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Autour de l'auto - 14/06/2006

La technologie Cryptoglyph : la nouvelle arme anti-contrefaçon

La société suisse AlpVision a développé la technologie Cryptoglyph, une solution de protection anti-contrefaçon reposant sur l’impression de marques invisibles sur tous types de surfaces. Déjà très présente dans les secteurs fiduciaires et pharmaceutiques, cette technologie trouve également des applications pertinentes pour le secteur automobile.

"Le défaut d’un procédé visible de lutte anti-contrefaçon, du type hologramme, est qu’il dévoile immédiatement la cible à contrefaire", explique Philippe Jordan, vice-président de la société AlpVision. Ils peuvent même permettre aux contrefacteurs d’agir sur la crédulité du consommateur. Pour preuve, un laboratoire pharmaceutique a récemment constaté une chute de ventes de l’un des ses principaux médicaments en Russie. Cette baisse était due au fait qu’une contrefaçon de son médicament était vendue en masse parce qu’il comportait un hologramme sur la boîte, alors que l’original n’en possédait pas. "Cette anecdote met en exergue le fait que les consommateurs peuvent être facilement floués par ces systèmes visibles de protection. Nous avons donc développé une technologie invisible que nous sommes maintenant capables d’accompagner de moyens d’authentification pour les distributeurs, et bientôt pour les consommateurs, totalement fiables et sécurisés", note M. Jordan.
Cette technologie, baptisée "Cryptoglyph", repose sur l’impression d’une multitude de points microscopiques (donc invisibles à l’œil nu) sur un emballage, un document ou même une pièce métallique. En effet, "parce que ces points sont soit imprimés, soit gravés, ils peuvent être appliqués sur tous types de surfaces et de matières", précise M. Jordan. "Ils sont en outre si petits et disposés d’une telle façon qu’ils ne peuvent pas être recopiés ou contrefaits", ajoute-t-il. En outre, ces points peuvent contenir des informations inviolables pour une parfaite traçabilité du produit : zone d’exportation, date de production, etc.
 
Aucune modification dans le process de production
Autre avantage majeur de ce procédé : il s’intègre dans le processus de production sans perturber la chaîne de fabrication. "Pour le mettre en place, il suffit d’insérer une image supplémentaire et invisible dans le fichier électronique de l’emballage ou de la surface à marquer. Il n’implique donc aucune modification du design et ne nécessite aucun élément supplémentaire, ni même une encre spécifique", explique M. Jordan.
Si cela présente un avantage économique face à d’autres procédés de protection anti-contrefaçon, cette simplicité d’intégration permet avant tout de préserver le secret industriel. "Un système de protection est efficace si son utilisation sur un produit est connue par le minimum d’intervenants. Généralement, la décision d’appliquer cette technologie est prise au plus haut niveau et son utilisation n’est sue ni des collaborateurs de l’entreprise, ni même de l’imprimeur", remarque M. Jordan.
Utilisée par les "principaux gouvernements" pour protéger les billets de banque, la technologie Cryptoglyph tend à se généraliser dans les industries pharmaceutiques et alimentaires. En 2005, 60 millions de produits cryptoglyphés circulaient dans le monde. En mai 2006, "nous en comptions 100 millions et nous espérons atteindre un milliard de produits cryptoglyphés dès 2007".
 
Placer le consommateur au cœur de la lutte anti-contrefaçon
Par ailleurs, AlpVision est maintenant capable de répondre à la seconde attente des industriels : l’authentification de leurs produits par leurs distributeurs et bientôt, par les consommateurs.  Concrètement, le distributeur scanne (à partir de n’importe quel scanner) l’emballage ou la pièce à authentifier. Un logiciel spécifique, installé soit directement sur le lieu de vente, soit sur le serveur sécurisé du fabricant, analyse l’image et valide instantanément la véracité du produit.
"Ce système de détection sur lieu de vente est déjà opérationnel pour plusieurs laboratoires pharmaceutiques. Mais il n’est pas encore utilisé. Il s’agit davantage d’un plan Orsec qu’ils déploieront pour se protéger d’éventuels procès intentés par l’Etat, qui pourrait leur reprocher de ne pas avoir pris les précautions nécessaires", note M. Jordan.
Prochaine étape : l’authentification du produit par le consommateur directement sur le lieu de vente, à partir de son téléphone portable. Pour cela, AlpVision a créé un "utilitaire" (sorte d’adaptateur) installable sur les téléphones portables dotés d’appareil photo. Cet adaptateur permet d’améliorer la définition de la photo et de capturer l’image sous le meilleur angle (pour identifier les cryptoglyphes). Ensuite, sur le même principe que le scanner, le consommateur envoie sa photo par SMS au serveur du fabricant qui identifie la pièce. "Nous avons développé cet utilitaire pour l’un de nos clients qui teste actuellement son efficacité partout dans le monde."
En dotant l’utilisateur d’un moyen d’authentification des produits qu’il achète, AlpVision permet en outre aux fabricants de détecter les zones du monde dans lesquelles sont distribuées des contrefaçons de ses produits et d’agir plus efficacement. Mieux, il place le consommateur au cœur du dispositif de lutte anti-contrefaçon en faisant de lui un fabuleux informateur, tout en lui permettant de se protéger.
Emilie Binois

A propos d’AlpVision
AlpVision a été créée en 2001 par deux anciens élèves de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. AlpVision a développé au total 20 technologies différentes, toutes brevetées, de lutte anti-contrefaçon. 

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