Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Offres commerciales

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

Déjà inscrit ? Identifiez-vous pour
profiter pleinement d’autoactu.com
Recevez GRATUITEMENT chaque jour la lettre d’actualité d’autoactu.com
envoyer par email
Autour de l'auto - 21/05/2014

Le péage urbain de Milan, une référence en Europe pour son efficacité

Les résultats obtenus par la ville de Milan en termes de réduction de pollution et de congestion, d’amélioration de l’efficacité du transport de marchandises et des transports publics font de son péage urbain un modèle du genre qui lui a valu le "Transport Achivement Award" 2014.

Le sommet international des ministres des Transports qui se tient chaque année à Leipzig en Allemagne depuis 2008 (actuellement du 21 au 23 mai) est une sorte de "Davos du monde du Transport" où se rencontrent responsables politiques et chefs d’entreprises pour échanger sur les défis stratégiques de la mobilité.
Créé par l’International Transport Forum, organisation, basée à Paris, liée à l’OCDE et composée de 54 Etats membres, ce rendez-vous est également l’occasion de mettre chaque année en avant une solution de régulation qui fonctionne avec le prix "Transport Achivement Award" décerné par un jury d’experts. Cette année, ce prix a été remis à la ville de Milan pour son péage "Area C" mis en place à partir de 2012 et définitivement adopté en mars 2013.
Dans une zone de 8,2 km2, appelée Aera C, au centre de Milan, qui représente 4,2% de la surface de la ville, l’accès est limité du lundi au vendredi (de 7h30 à 19h30, jusqu’à 18h le jeudi). Un système de 43 portiques électroniques (dont 7 réservés aux transports publics) équipés d’une technologie de "lecture automatisée des plaques minéralogiques" détecte les véhicules qui pénètrent dans la zone. L’entrée coûte 5 € (2 € pour les résidents qui disposent en outre de 40 passages gratuits par an) et un certain nombre de véhicules en sont exemptés : les cyclomoteurs, les motocycles, les voitures électriques, les voitures pour personnes handicapées, les transports publics, les taxis. Les véhicules hybrides, GPL et biocarburant en seront également exemptés jusqu’à fin décembre 2016.
Ce système de régulation tarifaire fait suite à une première expérience de péage urbain (Ecopass) qui existait depuis 2008 à Milan et dont la zone de péage a été élargie et le principe modifié. Il a obtenu un soutien massif des habitants (2,4 millions de personnes sur Milan et les 32 municipalités environnantes) via un référendum approuvé par 79,1% des votants.

Un système élaboré en concertation avec les parties concernées
Son efficacité doit sans doute beaucoup à son mode d’élaboration puisqu’il a été précédée d’une concertation avec les habitants, les entreprises, les associations et tous ceux qui étaient directement concernés par cette mesure, précise la municipalité.
"Très vite, nous avons obtenu des résultats excellents en matière de réduction du trafic et des émissions polluantes. Une autre tendance positive est que les résidents, les touristes et les visiteurs sont toujours plus nombreux à opter pour les transports publics, dont l’offre s’est améliorée grâce à "Area C", a expliqué Giuliano Pisapia, maire de Milan.
La mise du péage a eu pour conséquence une baisse de 28% en deux ans du nombre de véhicules entrant quotidiennement dans la ville (soit 36 723 véhicules de moins) pour une moyenne de 92 175 véhicules/jour. En conséquence, la congestion a baissé de 28% avec un temps de trajet lui aussi en baisse à la fois au sein de la zone C (pour une vitesse moyenne de 1,5 km/h de plus), et même en dehors (+0,3 km/h de plus).
Cette baisse de trafic s’est également accompagnée d’une modification du parc circulant avec une hausse de la part des véhicules les moins polluants passée de 9,6 % à 16,6 %, avec une baisse de 49% de l’entrée des véhicules les plus polluants. La ville annonce ainsi une baisse de 10 % des particules (PM10) et de 35 % des émissions de CO2.
La demande en places de parking ayant par ailleurs baissé (-10%), la ville les a réaffectées sur des offres d’autopartage (avec trois opérateurs sur Milan) et de partage de vélo.
Les fonds recueillis par cette taxe ont été réinvestis dans des infrastructures avec la création de pistes cyclables, de zones piétonnes et zones 30 km/h. Ils ont également permis de financer le renforcement des transports publics (10 millions d’euros) et le système de partage de vélo (3 millions d’euros).
Autre effet positif de cette mesure, les transports publics ont gagné en vitesse (+6,9 % pour les bus, +4,1 % pour les trams) et la productivité des livraisons de marchandises a progressé de 10%.
Ce prix attribué à la ville de Milan vise à saluer une action politique locale sur la politique de transport qui a permis d’enclencher un cercle vertueux agissant à la fois sur les objectifs de santé publique, de sécurité, de protection de l’environnement et d’amélioration de la qualité de vie.
Les membres du jury ont également salué la manière dont la municipalité a rallié l’adhésion de la population.
Florence Lagarde

Partagez cet article :

Réactions


Copyright © 2017 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017