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La chronique de Bernard Jullien, Maître de Conférence à l'Université de Bordeaux et conseiller scientifique de la Chaire "Distribution & Services Automobiles" du Groupe Essca. Autoactu publiait vendredi deux articles qui, involontairement, se renvoyaient l’un à l’autre. L’un, signé de Laurent Bodin, traitait du sort de l’usine terminale PSA de Mulhouse qui a vu partir la production du nouveau 2008 vers l’Espagne en vertu de la doctrine bien connue désormais selon laquelle les sites français n’ont pas à assembler de véhicules des segments A et B, fussent-ils des SUV. En effet, bien que le MAGA (pour "Make America Great Again") trumpien n’ait pas empêché les constructeurs américains de continuer de renoncer à fabriquer des sedans aux Etats-Unis, l’accord USMCA renvoie à une tentative claire soutenue par le Canada, les démocrates et les syndicats de casser une dynamique mortifère. De ce point de vue, la situation française est pire encore que celle que vit le Michigan car le marché américain privilégie depuis plusieurs années les SUV et light-trucks majoritairement assemblés aux Etats-Unis et délaisse les sedans alors que les consommateurs français continuent d’acheter majoritairement – à 55% en 2018-, aux constructeurs français en particulier, des véhicules du segment "économique et inférieure". De fait, l’assez bonne année qu’aura été finalement l’année 2019 pour le marché français et les marques françaises se traduit par un déficit commercial accru : pour les "produits de la construction automobile", les exportations sont à la baisse et les importations à la hausse ; pour les "équipements pour automobile", qui dégageaient jusqu’en 2017 un solde excédentaire, la dégradation se poursuit car les assemblages délocalisés des français appellent de moins en moins de pièces fabriquées en France. Dès lors que les dernières miettes de ces productions des marques françaises que l’on trouvait encore à Poissy, Mulhouse et Flins viennent de partir, il semble qu’il soit un peu tard pour se manifester. Il en résulte que la logique de mise en concurrence des sites ne paraît plus avoir de limites. Chez Renault comme chez PSA, les premières victimes ont été les sites français. Les secondes peuvent être des sites roumains ou slovaques dont les velléités de voir les salaires augmenter sont tempérées par la construction de sites marocains. A l’inverse, si, à l’instar de ce qui s’est produit lorsque la péninsule ibérique a intégré le marché commun dans les années 80, la croissance de la production s’accompagnait d’une croissance du pouvoir d’achat et des marchés, alors les usines auraient une part de leurs clients à leurs portes et les fameuses "surcapacités" dont on va bientôt nous reparler seraient moindres. Accessoirement, les différences de coûts salariaux s’amoindriraient plus rapidement et l’intérêt qu’il y aurait à délocaliser avec elles. C’est apparemment la logique dans laquelle se place le nouvel accord de libre échange nord américain qui va jusqu’à imposer au Mexique qu’il autorise la constitution de syndicats. C’est la logique dans laquelle, il faudrait que puissent enfin se placer les nouveaux pays automobiles dans l’UE et hors de l’UE. Rappelons que lorsque les responsables de PSA présentent l’usine de Kenitra, ils continuent de dire qu’elle est essentiellement destinée à alimenter les marchés d’Afrique et du Moyen Orient . Sans avoir la puissance des Etats-Unis, la France face à ses constructeurs a tout de même en 2019 quelques moyens de pression. Il est tard pour se réveiller et les dégâts sont déjà considérables. |
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Réactions
RELOCALISONS!!!!
D'autant ...d'autant que si j'en crois les experts de la lutte contre le réchauffement climatique réduire les flux de transport des marchandises, sur la planète passe par la relocalisation des productions ... (?).
"Il est tard pour se réveiller et les dégâts sont déjà considérables".
Je la transforme un peu :
Il est trop tard pour se réveiller et les dégâts sont irrémédiables.
La responsabilité des Politiques est immense mais pas isolée, celle des dirigeants de Renault en particulier et de PSA est importante aussi.
Le "cost killer" Ghosn a largement contribué à "killer" l'industrie automobile en France.
Quant à Bruno Le Maire, il enfonce l'épée un peu plus profond dans la plaie du mourant et il utilise le sang qui en sort pour lui faire des perfusions. Il est trop fort ce garçon.
Chez Artcurial...une petite Ferrari cab 250 GTO s'est vendue péniblement 13,9 millions d'euros...et tout le monde a souffert dans la salle car à partir de 13 millions les clients étaient exsangues à cout de 100000 euros par enchère !
Tout a été filmé...et ce fut éprouvant.
Le constat est sans appel...on est des petits pions, mais ne pas être dupe et le savoir c'est déjà un gros progrès !!!
Le seul qui puisse changer vraiment les choses, c'est le consommateur par ses choix. Pour l'emploi, pour les rentrées de cotisations et taxes, il est peut-être (?) plus responsable d'acheter une Yaris qu'une 208 ou une Clio.
Point de petit cab dans la lignée des 250 GTO …
Au mieux un cab 250 GT (non omologato) plutôt connoté California
Quitte à suivre les ventes aux enchères autant le faire fidèlement …
Attention à la bave … çà coule sur le côté … !
;0)
Rep Tchèque : chiffre similaire
Maroc : 80%
Allemagne : 50%
Conclusion simple :
Taxer l'importation des véhicules en fonction des émissions de CO2 dues au mix de production électrique du pays producteur.
8-)
En plus les gens avec du gros pognon...ils étaient au bout du téléphone et pas dans la salle !
Sauf les pauvres ce salissent les mains avec le fric....car même au Loto...un gars qui avait gagné gros une année...ne c'est même pas déplacé...il a envoyé un larbin le chercher le chèque !


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