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Réseaux - 04/03/2019

La révolte des salariés de Renault Retail Group contre leur ancien PDG

Les salariés de RRG, filiale de distribution de Renault, n’auront pas d’intéressement au titre des résultats de 2018. Cette situation est selon eux le résultat de la "gestion déplorable" de leur ancien PDG. Ils manifesteront leur mécontentement le 8 mars devant tous les établissements.

Les salariés de RRG sont en colère et ont décidé de le faire savoir. Dans un communiqué réunissant (chose rare) les quatre organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CGT et FO) ils dénoncent la mauvaise gestion de la direction précédente, responsable de la perte de l’exercice 2018 et donc de l’absence d’intéressement.
"Les PDG passent, mais les salariés restent. Avec, en 2018, un intéressement à la hauteur de sa gestion déplorable : zéro euro !!! L’ancien PDG de RRG a quitté le navire juste avant que l’état des lieux ne soit découvert par notre maison mère sans assumer ses responsabilités", écrivent-ils. 
Leur communiqué dénonce également la promotion dont il a bénéficié malgré cette situation puisqu’il a été "promu patron du G9 Renault malgré une année 2018 catastrophique !"
Richard Bouligny, le dirigeant dont il s’agit, a été nommé directeur Europe G9 (Allemagne, Italie, Région North, Région Iberica, Benelux, Central, Nordic, East et Adriatic) après avoir dirigé pendant un peu plus de 2 ans la filiale de distribution RRG (entre le 1er décembre 2015 et février 2018).
Il a été remplacé par Olivier Baraille, ex-directeur général d’Ikea France, nommé le 1er juillet 2018. Bien que nouveau dans la distribution automobile, il bénéficie du soutien et de la confiance des équipes de RRG. C’est une des raisons pour laquelle, malgré l’ampleur du mécontentement, les syndicats n’ont pas lancé un appel à la grève. Ils ont décidé d’une manifestation symbolique. Ils se réuniront devant chaque établissement le 8 mars pour faire une photo des équipes sur laquelle chacun fera un signe symbolisant le "zéro pointé" de leur prime d’intéressement.

Plus de 200 millions d'euros de pertes
Avec cette manifestation, ils veulent "réclamer des explications sur ce fiasco et une prise en compte de leurs efforts de 2018".
Selon les informations que nous avons pu recouper RRG aurait réalisé sur l’exercice 2018 une perte record de plus de 200 millions d’euros. Cette situation, les syndicats l’avaient vu venir et avaient tenté d’alerter leur direction. "Les organisations syndicales ont fait leur travail. Depuis l’an dernier nous avons dit qu'on allait dans le mur. Malheureusement, on ne nous a pas écouté. Le problème est arrivé, nous ne le souhaitions pas", nous a dit Eric Gajac, délégué FO de RRG. Selon l’élu, cela faisait déjà deux ans que les résultats de l’activité de RRG étaient en pertes, celles-ci étant compensées jusqu'à présent par des résultats exceptionnels suite à des cessions de biens immobiliers. "Cette situation est le résultat des choix de la direction et pas du travail des salariés qui ont réalisé leurs objectifs", ajoute le représentant local.
"Même si l'entreprise n’a pas toujours été dans le positif, c’est un des pires résultats de RRG. Renault SAS s’est rendu compte tardivement de la situation de sa filiale, des choses ont dû être cachées. Il y a des questions à se poser sur la gestion de cette entreprise qui n’a jamais été dans cette situation", nous a dit Bruno Azières, délégué syndical central CFE-CGC de Renault.
Alors que le groupe Renault a annoncé des résultats financiers qui restent élevés (avec un résultat net à 3,45 milliards d’euros), les salariés de RRG qui commercialisent un tiers des véhicules du groupe en France estiment y avoir contribué. "Les salariés de RRG se sentent lésés car ils ont participé à ces résultats et ne sont en aucun cas responsables des fautes de leur ancien PDG", dit le communiqué de l'intersyndicale.
Chez Renault SAS, l’intéressement a représenté 300 euros et 93,64 euros pour 100 euros de salaire brut. Le "zéro" de 2018 chez RRG, ce qui n’était jamais arrivé dans l’entreprise, ne passe pas.
Les salariés demandent donc à Renault, leur maison mère, de prendre en compte cette situation particulière "pour faire taire une colère légitime qui doit être apaisée dans l’intérêt de tous les salariés du groupe Renault, y compris ceux de RRG qui réparent et commercialisent les produits et services de notre maison mère".  
Florence Lagarde

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Réactions

Quand même difficile de croire que les auditeurs étaient à la plage...
;0)
Lucos, Le lundi 04 mars 2019

Oui … Y a aussi le reporting périodique qui devait annoncer ce piètre résultat de fin d'exercice quand même ...

Plus de 200 millions d'euros de pertes ?
Un petit rappel à la référence que pouvait constituer le CA de RRG aurait pu mettre un peu plus en perspective ce constat …
Cà fait quoi …. 3% du CA … + ou - ? Fichtre !

Après Ok mais quel est l'origine de ces pertes ?
On oublie, je suppose, la possibilité d'une inflation des coûts de structures .. Peu vraisemblable par les temps qui courent …
Donc plutôt l'activité de RRG … ?
Si je me souviens bien nationalement Renault (pas Dacia) accuse un léger recul en 2018 en France du volume de ventes ..
Chez RRG Aurait on voulu tenter de limiter ce recul en ayant une politique très agressive concernant la pratique de remises ?…
Des véhicules seraient ils restés en stock en fin d'année … ??
Vite des précisions …
Les collaborateurs semblent mettre en doute les compétences de leur ex patron … Sympa pour la casserole !
Dans les grands groupes promouvoir un "incompétent" (?) cela arrive quand même … Chez les "petits" cela ne dure pas longtemps (…) .

Apparemment chez RRG on a décidé de revêtir le gilet jaune (chez Renault çà s'impose ..) mais gentiment …
On réclame mais gentiment … !
;0)


ADEAIRIX , Le lundi 04 mars 2019

Effet Zoé.....combien coûte t’elle à la Régie ?
alain boise, Le lundi 04 mars 2019

On cause retail et pas prod'...
;0)
Lucos, Le lundi 04 mars 2019

Le tactique qui conduit à des politiques commerciales hasardeuses a certainement un impact sur ce résultat.
Observateur, Le dimanche 10 mars 2019



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