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Marchés - 11/12/2019

Coface s’attend à une poursuite des défaillances chez les équipementiers en 2020

Les défaillances ont augmenté de 23% depuis le début de l'année en France dans l’industrie automobile, sous l'effet de la baisse de la production et du basculement vers l'essence. Coface considère le secteur comme à risque "elevé" et s'attend à une poursuite des défaillances chez les équipementiers de rang 2 et 3.

Coface (*) prévoit un léger rebond (+0,9%) des défaillances en 2020 en France,"principalement en raison du ralentissement attendu dans le secteur de la construction, qui a été largement tiré par les travaux publics en 2019 à l'approche des élections municipales et qui devrait ralentir ensuite, explique Bruno de Moura Fernandes, économiste de Coface.
L’automobile pourrait aussi être touchée, Coface ayant classé le secteur en risque d’impayés "élevé" en France (et dans le reste du monde) et même en risque "très élevé" au Royaume-Uni, avec l’incertitude sur le Brexit.
En 2019 (à fin octobre), le nombre de défaillances d’entreprises a baissé (-3,3%) en France pour la quatrième année consécutive. Dans le secteur automobile, les défaillances ont aussi reculé de 2,3% mais, en termes d’effectifs, c’est 20% d’emplois en plus qui ont été affectés. En effet, explique l’économiste, "d’un côté, les défaillances ont baissé chez les garagistes (-2%), qui emploient peu de salariés, et les concessionnaires (-5%) mais elles ont augmenté dans l’industrie automobile (+23%) et le commerce de gros de pièces (+9%), touchant des entreprises aux effectifs plus importants. La baisse de la production automobile en France associée à la chute du Diesel a eu un impact sur les équipementiers les plus fragiles de rang 2 et 3 et cela risque de se poursuivre en 2020", dit-il.
"En Europe, aux Etats-Unis et en Chine, l’incertitude pèse sur la confiance des consommateurs alors que le basculement de l’offre vers l’électrique doit encore trouver sa demande", poursuit Khalid Ait-Yahia, spécialiste de l’automobile chez Coface.
Dans le même temps, l’industrie automobile est fragilisée par une baisse de sa rentabilité (voir graphique), liée à la baisse des ventes mondiales et aux importants investissements à consentir pour faire sa transition énergétique. La dette nette des constructeurs et surtout des équipementiers est en forte hausse (voire graphe) et "pourrait générer des difficultés et une nouvelle vague de rapprochements/acquisitions si la demande n’est pas au rendez-vous", estime-t-il.
Xavier Champagne

(*) Coface est une référence en matière d'assurance-crédit, de gestion des risques et d'économie mondiale. En 2018, Coface comptait environ 4 100 collaborateurs et a réalisé un chiffre d'affaires de 1,4 milliard d'euros.

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Réactions

Merci qui? Vite un Trump Européen !!!
alain boise, Le mercredi 11 décembre 2019

Vous êtes en mission pour les Ricains ce matin ?
;0)
Luc Os, Le mercredi 11 décembre 2019

Ben non regardez mon commentaire sur Trump et le charbon,reconnaissez qu’il défend son pays devant la Chine
alain boise, Le mercredi 11 décembre 2019

… Souventes fois, ces équipementiers du secteur automobile sont de « faux » sous-traitants tellement leur activité est dépendante de 1 ou 2 donneurs d’ordre … J’exagère mais à peine !
Voyez le cas des fondeurs de bloc moteurs à Ingrandes, de GM& S à la souterraine, d’autres
Et l’électification de l’automobile n’est que la quatrième ou la cinquiéme lame d’un rasoir qui détruit le tissus industriel tricolore de ces activités liées à l’automobile depuis 20 ou 25 ans … Comme une longue descente aux enfers qui découlent de certaines « spécialités » françaises telles que : le déplafonnement de l’ISF (by Juppé), les droits "velus" de succession, les 35 heures, l’avidité des centrales d’achats des constructeurs qui ne doit rien à la grande distribution, le dogmatisme du bullot de l’ile de Ré contre les fonds d’investissements tricolores, les cors aux pieds … Nan pas les cors aux pieds … !

Quant la seule usine ferme au fin fond de la Creuse, de la Vienne ou de l’Aveyron pas la peine de dire que c’est une catastrophe pour les salariés dans la « fleur de l’age » et leur environnement proche !

Ces pme qui étaient bien souvent familiales avant d’être rachetées par divers opérateurs du secteur quand ce ne sont pas des fonds d’investissements étrangers (US, Canadien, quatari, Chinois, polonais, bleu, blanc, noir …) ont souffert également d’une faiblesse managériale, mais pas toujours … Les réseaux bancaires ont bien aidé aussi à la survenance du carnage …Il fût un temps où il n’y avait pas de BPI et avance cela de FSI …
Les fonds d’investissements avides d’une rentabilité à 2 chiffres ont désinvesti « tranquillement’ et réduit la maintenance au strict minimum terminant le boulot commencé sous l’effet des « spécialités françaises » …

En l’occurrence, le fait qu’une usine soit rachetée par les chinois ne constitue nullement un rempart contre la misère … La preuve … C’est que les causes principales ne sont pas traitées … Trop de dépendance aux mêmes clients finaux qui compromet une rentabilité déjà précaire voire inexistante …

Au fait (bis) … LE BELIER (spécialiste de fonderie orienté freinage à la base) qui était bien revenu à meilleure fortune après une passe plus que délicate en 2004 est en train de passer sous pavillon chinois … Autoactu finira bien par en parler … ( ?)
;0)
ADEAIRIX, Le mercredi 11 décembre 2019



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