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Services - 06/01/2016

Les collecteurs de pneumatiques devront augmenter à 50% la part de la valorisation matière

Le gouvernement a fixé par décret un objectif de 50% de valorisation matière des pneumatiques traités par les éco-organismes d’ici 2020.

Si les organismes collecteurs de pneumatiques usagés, et notamment le chef de file Aliapur, ont fortement diversifié les filières de valorisation de ces déchets ces dernières années, la valorisation énergétique reste encore la plus privilégiée.
En 2014, selon les chiffres de l’Ademe, 47,6% des pneumatiques traités l'ont été par valorisation énergétique en cimenterie tandis que 37,8 % ont fait l’objet d’une valorisation matière par granulation et par leur réutilisation (vente en occasion et rechapage). Chez Aliapur, qui représente environ 85% du marché de la collecte de pneus usagés, ce sont même 53,6% des pneumatiques qui ont fait l’objet d'une valorisation énergétique en 2014.
Or, dans les prochaines années, les éco-organismes vont devoir trouver de nouveaux débouchés pour le traitement des pneus usagés. Le gouvernement a fixé par décret un objectif de 50 % des volumes de déchets de pneumatiques destinés à la valorisation matière au plus tard au 1er janvier 2020 (sauf dans les départements et les collectivités d'outre-mer).  
A cette date, les éco-organismes devront en outre être agréés pour continuer d’exercer. Toutefois, l’agréement n’est pas  - encore – conditionné à la réalisation de cet objectif de 50% de valorisation matière.
"Cet objectif de 50% est tout à fait réaliste mais il nécessite de trouver surtout de nouveaux débouchés au granulat car le secteur du rechapage (pour le réemploi des pneumatiques) souffre beaucoup", note Hervé Domas, dirigeant d’Aliapur. L’augmentation de la valorisation matière par granulation, représente en outre pour les éco-organismes un enjeu économique important. Comme l’explique Hervé Domas, pour diminuer davantage la contribution par pneumatique (payée par les producteurs), il est indispensable de trouver de nouveaux débouchés à forte valeur ajoutée au granulat. Si en dix ans, la contribution a baissé de 50% chez Aliapur (à 1,25 euro en 2014), elle ne pourra plus beaucoup diminuer sans une augmentation des volumes de granulat et de son prix de vente. "Aujourd'hui il est vendu très peu cher (même en dessous de ce qui devrait être nécessaire pour que la filière soit à l'équilibre) et il y a un grand écart entre son prix et celui de la matière à laquelle il se substitue. Mais lorsqu'il trouvera sa place dans une utilisation à forte valeur ajoutée, son prix augmentera", espère M. Domas.
Or, les pistes sur lesquelles travaillent actuellement Aliapur vont dans ce sens. L'eco-organisme est notamment en discussion avec le secteur du BTP où l’utilisation du granulat dans les cloisons peut permettre de réduire le bruit. "Nous avançons mais cela prend du temps car l'utilisation du granulat représente ici de véritables innovations technologiques qui demandent du temps de recherche et développement et parfois une évolution des réglementations."
Emilie Binois

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