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Constructeurs - 19/06/2006

33 000 ouvriers de GM, Delphi acceptent un départ volontaire

Plus de 33 000 ouvriers du constructeur automobile General Motors et de l'équipementier en faillite Delphi, son ancienne filiale, ont accepté une offre de départ volontaire, soit davantage qu'initialement prévu, a annoncé le syndicat United Auto Workers.

Le président de l'UAW, Ron Gettelfinger, a indiqué jeudi soir au cours d'une conférence de presse que 25 000 ouvriers de GM et de 8 500 de Delphi avaient accepté les mesures d'incitation à la retraite anticipée. "Je pense que les choses se déroulent relativement bien, a-t-il ajouté. Je pense que c'est un peu mieux que ce que nous anticipions initialement."
General Motors a annoncé son intention de fermer 12 usines et de supprimer environ 30 000 emplois pour tenter de redresser sa situation financière et d'endiguer la baisse de ses parts de marché aux Etats-Unis. Le succès du plan de départs négociés est considéré comme un test important pour la réussite de l'ensemble du programme de restructuration. Le constructeur a proposé à 125 000 ouvriers syndiqués des indemnités de départ de 70 000 à 140 000 dollars. Les salariés concernés acceptent aussi de renoncer à leur couverture sociale, et GM espère ainsi réaliser des économies sur un poste de dépense important alors que la moyenne d'âge de ses effectifs augmente. L'offre est valable jusqu'à la semaine prochaine.

No comment sur les négociations chez Delphi
General Motors n'a pas fait de point officiel sur le nombre d'ouvriers ayant accepté sa proposition, mais des responsables du groupe et du syndicat avaient indiqué fin mai que le total avait dépassé les 20 000 et devrait atteindre 30 000 d'ici la date butoir. Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de GM ou de Delphi.
Ron Gettelfinger s'est exprimé pour sa part à l'issue de la conférence du syndicat au cours de laquelle il a été reconduit à ses fonctions pour un deuxième mandat de quatre ans. Il a déclaré qu'il était "crucial" de résoudre l'impasse où se trouve toujours Delphi sur le projet drastique de suppressions d'emplois élaboré par la direction pour tenter de sortir l'équipementier automobile de la procédure de faillite. Il a refusé en revanche de dire si le syndicat s'était ou non rapproché d'un accord négocié avec la direction permettant d'éviter une grève qui pourrait avoir un effet dévastateur pour GM. "Je ne ferai pas de telle déclaration, a-t-il dit. Et je n'ai pas d'autre commentaire."
Sous la houlette de Ron Gettelfinger, l'UAW s'est montré prêt à négocier des baisses de la couverture maladie de ses adhérents pour répondre à la volonté de la direction des groupes dont il est l'interlocuteur de réaliser des économies. GM et Ford ont déjà conclu de tels accords, et Chrysler est encore en négociation avec l'UAW.
Le syndicat participera aussi l'an prochain à une importante série de négociations avec l'ensemble des constructeurs automobiles américains sur les contrats. Ron Gettelfinger a également indiqué que la priorité de son organisation était maintenant de soutenir les candidats démocrates aux élections de novembre au Congrès américain.
L'UAW a approuvé cette semaine le transfert de 60 millions de dollars du fonds réservé aux grèves vers l'organisation de ce travail de campagne. "Une de nos priorités va être politique parce que nous constatons que notre pays n'a pas de politique industrielle, et que cela rend les choses très difficiles pour la classe moyenne", a déclaré Ron Gettelfinger aux journalistes présents.
Le nombre d'adhérents à l'UAW est aujourd'hui inférieur à 600 000, son plus bas niveau depuis les années 1940, contre un pic de 1,5 million de membres en 1979.
Reuters
 

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