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Constructeurs - 08/06/2018

Le gouvernement français plaide à Bruxelles pour l’installation d’une usine de batteries en France

Ce jeudi des industriels français accompagnés de la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, Delphine Gény-Stephann, ont rencontré le commissaire européen, Maros Sefcovic, chargé de l’Union de l’énergie pour promouvoir le projet français de création d’une usine de batteries.

Pour obéir aux injonctions de la Commission européenne qui veut décarboner à marche forcée l’usage automobile (-30% d’émissions de CO2 en 2030 par rapport à 2021), il faudra beaucoup de véhicules électriques : au moins 20% des ventes de neufs, voire 30%, sans parler des hybrides rechargeables. Impensable sans une production européenne de batteries sous peine de voir partir à l’étranger (en Asie, et surtout en Chine) environ la moitié de la valeur du véhicule.
Dans cette perspective, la Commission européenne a adopté le mois dernier un "plan d'action pour les batteries" qui liste les mesures qu’elle peut prendre pour aider les Etats membres à mettre en place des projets compétitifs et innovants de fabrication de batteries dans l’UE.
Parmi ces projets, il y a celui conduit par Saft, filiale à 100% de Total. Ce fabricant de batteries est absent du secteur automobile et espère s’y implanter d’ici 2025. Puisqu’il serait impossible aujourd’hui de rivaliser avec les Chinois sur les technologies actuelles, l’idée de l’Alliance "pour la batterie du futur" créée en février dernier par Saft vise l’arrivée sur ce marché avec la technologie suivante. Il s'agirait d'une nouvelle génération de batteries lithium-ion de pointe à haute densité énergétique et "tout solide" qui délivrerait plus de kW par kilo. Au lieu d'être liquide, l'électrolite serait solide ce qui permet de rendre la batterie plus compacte et aussi plus stable.
A ce stade, l’Alliance est donc un programme de recherche, de développement et d'industrialisation "pour la batterie du futur". Il réunit notamment le Belge Solvay (spécialiste de la chimie et des matériaux, il apporte son expertise dans les solutions polymères et électrolytes) et les Allemands Manz, (spécialiste européen des équipements pour cellules de batteries et assemblage de modules) et Siemens (pour ses logiciels et solutions d'automatisation Industrie 4.0). D’autres leaders européens qui travaillent dans les secteurs des matières actives pour électrodes et l’intégration des systèmes en font également partie, explique Saft. L’objectif de ce collectif est d’aboutir à une commercialisation en 2025.

Les industriels soutenus par la Commission européenne
Le plan de l’UE doit mettre en cohérence les ambitions écologistes de la Commission avec ses règles habituelles. Il affiche ainsi la volonté de soutenir "l'investissement dans la recherche et l'innovation en matière d'applications fixes et d'applications d'électromobilité", "l'accès aux matières premières et la réduction de la dépendance à l'égard de matières premières critiques", "le développement des qualifications nécessaires aux nouveaux procédés de fabrication et aux technologies émergentes" et l'adaptation dans certains cas du "cadre réglementaire"
Ce plan est en phase avec l’ambition du gouvernement français et le Contrat stratégique de la filière automobile (signée par les ministres Bruno Le Maire, Nicolas Hulot et Elisabeth Borne  le 22 mai dernier) qui prévoit de "faire émerger une offre industrielle française et européenne dans le domaine des batteries (en visant les batteries de quatrième génération)".

La réunion de ce mercredi entre Delphine Gény-Stephann et Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne en charge de l'énergie "a permis d’identifier les actions prioritaires à engager", précise le ministère de l’économie. Parmi celle-ci il y a "le soutien à la R&D, à travers le ciblage des appels à projets" notamment dans le cadre de l’enveloppe budgétaire H2020. Il y a aussi "la possibilité pour les Etats membres de soutenir des projets d’industrialisation de dimension européenne, comprenant la mise en place de lignes pilotes sur les procédés de fabrication des cellules de batteries".
Une prochaine rencontre entre la secrétaire d’Etat et le vice-président de la Commission est prévue à l’automne pour faire un point sur la mise en œuvre de ces actions, précise le communiqué du ministère de l’économie.
Florence Lagarde

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Réactions

Désolé je n’y crois pas une seconde que cela va marcher...qui va être le patron de cette usine à gaz et sous quel statut juridique et répartition des brevets et royalties... et si un outsider trouve une solution presque miracle en dehors de UE...et ce concurrent fait une mise en production industrielle plutôt et de surcroît beaucoup moins chère?
Toyota travaille exactement sur ce type de technologie de batterie... en plus curieusement Siemens vient de jetter l’eponge pour une usine à lui de batteries...mais ne va pas dire non à une subvention qui peut lui tomber sous le bec, ainsi que tous les autres!!!
Il ne restera aux politiciens incapables de Bruxelles à avaler des couleuvres mais en sortant les millions d’abord et se rendre compte que les industriels vont les mettre sous le fait accomplie et sur l’échec de cette marche forcée!
Personne a vu dans toute l’histoire automobile un constructeur faire la manche pour innover chez lui sauf pour profiter de l’argent facile.
Les temps ont changé... et avec la mondialisation aucune politique national ou européenne pourra désormais manipuler l’automobiliste qui n’acceptera pas une mise en coupe réglée et d’être expollié de son argent, car il saura comparer.
Jo Duchene, Le vendredi 08 juin 2018

Ben dis donc quel pessimisme chronique !
Si on vous donne la Pinta, la Nina et la Santa Maria, vous n'arriveriez même pas à sortir du port de Palos..
;0)
Lucos, Le vendredi 08 juin 2018

Moi je pense qu'il faut y croire au contraire. Bien entendu on était leaders en batteries avec SAFT vers 1980 et toutes ces compétences se sont envolées ou étiolées. Mais si actuellement nous ne faisons rien sur les batteries, notre industrie automobile française sera sous monopole de la Chine dans 15 à 20 ans.
L'hybridation des moteurs thermique est incontournable (notamment PHEV) et le VE mettra encore beaucoup de temps. Mais les batteries modernes sont incontournables dès que possible pour tous les futurs véhicules.
Emmanuel LESCAUT, Le vendredi 08 juin 2018

Dicton du jour : pour la mise en place du véhicule électrique, le gouvernement français met en place une batterie de mesures...pour générer un pôle d'attraction... en se fixant des bornes.
;-)
clerion, Le vendredi 08 juin 2018

Lâ France veut faire ds étincelles,et tout ça rechargé grace a cette saloperie de charbon Teuton,sacré Comission ,meme pas foutu de taper sur la table et d'exiger un calendrier ,z'ont peur de Maman,Allègre reviens sont tous fous
alain boise, Le vendredi 08 juin 2018

C'est l' Hôpital qui se fout de la charité !

Après avoir détruit toute son industrie par des règles spécifiques, taxes, obligations en tous genres qui s'ajoutent à celles, justifiées, qui s'imposent à cette industrie, le gouvernement veut plaider en son avantage !

Plutôt que de chercher à trouver quelque avantage pour la construction d'usine de batteries, il ferait mieux de laisser le marché le faire pour lui.
Le Gouvernement devrait supprimer d'abord le malus qui empoisonne notre marché et interdit la fabrication de véhicules adaptés à l'export en imposant à nos constructeurs de très petites séries pour les modèles de moyenne gamme ( que nous considérons à tord comme du haut de gamme ) . En fait, en France nous confondons, à cause de notre Gouvernement, niveau de gamme et prix de vente.

Les consommateurs des pays autour de nous, eux, comparent les prix ET les prestations et ne peuvent se décider qu'en défaveur des véhicules PSA ou RENAULT, sauf pour les véhicules urbains.

Au fait : 90% des véhicules français ont une cylindrée inférieure à celle d'une R16 ( 1600ccm ). Certains informés me diront que la cylindrée n'a plus de sens de nos jours avec les turbos généralisés. Je ne suis pas d'accord, regardonts ce taux dans les autres pays : sauf les pays en voie de développement. A moins que nous nous considérions comme en voie de développement !
CR-Expert, Le dimanche 10 juin 2018

Dans un autre domaine que la construction automobile, je pratique la conception et l'usage en compétition de la propulsion électrique...depuis 1978.
Bien que les technologies aient changées, de tout temps les européens comme SAFT, VARTA ou même BOLLORE ( techno canadienne ) sont en dehors de critéres compétitifs, aussi bien sur le plan performance, fiabilité, prix. Ce sont de loin les Japonais et Coréens qui ont l'avantage ( Panasonic, LG) , suivis de près maintenant par leur voisin chinois.
Encore une fois les européens de Bruxelles se réveillent avec trois guerres économique de retard. Et les industriels dorment encore.
CR-Expert, Le dimanche 10 juin 2018

Le Maire, Nicolas Hulot et Elisabeth Borne prévoient de "faire émerger une offre industrielle française et européenne dans le domaine des batteries" !

C'est plutôt l'inverse qui va se produire : l'Asie a la technologie, elle vendra les produits finis à l'Europe. Si la demande explose, ce sera la délocalisation à l'envers: installation de sites de production en Europe pour ce marché.

Les Asiatiques ne sont pas stupides ! Ils ne produisent que pour s'enrichir et si leurs ressources ne suffisent pas ils construisent des moyens de production près du lieu de consommation.
CR-Expert, Le dimanche 10 juin 2018

150% d’accord avec CR-Expert et en complément il faudra lire sur le site Moteur Nature le commentaire sur le dernière congrès du patron de Tesla envers ses actionnaires et ne serait-ce croire que 50% ce ce qu’il dit pour voir que notre future dans la production de VE est super mal barré... c’est incroyable qu’ont soit aussi entourés d’incapables politiques et même constructeurs de cet acabit, et même si ceux-ci peuvent avoir des portes de sortie vers le monde de l’automobile mondialisé ce qui est le cas de l’Alliance Renault-Nissan.
Sur le même site il est décrit comment encore un(e) politique français(se) s’apprête a produire un nouvel impôt pour l’automobile de chez nous....nous sommes vraiment dans connerieland.
Jo Duchene, Le dimanche 10 juin 2018



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