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Constructeurs - 12/08/2019

Trémery, la plus grande usine de moteurs de PSA, fait sa transition énergétique

Article publié le 17/06/2019 -

L’usine de moteurs de Trémery a débuté l’assemblage des moteurs électriques qui équiperont la DS3, la e-208 et la e-Corsa, avec une vingtaine de salariés. En 2025, ils seront au moins 400 à produire 900 000 moteurs électriques sur place.

Comme tous les constructeurs (ou presque), PSA fait sa révolution électrique : A partir de 2019, tous ses modèles disposeront d’une version électrique ou hybride ; En 2021, il comptera 8 plug-in hybrides (PHEV) et 7 modèles électriques (BEV) dans sa gamme. Cela n’est pas sans conséquence pour sa principale usine de production de moteurs, celle de Trémery, en Moselle, un site qui a produit l’année dernière 1,22 million de moteurs thermiques (contre 1,5 million en 2017), dont 31% de moteurs essence (37% prévus en 2019).

Des moteurs électriques "sur étagère" pour commencer
Cette transition énergétique se fait en douceur, à petits pas. Dans un premier temps, Trémery ne fera que de l’assemblage de moteurs de BEV, fournis "sur étagère" par Continental (qui a cessé de fournir ses moteurs à la Zoé). Les moteurs électriques des PHEV seront quant à eux directement livrés aux usines terminales par Valeo et Siemens, pour les versions 4x4, et par Aisin, pour les versions 4x2.
Ainsi, l’investissement sur le site de Trémery est minime, de l’ordre de 10 millions d’euros pour réaliser une première chaîne d’assemblage de moteurs électriques qui emploiera au mieux 60 personnes (sur les 3 000 que compte l’usine).
Actuellement en rodage, cette "mini-chaîne" emploie une équipe de 16 personnes associées à des robots (pour les tâches pénibles ou très précises), pour produire 12 moteurs /jour (contre 4 236 moteurs Diesel et 2 591 moteurs essence par jour). "Nous passons cette semaine à 20 moteurs/jours, rythme que nous allons conserver jusqu’en juillet, explique Marc Bauden, patron de l’usine. Puis, en septembre, nous passerons à 136/jours, nous ajouterons une troisième équipe en décembre et une quatrième, pour le weekend, en mars 2020". Annuellement, cela représente un rythme de 15 000 moteurs électriques cette année, puis 120 000 en 2019 et 180 000 en 2021.
L’assemblage ne nécessite que peu de main d’œuvre car un moteur électrique ne compte que 50 pièces contre 150 sur un moteur thermique, et aucun travail d’usinage n’est réalisé sur place.

900 000 moteurs électriques par an d'ici 2025
Dans un second temps, Trémery va s’approprier la production de tous les moteurs électriques. De 3 500 m2 actuellement, l’espace consacré à la chaine électrique va passer à 38 000 m2, dans un atelier auparavant consacré au Diesel. "Une unique chaine flexible, qui emploiera entre 400 et 600 personnes, sera capable de sortir 900 000 moteurs/an d’ici 2025, sans compter les moteurs MHEV", prévoit Alexis Coron, directeur opérationnel de la co-entreprise Nidec-PSA emotors, en charge de ce projet.
L’investissement cette fois est important : 220 millions d’euros. "Nous ferons la machine électrique complète (moteur et ondulateur), en réalisant l’usinage des stators et des rotors su place, et tous les types de moteurs, du mild hybride (15 kW), du PHEV (92kW) et du BEV (105 KW à 170 KW, pour des modèles comme de grands SUV, avec des moteurs à l’avant et l’arrière)", détaille notre interlocuteurLes deux premiers types de moteurs seront envoyés dans l’usine voisine de Metz pour être intégrés aux boîtes de vitesse tandis que les moteurs BEV seront envoyés directement sur l’usine terminale.
Un atelier prototype sera installé fin 2019, pour un installation fin 2020, une montée en cadence en 2021 et une pleine cadence en 2022, pour un volume de 600 000 unités pour commencer. "Nous tablons sur deux tiers de PHEV et un tiers de BEV mais nous adapterons la production à la demande puisque la même chaîne produira tous les types de moteurs électriques", souligne Alexis Coron.
L’ambition de la co-entreprise Nidec-PSA emotors est aussi de vendre à d’autres constructeurs, partout dans le monde, et notamment en Inde et Chine. "Nous sommes en discussion, il est possible que des accords soient signé avant la fin de l’année", dit-il.

Eviter l’utilisation de terres rares
Actuellement, 80 personnes travaillent sur la conception et le process de fabrication de ces moteurs au sein du centre de R&D de PSA à Carrières/Poissy. "Nous travaillons à l’optimisation des performances mais aussi à la réduction de la part d’aimants dans le moteur voire même à les supprimer pour éviter l’utilisation de terres rares et ne pas dépendre de fournisseurs", explique Alexis Coron.
"On ne part pas d’une feuille blanche : Nidec est l’un des plus grands producteurs de machines électriques de toute taille, allant du vibreur d’iphone au moteur d’éolienne". Il a racheté en 2017 le français Leroy Somer, fournisseur entre autres des moteurs électriques de la Bluecar de Bolloré et de la e-Méhari de Citroën, qui n’a pas été choisi par PSA pour sa gamme électrique pour des raisons de capacité de production insuffisante.
Xavier Champagne

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