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Equipementiers - 14/05/2018

L’avenir du site Bosch de Rodez suspendu à la stabilisation des ventes de Diesel

Face à la baisse des productions de moteurs Diesel en Europe, Bosch France essaie de sauver le site de Rodez. Il s’agirait d’y implanter la fabrication d’autres produits tout en maintenant une ligne d’injecteurs Diesel sur les deux actuellement existantes. Cette dernière proposition tient compte d’une hypothèse d’une part de marché Diesel stabilisée à son niveau actuel de 40 %.

Bosch France cherche des solutions pour offrir le meilleur avenir possible aux 1 600 salariés du site d’Onet-le-Château, à proximité de Rodez, spécialisé dans les systèmes et composants pour moteurs diesel. Pour Heiko Carrie, il s’agit "d’accompagner la transformation du site".

Celle-ci reposerait sur la décision d’implanter de nouvelles productions à Rodez tout en maintenant une des deux lignes de production d’injecteurs Diesel. Pour que cela fonctionne, Bosch France estime que la part des motorisations Diesel dans les ventes européennes ne doit pas descendre sous son niveau actuel, qui est de 40 %.
Ce niveau du premier trimestre 2018 est en retrait de 7 points par rapport à la même période de 2017.  Et la tendance est identique sur le marché français (VP) avec une part Diesel de 40 % au cours des quatre premiers mois de l’année. Que pourra-t-il se passer si les volumes de voitures à moteur Diesel produits en Europe baissent encore ? De sensible, la situation de Rodez deviendra difficile.
En 2012, le groupe Bosch avait accepté d’investir dans une seconde ligne de production d’injecteurs Diesel à Onet-le-Château. Les équipes de Bosch France, et tout particulièrement le président de l’époque, Guy Maugis, avaient réussi à maintenir l’activité sur le site.
L’accord de flexibilité du travail conclut avec quatre organisations syndicales avait permis de réduire les coûts de 9,2 millions d’euros. Cette compétitivité retrouvée avait convaincu le groupe de Stuttgart d’investir 29 millions d’euros pour la production d’injecteurs Diesel destinés notamment au groupe BMW.
Outre des bougies de préchauffage, Bosch Rodez produit des injecteurs Diesel pour BMW mais également pour le moteur Renault R9M utilisée par la marque au Losange mais également par Nissan et Mercedes sur les Classe C et les utilitaires Vito.
Et, en 2015, le groupe avait investi 24 millions d’euros à Rodez afin de produire de nouvelles buses d’injecteurs ainsi que des bougies de préchauffage. La baisse des volumes, que Bosch ne chiffre pas précisément, a fragilisé l’équilibre économique obtenu.
Malgré ce contexte de marché difficile dans le domaine du diesel, Bosch France a enregistré une nouvelle progression, +5,2 %, de son chiffre d’affaires, qui a atteint 3,2 milliards d’euros en 2017. "Nous sommes le plus important employeur industriel allemand en France avec 7500 personnes sur 23 sites", précise Heiko Carrie.
L’an dernier Bosch a investi 55 millions d’euros en France, portant le cumul depuis 2010 à 530 millions d’euros. Sur le site de Moulins, spécialisé dans la production de systèmes ABS – ESP, Bosch a investi plus de 2 millions d’euros pour l’implantation d’une troisième ligne qui augmentera la capacité du site de 50 % à l’horizon 2020.
Dans le domaine dit des "Solutions pour la mobilité", Bosch France a connu, en 2017, une croissance sensible s’appuyant notamment sur la demande croissance d’équipements d’assistance à la conduite. Par ailleurs, la division rechange automobile a progressé aussi, s’appuyant largement sur le développement du réseau Bosch Car Service et le potentiel révélé par le concept Bosch Classic Services qui s’adresse aux marchés de la voiture ancienne.
Pour l’année 2018, Bosch France s’appuie sur un premier trimestre 2018 en légère hausse pour prédire une augmentation des ventes de 2 à 3 % pour l’ensemble de l’année. Néanmoins, Heiko Carrie a souligné la nécessité d’être flexible : "Pour l’avenir, il est très important d’adapter nos activités à l’évolution du marché français, et aux difficultés que peuvent rencontrer certains secteurs, comme celui du Diesel".
Bertrand Gay

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Réactions

Bon courage à tous ,voila le resultat d'une politique des Verts alors que le Diesel Na jamais été aussi propre .
J'en veux pour lire ici une 208 HDI rejetant moins q'une Yaris hybride ....attendons la revanche ,c'est une bonne tecno pour la planète .
Si le brut continue à monter le mazout và s'imposer avec son rendement et attendons avec impatience d'en savoir plus sur l'annonce de Bosch et son systeme révolutionnaire de baisse de Nox.
alain boise, Le lundi 14 mai 2018

Si la spécificité de la fabrication de bougies de préchauffage semble évidente … Celle concernant les injecteurs l'est déjà un peu moins (?). Mais je peux me trumper ...
Certes le renchérissement du prix du brut peut avoir un impact pour ralentir le repli des ventes de "petits" Diesel en Europe … Mais c'est mésestimer le dogmatisme des politiques "vertueurs" de l'industrie automobile européennes ..
Au moins aussi fort que les effets de la politique Trumpienne …!
On ne va pas chipoter mais 40% semble un seuil encore un peu élevé… Plutôt 35 à 30% sauf revirement de jurisprudence … ?
ADEAIRIX, Le lundi 14 mai 2018

Ya qu'à fabriquer des valves EGR, ya un business pour 50 ans...
;0)
Psst : je le redis, le Diesel n'est pas mort avec notre superbe malus qui le favorise de nouveau et les prix des carburants qui flambent.
j'en connais plusieurs qui hurlent à la pompe en remplissant leur bagnole d'essence à 1,65 € sur autoroute...en regardant le prix du gazole et la conso de leur ancienne voiture Diesel...
Luc os, Le lundi 14 mai 2018

La difficulté à fabriquer en très grande série des injecteurs piezo-électriques avec 4 modes différents d'injection sous des pressions de 1800 bars est bien réelle. La précision est au micron avec un appairage selon les cotes obtenues à l'usinage entre les pointeaux et les corps dans lesquels ceux-ci coulissent. Pour BMW, le site de Rodez produit en salle grise pour éviter les particules parasites. C'est du grand art....
Boschler, Le lundi 14 mai 2018

@ADEAIRIX: un injecteur diesel n'a pas grand chose à voir avec un injecteur essence.
Arnaud C., Le lundi 14 mai 2018

@Lucos
Valve EGR ?
Ce ne serait pas plutôt une bonne vanne ?
;-)
clerion, Le lundi 14 mai 2018

Merci à Arnaud C. … de m'avoir confirmé
que je me "trumpais" concernant le savoir-faire de fabrication des injecteurs Diesel vs les "mêmes" en version essence…
Pour la démonstration, c'est plus que synthétique …!


ADEAIRIX, Le lundi 14 mai 2018

Pression diesel vs essence delta de coef. 10 environ. Si vous faites le moindre écart d'injection (qualité ou temps de réponse), vous percez un piston voire vous cassez le moteur... C'est synthétique mais démonstratif ?
;-)
clerion, Le lundi 14 mai 2018

Comme d'habitude tout le monde lit en diagonal est presque toujours zappe sur le dernier paragraphe ou phrase:
"Pour l’avenir, il est très important d’adapter nos activités à l’évolution du marché français, et aux difficultés que peuvent rencontrer certains secteurs, comme celui du Diesel". Point final.
De grands constructeurs mondiaux dont un qui appartient à l'Alliance annoncent que c'est fini le diesel, et des naïfs ici crient haut et fort que le business du petit diesel a de l'avenir....
Même la petite came diesel de chez BMW, Toyota n'en veut plus...et pour le gros diesel Toyota a ce qu'il faut en interne...pour vendre et se faire de gros sous dans le reste du monde!
Le pire c'est que si j'ai besoin d'un gros diesel..ce n'est pas chez PSA le spécialiste que je vais le trouver, mais chez VW avec MTU...la preuve, car encore pour en avoir du très très gros diesel c'est encore chez les américains (genre Cummins ou Caterpillar).
Pour les gros moulins au GNV c'est encore les cousins teutons et finlandais avec des turbines.
Pour les moteurs à essence le numéro 1 mondial ce n'est pas français c'est chez Honda...en ventes, en quantité et qualité, marine comprise.
Il y a aussi les turbines à gaz Rolls-Royce pour les riches...la classe!
Chez les anglais ce n'est pas de la merde nucléaire française qu'ils utilisent désormais pour leurs nouveaux sous-marins et porte-avions...mais du gros diesel pas français...les gros drones de l'armée sont d'abord venus de chez les israéliens et maintenant de chez les ricains avec des composants qu'on a pas !
Pour nos smartphones, même au niveau gouvernemental c'est Hauwei (qui est interdit aux US pour cause de piratage des chinois) que nous utilisons allègrement!
Pour ceux qui sont initiés en informatique...nous utilisons des serveurs (partie hard) qui ont des composants chinois qui ont des doubles fonctions cachées (leur fonction normale et piquer les données) et bien sûr interdits aux US aussi !!
Depuis qu'IBM à vendu les PC et serveurs à Lenovo (chinois) c'est un matériel pestiféré aux US.
Remarquez les cousins teutons sont encore plus espionnés que nous...
car eux ont plus à espionner, mais des fois ce n'est pas très ragoutant. Quand madame Merkel fait prout, sont smartphone fait automatiquement des analyses de molécules odorantes...pour un labo US
Pour revenir au sujet et Chez BMW et Audi...ses idiots d'ingénieur dans électronique inutile et contreproductive, compliqué à souhait et toujours très loin de la maturité, finalement ne risquent pas qu'on les copient.
Même pas les coréens et japonais, plus les chinois n'en veulent pas de leurs usines à pistons couteuses et pas fiables.
Les moteurs type Skyactf de Mazda et cycle Atkinson ce n'est pas une idée teutonne et pour consommer moins débrancher des cylindres sur un moteur c'est une idée américaine, et dans les moteurs Northstar depuis plus de cinquante ans.
Rudolf ne fut qu'un nase brouillon sans moyens et qui bricolait avec du mauvais carburant.
Mercedes devient malin et arrête la surenchère électronique et a finalement décidé de faire pour les chinois des chars obèses de 6 mètres de long avec à l'intérieur des services à thé de luxe et des fauteuils pour gros fessiers en cuir et velours rouge.
Merci à Clerion de nous "décoder" cette histoire d'écart d'injection et autres "joyeusetés" mécaniques qui arrivent dans la mécanique auto, diesel ou essence. On ne m'aurait pas cru si je disait la même chose.

Jo Duchene, Le lundi 14 mai 2018



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