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Services - 24/05/2019

La réforme du contrôle technique n’a pas fait exploser les taux de "défaillance critique"

Depuis 1 an, les véhicules qui passent le contrôle technique peuvent être frappés d’une interdiction de circuler si le contrôle montre une "défaillance critique". Dans le réseau Dekra, cette situation n’a été constaté que dans 1,4% des contrôles.

"Il y a eu beaucoup d’émotion l’année dernière au moment de la mise en place du contrôle technique renforcé. Dans la réalité, le taux de contrev isite a très peu augmenté et le nombre de défaillances critiques ne s’applique qu’à 1,3% des véhicules présentés", explique Karine Bonnet, présidente du réseau contrôle technique France de Dekra Automotive.
L’application de la directive européenne (CE 2014/45) transposé en droit français à partir du 20 mai 2018 introduit pour la première fois le risque pour les automobilistes d'une interdiction de circuler en cas de "défaillance critique". Elle s’est donc faite sans mal. "Quand on regarde la nature des défauts qui entrainent une défaillance critique on se rend compte que cette règlementation c’est simplement du bon sens", souligne Karine Bonnet qui cite notamment les pneus usés, les freins défaillants ou l’absence de feux stop. "Le contrôle technique remplit là pleinement son rôle de protection de l’ensemble des usagers de la route", dit-elle.

Les statistiques des centres de contrôle technique des réseaux Dekra (1 570 en France) montrent que le taux de contre visite a atteint 21,5% entre le 20 mai et le 31 décembre 2018, contre 17,4% sur la période janvier/19 mai 2018. "Nous avions anticipé un taux de contre visite de 25% et nous sommes bien en dessous", souligne Karine Bonnet. Le taux de contre visite dans le cadre d’un contrôle qui a signalé une défaillance critique (celle qui donne lieu à immobilisation du véhicule) a été de 1,4% sur un an (20 mai 2018/20 mai 2019), sachant que les véhicules soumis à contre visite ont en moyenne plus de 3 défauts.

La réforme a aussi renforcé les exigences de formation pour les contrôleurs qui doivent désormais avoir au minimum un bac pro contre un CAP dans la règlementation précédente. Pour les techniciens en poste, Dekra a organisé de manière exceptionnelle à partir de 2017 et jusqu’en mai 2018 un programme de mise à niveau avec 35h de formation au lieu des 20h annuelles. Dans ces cursus de formation, Dekra intègre désormais de plus en plus la relation client. "Même si le contrôleur est un technicien de la sécurité on doit expliquer aux automobilistes pourquoi on leur met une contre visite avec une défaillance majeure ou critique. Il est important pour nous que les contrôleurs puissent répondre à un automobiliste qui est aussi un client", explique Karine Bonnet.

Alors que le contexte actuel rend les automobilistes très sensibles aux prix, celui du contrôle technique a augmenté sous l’effet de plusieurs éléments sur les deux dernières années après 10 ans de stabilité, confirme Karinne Bonnet.  Ainsi, le prix moyen constaté dans le réseau Dekra était de 64 euros TTC fin décembre 2017, 66 euros TTC fin juin 2018 et 69 euros TTC en mai 2019. Selon la dirigeante, ces hausses tarifaires sont la conséquences d’obligations successives : une obligation de mise à jour des équipements en 2016, la formation passée à 35h au lieu de 20h, les investissements dans de nouveaux logiciels pour l’application des nouvelles règles en mai 2018, les investissements dans les opacimètres, des salaires plutôt en hausse compte tenu de l’exigence accrue en termes de niveau de formation initiale qui accentue les difficultés de recrutement (200 postes sont à pourvoir uniquement dans les réseaux Dekra), sans parler de la pression immobilière dans certaines zones.

Pour répondre à cette inquiétude des automobilistes, Dekra a mis en place des forfaits : "éco" avec inclusion de la contre visite, "pass" avec en plus un contrôle volontaire entre deux contrôles périodique et "vert" avec en plus un arbre planté pour 1 euro de plus.
L’introduction du contrôle pollution des Diesel au 1er juillet n’aura pas d’incidence sur le prix, a promis Karine Bonnet. "Nous nous sommes engagés à la modération des prix et les investissements ont été faits en 2018", précise la dirigeante. Ces nouveaux points de contrôle devaient entrer en vigueur au 1er janvier 2019 et avaient été brutalement repoussés de 6 mois par le gouvernement au début du mouvement des "gilets jaunes".
Florence Lagarde

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Réactions

Mais la réforme du contrôle technique a fait globalement revoir à la hausse les tarifs.(voir article d'Auto Plus de la semaine dernière)
10 minutes supplémentaires qu'avant la réforme pour faire le contrôle cela a forcément un coût.
Espérons qu'après le 1er juillet, les tarifs ne s'en ressentirons pas trop...
clerion, Le vendredi 24 mai 2019



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