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Constructeurs - 06/03/2019

Les constructeurs automobiles allemands premières victimes des guerres commerciales

(AFP) - Les conflits commerciaux de plus en plus nombreux mettent au défi le secteur automobile allemand, au moment où ce fleuron du pays est déjà mis à mal par son retard sur la voiture du futur.

Les constructeurs allemands ont "prouvé par le passé leur aptitude à très bien s'adapter aux évolutions de l'environnement", note Dirk Schumacher, analyste de Natixis. "Mais le grand nombre de défis différents frappant en même temps le secteur rend la situation actuelle inhabituelle".
Déstabilisés en fin d'année 2018 par les nouvelles normes anti-pollution WLTP, qui ont entraîné des retards de livraison et fait chuter les immatriculations européennes, les constructeurs allemands entrent fragilisés dans une année 2019 pleine d'incertitudes.
"Les effets du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine se font de plus en plus sentir", a reconnu dimanche Herbert Diess, patron de Volkswagen, dans un entretien au magazine allemand Automobilwoche. Et le président américain, Donald Trump, a agité de nouvelles menaces en évoquant des droits de douanes américains sur les importations européennes.

Tensions sino-américaines
Le conflit sino-américain a poussé Daimler, fabricant des Mercedes-Benz, et son rival BMW à revoir à la baisse leurs prévisions de résultats annuels.
Le bénéfice net de Daimler a chuté de 29% en 2018. BMW doit présenter son bilan annuel fin mars mais a fait état au troisième trimestre de "graves distorsions de la demande sur plusieurs marchés", en raison des "conflits commerciaux internationaux".
Les groupes allemands sont les plus gros exportateurs de voitures des Etats-Unis vers la Chine. "Plus de la moitié des 750 000 voitures que nous produisons aux Etats-Unis sont destinées à l'export", martèle Bernhard Mattes, président de la fédération des constructeurs allemands (VDA).
"Les constructeurs premium allemands sont particulièrement mondialisés" et "tout conflit commercial a un impact très négatif" sur leurs activités, indique à l'AFP Stefan Bratzel, directeur du Center of Automotive Management, basé en Allemagne.
Le chiffre d'affaires des constructeurs allemands a reculé (-0,2%) en 2018, pour la première fois depuis 2009, selon les analystes de EY.

Incertitudes
Les taxes sur les importations de voitures européennes évoquées par Donald Trump menacent particulièrement l'Allemagne.
Les véhicules allemands ont représenté en 2017 près de 45% des exportations européennes de voitures vers les Etats-Unis.
Sur le long terme, des droits de douane supplémentaires de 25% pourraient diviser par deux le volume des livraisons de véhicules "made in Germany" aux Etats-Unis, selon l'institut Ifo.
Au salon de Genève, le patron de Daimler, Dieter Zetsche, a affirmé que "des discussions bonnes et très constructives" étaient en cours avec l'administration américaine, ce qui "réduit la probabilité de nouveaux droits de douane".
"Nous avons des discussions intensives avec l'administration américaine", a également indiqué le patron de BMW, Harald Krüger. "Nous allons continuer de dire clairement au gouvernement que des taxes douanières ne sont pas une bonne chose", a-t-il expliqué.
A cela s'ajoutent les incertitudes sur le Brexit, programmé en principe pour fin mars. Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord négocié, synonyme de barrières douanières, serait un cataclysme pour l'automobile allemande. La Grande-Bretagne représente son premier marché d'exportation en volume dans le monde.

Croissance menacée
Le poids du secteur en Allemagne est tel que ses difficultés se reflètent immédiatement dans les performances macroéconomiques du pays.
Fin 2018, l'Allemagne a échappé de justesse à la récession, voyant son économie stagner au dernier trimestre après un recul de 0,2% entre juillet et septembre.
Mais si de nouvelles taxes américaines devaient entrer en vigueur, "la croissance allemande, déjà précaire, pourrait s'arrêter", estime Charlotte Heck-Parsch, de la banque BayernLB.
"Si tout va dans le mauvais sens, ce sera très dur à encaisser, même pour nous", a déclaré Herbert Diess à propos des menaces douanières et d'un Brexit "dur".
Ces risques arrivent au plus mauvais moment. L'industrie automobile allemande prévoit des investissements massifs pour rattraper son retard sur la concurrence américaine et chinoise dans le développement de la voiture électrique et autonome du futur.
Sur trois ans, quelque 58 milliards d'euros d'investissements dans la voiture électrique connectée et autonome pèseront dans les comptes des entreprises.
Les défis seront d'autant plus durs à relever que l'économie mondiale s'essouffle : la VDA s'attend pour 2019 a une stagnation du marché automobile "si les questions commerciales et politiques", dont le Brexit, "sont résolues de manière constructive". D'autres experts tablent déjà sur une baisse.
AFP

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Réactions

Qui a foutu la M .....aux US ?c’est pas nous on n’y est pas,voir Maman .com casques à pointes
alain boise, Le mercredi 06 mars 2019

Vous n'êtes pas sur Caradisiac ou SUV.com ici.
;0(
Lucos, Le mercredi 06 mars 2019

Et vous le modérateur d’autoactu ,vous êtes le plus censuré et grossier.....retournez dormir devant votre écran et attendez votre paye
alain boise, Le mercredi 06 mars 2019

Mon commentaire ne concerne pas l’aromais Mr Boise et Lucos qui devraient se rencontrer et discuter virilement de leurs différents plutôt que nous exposer à leurs propos qui ne sont même pas du niveau des brèves de comptoir.
Vous remarquerez que dès qu’ils écrivent un commentaire tout le monde s’arrête.
Remontez le niveau ou abstenez vous.
hervé de labriffe, Le mercredi 06 mars 2019

Lire commenter l’article
hervé de labriffe, Le mercredi 06 mars 2019

Remonter le niveau !
Eh oui Hervé je n'arrête pas de lui dire !
Avez vous remarqué comme Autoactu est sympa et pro quand notre Troll n'est pas là ?
Bonne journée
;0)
Lucos, Le mercredi 06 mars 2019

"qui veut noyer son poisson l'accuse de la rage" ou quelque chose de ce genre … Hein Lucos … trop fort question mauvaise foi !
;0)

PS : "aromais" … ? Cà passe au contrôle technique, çà … ?
;0)

ADEAIRIX, Le mercredi 06 mars 2019

Bien je vais mettre les points sur les i pour vous deux.
Ce sont bien les Allemands et Volkswagen en particulier qui sont responsables de la situation de défiance actuelle envers Le Diesel.
Tout ce bordel est dû à des types au melon démesuré qui ont affirmé que le Diesel et le HDI en particulier lavait plus propre que propre et ils ont voulu le vendre aux US.
Résultat une tricherie honteuse et une fuite désastreuse avec amendes et peines de prison.
Alors si maintenant l’industrie Allemande nous demande de la solidarité ,non et non,elle a faute qu’elle paye.
Vos menaces ne m’impressionnent pas et je ne vous impose pas de me lire.
Quant à la mansuétude dont je serai bénéficiaire de la part de la rédaction ,je laisse seul juge nos contributeurs.
Je n’ai jamais insulté qq un ce qui n’est pas votre cas,vu le nombres de commentaires supprimés.
Autoactu ne vous appartient pas tout comme moi ,un peu de démocratie ,merci et Kenavo
alain boise, Le mercredi 06 mars 2019

Pour Lucos je ne connais pas très bien la signification de Troll et je ne sais pas si cela peut être considéré comme une insulte ,ce n’est pas de ma génération..
J’essaie de commenter les articles selon ma vision de ce que je vis dans ma profession ,je suis au bout de la chaîne je vous l’accorde.
J’essaye de provoquer des réactions de façon à créer le débat comme le fait notre Président bien aimé.
La vie est faite d’Amour de la bagnole et pas de contrôles techniques tatillons et mensuels comme certains ici ont cherché à mettre en place.
Vive la bagnole et la moto
alain boise, Le mercredi 06 mars 2019

Cher Alain … C’est vrai que c’est « les allemands qui ont commencé », les butors ! … Mais les menaces n’ont pas grand-chose à voir avec le Diesel ( ?) , c’est juste un instrument dans les mains de Donald pour affaiblir un adversaire, pardon, un allié ( ?) … Ensuite nous sommes quelque part tellement interdépendants que je ne suis même pas sûr que l’on puisse se réjouir de mesures de rétorsions à leur encontre … Au surplus, me semble-t-il, nous ne sommes pas à l’abri d’un pacte de dernière minute pour éviter les taxes « Trumpiennes » sur notre dos … tellement nous sommes bons en diplomatie ou en rapport de force (ce qui revient au même !) … ;0)
ADEAIRIX, Le mercredi 06 mars 2019



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