériorité qui fini par couter très cher à leurs clients et pas seulement...
Ils insistent de façon maladive qu'il faut payer leur (faible) génie hyper cher à l'achat et à l'entretien ...trente ans pour fiabiliser le bi-cylindre à plat il faut le faire, et qui reste en plus glouton en carburant !!!
Alors le show qu'ils ont fait cette année au CES de la BMW sans conducteur et autonome...et à quel prix...ça va le cirque !!
J'ai toujours eu tort d'avoir raison concernant les constructeurs allemands y compris dans la moto que j'ai pratiqué pendant quinze ans et le calme est revenu quand je n'ai plus acheté que des Honda de la petite monocylindre grise 250 XL jusqu'à la quatre pattes 750 cc au carter sec.
J'ai eu des anglaises, italiennes et même des deux temps bicylindres de l’Allemagne de lest, positivement increvables et encore si on est fauché et on veut faire un tour du monde ce n'est pas une BMW qui faut prendre mais une URAL.
L'arrogance allemande (ils sont comme çà) est dérisoire si ce n'était pas lamentable leur complexe de supériorité qui fini par couter très cher à leurs clients et pas seulement...
Ils insistent de façon maladive qu'il faut payer leur (faible) génie hyper cher à l'achat et à l'entretien ...trente ans pour fiabiliser le bi-cylindre à plat il faut le faire, et qui reste en plus glouton en carburant !!!
Alors le show qu'ils ont fait cette année au CES de la BMW sans motard dessus et autonome...mais à quel prix...ça va le cirque !!
J'ai hâte d'envoyer ma bécane faire ma randonnée à ma place !!


Jo Duchene, Le jeudi 24 janvier 2019

Copier-coller quand tu nous tiens !
Jo Duchene, Le jeudi 24 janvier 2019



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