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Services - 09/07/2018

La location de véhicules électriques premium a ses adeptes

Créée 2014, la licence de marque Blooweels continue de grandir, sans forcer. Son principe, proposer à la location des véhicules électriques premium, comme des Tesla ou des BMW i8. Portrait d'une franchise qui n'a rien d'une licorne mais qui s'installe durablement dans le paysage des nouveaux modèles économiques de l'automobile.

Quand ils décident de lancer Blooweels, Vincent Gombault et Vincent Fournier sont convaincus "qu'il n'y a plus à choisir entre être éco-responsable et se faire plaisir". Certes, mais encore fallait-il financer les deux premières Tesla Model S. Ce qu'ils auront fait sur fonds propres et grâce au "love money", une levée de fonds auprès de leurs proches. Après moins d'un an d'activité, ils persuadent les banques de la viabilité du modèle et ajoutent une BMW i3 et une BMW i8.

Leurs compétences informatiques leur permettent de rapidement développer une interface administrateur simple et fiable, qui sera le back-office des franchisés. Pas d'agence, toutes les réservations se font en ligne, jusqu'à la saisie de l'empreinte bancaire pour la garantie. Les frais se résument aux loyers des véhicules. Les partenaires doivent s'acquitter d'un droit d'entrée de 3 000 euros HT, en plus de l'acquisition d'au moins un VE premium.

Durant ses quatre premières années, le modèle sera questionné sur son positionnement. Descendre en gamme, où l'offre électrique dans les segments B et C est plus large ? Constatant que les locations portent essentiellement sur les Tesla et la BMW i8, une stratégie est arrêtée : le catalogue ne sera constitué que de modèles premium de segment supérieur et propres (60 grammes de CO2 par kilomètre parcouru maximum).

Une vingtaine de parcs en France
Avant de lorgner sur des véhicules équipés de pile à combustible hydrogène, c'est le nouveau Jaguar I-Pace qu'attendent avec impatience les deux férus de voitures électriques. "Plus on élargit notre offre, plus nous captons de nouveaux clients", explique Vincent Gombault, qui précise que le SUV électrique devrait rejoindre la flotte courant juillet.
Aujourd'hui, la location moyenne est de 5 jours par véhicule (contre 3 au démarrage), pour un panier moyen de 800 euros. Depuis son lancement, Blooweels revendique 2 000 clients uniques. "Et il y a de plus en plus de clients récurrents" se satisfait Vincent Gombault.
Le résultat global de la franchise était pour la première fois positif en 2017, mais la vingtaine de parcs actuellement ouverts (pour autant de voitures dans la flotte) ne génère pas plus de 300 000 euros. Chaque voiture dégage entre 10 000 et 40 000 euros de CA annuel. Pourquoi un tel écart ? "Cela dépend de la localisation du parc et surtout de l'implication du partenaire, de son action commerciale", avance Vincent Gombault. 

Nantes-Le Mans, dernière ouverture en date
Nouveaux entrants dans le réseau, Gaël Brisson et Ludovic Guyenot viennent de reprendre l'agence nantaise. Comme les fondateurs de Blooweels, ils n'ont rien à voir avec la location de véhicules puisque que le premier gère une société d'hébergement de sites Internet et le second un data center. Ils présentaient au salon Electric Road 2018 les deux Tesla qu'ils louent à Nantes et au Mans, une Model S et une Model X toute fraîchement livrée.
Selon Gaël Brisson, elles devraient séduire le monde "de l'événementiel, pour des mariages, des enterrements de vie de garçon, des séminaires" et permettre "aux passionnés d'essayer une Tesla avant d'en acheter une." Ce cas de figure représenterait 10% de la clientèle. Un filon pour Tesla France, qui leur envoie des prospects "chauds", quand ceux-ci demandent un essai sur une à deux semaines.
Quelles sont les perspectives ? "Nous n'essayons plus d'aller plus vite que le marché ; viser une large clientèle coûte très cher et n'est pas rentable", reconnaît Vincent Gombault. Blooweels se recentre donc sur son coeur de cible : le quadragénaire cadre ou de profession libérale, geek assumé. Outre des contacts un peu partout en Europe, dont Barcelone, les discussions seraient très avancées avec deux éventuels entrants à Reims et à Genève. Les bords du Léman doivent avoir leur charme dans le silence et la sobre opulence chers à Elon Musk.
Ali Hammami

 

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Réactions

Bien vu ,c'est jouable ils ont ciblé les bons clients,encore un bon coup qui vient de l'Ouest..et pourtant le soleil se lève a l'Est
alain boise, Le lundi 09 juillet 2018

Mesnil le Roi, Yvelines effectivement c'est l'ouest parisien..
;0)
Lucos, Le lundi 09 juillet 2018

De l'indulgence...cela sens bon l'intellectuel...et j'ai adoré le coup du "soleil se lève à l'est" ...avec un bon coup de schnaps et Vodka pour ceux qui voient les premiers le soleil à l'est..et c'est pourquoi qu'il est brumeux et froid. Lisez le célèbre livre "Les idiots", et je vous laisse deviner l'auteur, pour ne pas vous vexer.
Jo Duchene, Le lundi 09 juillet 2018



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