Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

envoyer par email
Constructeurs - 26/10/2018

Les mauvais chiffres de ventes du troisième trimestre du groupe PSA

Le groupe PSA a annoncé mercredi soir un volume de ventes de 702 300 véhicules au troisième trimestre, en baisse de 16,7%. L’Europe, seule zone en croissance pour le groupe, atteint 83% de ses ventes sur la période.

La lecture des chiffres de PSA sur le troisième trimestre montre un déséquilibre croissant entre son activité en Europe et sur les autres régions.
Sur cette période, le groupe (en y incluant Opel/Vauxhall) a vendu au total 702 300 véhicules dans le monde dont 584 600 en Europe. La comparaison avec le trimestre 2017 est un peu biaisée parce qu’Opel n’est consolidé que depuis le 1er août et il manque donc juillet dans les chiffres de 2017.
Ainsi, à périmètre constant (c’est-à-dire Peugeot, Citroën, DS) les ventes de PSA sont stables en Europe (382 200 ventes sur le trimestre) et Opel/Vauxhall apporte la croissance (202 400 ventes sur le trimestre).
Sur ce trimestre, c’est Peugeot qui tire les volumes avec une hausse de 1,5% des ventes (228 900), tandis que Citroën est en léger recul (-0,6% à 146 800 unités) et DS est en forte baisse (-28,8% à 6 400 unités).

L'Iran disparaît et la Chine s'effondre à nouveau sans impact sur le chiffre d'affaires
Sur la même période, les ventes du groupe ont fortement baissé sur toutes les autres régions : Moyen-Orient Afrique à -84,1% (avec 23 900 unités), Chine et Asie du Sud Est à -45,4% (avec 49 000 unités), Amérique Latine à -32,1% (avec 35 600 unités), Inde Pacifique à -2,5% (5 800 unités) et Eurasie à -5% (3 300 unités).
La principale perte de volume se situe bien sûr en Iran (118 000 unités de moins) en raison de l’arrêt de l’activité du groupe au début du mois d’août.
Cette situation laisse apparaitre une dépendance de plus en plus forte du groupe à l’Europe, puisque cette zone a représenté 83% de ses volumes au troisième trimestre contre 64% sur le troisième trimestre 2017. Une telle dépendance n’est pas de bon augure au vu des contraintes que va bientôt faire peser sur les constructeurs la réglementation européenne dans le cadre des objectifs de réduction des émissions de CO2.
Cette situation commerciale se traduit quand même par un chiffre d’affaires de l’activité automobile Peugeot Citroën DS qui progresse légèrement à 8 485 millions d’euros sur le troisième trimestre (+0,8%). Cela grâce à la réussite du groupe en Europe et parce que "les volumes perdus en Iran ont un impact marginal sur le chiffre d’affaires", a rappelé le directeur financier du groupe, Philippe de Rovira lors d’un échange téléphonique avec les analystes. "L’Iran, a-t-il dit, c’est une perte d’opportunité."

Une bonne tenue du chiffre d'affaires de PCD
La bonne santé de Peugeot et Citroën en Europe, permet pour l’heure de compenser la perte de chiffre d’affaires dans les autres pays (dont l'impact est de 2,9% du chiffre d’affaires) et des devises sur certains marchés émergeants (Argentine, Turquie et Brésil, avec un effet négatif de 2,3% sur le chiffre d’affaires).
La croissance affichée du chiffre d’affaires d’Opel/Vauxhall de +39% à 3 877 millions d’euros sur le troisième trimestre cache cependant une baisse (que le directeur financier n'a pas voulu détailler) puisqu’il manque le mois de juillet dans la base de comparaison 2017 (2 789 millions sur 2 mois).
Malgré ces chiffres en demi-teinte, le groupe PSA passe relativement bien le cap de l’entrée en vigueur de la norme WLTP qui n’a pas perturbé sont activité en Europe. "Nous avons eu un trimestre normal pour PSA avec tous nos modèles homologués et nous n’avons pas de coûts pour pousser les ventes", a précisé le directeur financier.
Il a également dit que le redressement d’Opel/Vauxhall suivait son cours avec un troisième trimestre qui était meilleur que le deuxième, lui-même meilleur que le premier. "La priorité pour Opel est de restaurer la profitabilité et de baisser le point mort en réduisant les coûts", a-t-il dit. "Chaque voiture que nous vendons doit être rentable."
Sur l’Europe, le dernier trimestre, devrait aller dans le bon sens, a dit le directeur financier : "Les commandes sont bonnes, nous avons l’opportunité de bien performer dans les mois qui viennent."
La meilleure performance au sein des différentes activités du groupe a été celle de l’équipementier Faurecia dont le chiffre d’affaires a progressé de 5,9% au troisième trimestre avec 4 014 millions d’euros.
Les analystes ont bien accueilli ces chiffres puisque l’action Peugeot SA a progressé de 6,69% jeudi 25 octobre à 20,33 euros. Elle est revenue à son niveau d’octobre 2017 loin cependant de son plus haut de septembre 2018 à plus de 25 euros.
Florence Lagarde

Lire le détail des ventes mondiales du groupe PSA par région et par marque 3e Trimestre et au cumul 9 mois 2018 (Accès réservé aux membres du Club Autoactu.com)

Partagez cet article :

Réactions

… L’on ne peut nier que la grande dépendance à la santé du marché européen constitue un risque industriel et commercial …
Et je me souviens encore de la chronique de Bernard JULLIEN qui stigmatisait cette faiblesse stratégique de PSA, à différentes reprises…
Pourtant … Les « zinvestisseurs » ne semblent pas avoir sanctionné exagérément cette revue des ventes trimestrielles de PSA en retenant surtout les bonnes performances européennes, semble-t-il …
Au-delà, bien au-delà … il faut se défier des dogmes institués par les « prétendus experts économiques » …

Pour exemple … Je me souviens que les mêmes se pinçaient le nez, il y a une vingtaine d’années lorsqu’il était question du groupe Alcatel … Un conglomérat d’activités industrielles (Energie, Ferroviaire, Naval, Telecom, Contracting … j’en passe et des meilleures) "sans stratégie bien claire", l’œuvre d’un certain Ambroise …
Arrive à la tête du groupe en 2001, Serge Tchuruk (X) qui s’emploie à transformer ce groupe « foutraque » en larguant les « bijoux de familles » pour en faire le FLEURON de l’industrie Telecom que le monde entier nous envie avec un recours massif à la sous-traitance …Les usines... c’était le monde ancien « mon cher » …
La réussite du plan stratégique de l'ex PDG de Total est connue … Une vraie bérézina (fusion avec Lucent puis absorption par Nokia) accompagnée de millier de licenciements … Cela n’empêcha pas le précité de toucher une très confortable « parachute », si je me souviens bien ….

Concernant feu Alcatel …Un épilogue vient de se dérouler ces jours-ci avec la cession par Nokia de l’entité Alcatel Submarine Netwoks (ASN) au français Ekinops …

A bon entendeur …
ADEAIRIX, Le vendredi 26 octobre 2018

Il tape fort le spécialiste et je ne peut qu'être d’accord avec lui.
Tout type d'industrie d'aujourd'hui souffre ou bénéficie du talent et de la bonne vision de la stratégie industrielle de son PDG et de ses successeurs.
Les agissements ou mauvaise stratégie de certains PDG (dans la plupart des cas pas punis et même remerciés et rémunérés grassement avant leur éviction) font que certaines sociétés finissent par faire faillite et disparaitre.
Je trouve très inquiétant que certains spécialistes (et même un PDG) dans l'industrie auto, laissent croire que la domination des chinois devienne inéluctable dans la technologie des batteries pour VE.
Un pays de l'Amérique Latine vient de s'opposer à la domination d'une entreprise chinoise dans l'exploitation du lithium chez eux.
Jo Duchene, Le vendredi 26 octobre 2018

Les investisseurs sont aujourd'hui massivement des programmes informatiques...
La dépendance de PSA au marché européen est factuelle. PSA s'est recentré à raison sur ce marché alors qu'il est en plein boom (belle vision si vision il y a eu) mais on jugera de la pertinence de cette stratégie quand le marché européen se retournera.
JL S, Le vendredi 26 octobre 2018

Cher JLS … Un ton un rien persécuteur sur la fin de votre commentaire, semble-t-il ..
"Y a rien qui dure toujours", certes et nous ne sommes guère à l'abri d'une nouvelle catastrophe financière sans aller beaucoup plus loin ….

Sinon … Pourquoi ai-je écrit 2001 concernant l’arrivée de Tchuruk à la tête d’Alcatel ?
Sans doute parce que c’est le « début de la fin » avec sa vision de « l’entreprise sans usine »…
Bien sûr, c’est en 1995 que le « sauveur » est appelé aux commandes de ce qui est, alors, un conglomérat industriel, toutes proportions gardées, comme le sont (ou le furent…) General Electric, UTC, Toshiba, Mitsubishi ou Hyundai, ailleurs …

Il convenait de rendre à César (si j'ose dire …)
ADEAIRIX, Le samedi 27 octobre 2018

Alors pourquoi les différents conglomérats asiatiques n'arrêtent pas leur expansion et les nôtres ce sont délité et je peux donner l'exemple du groupe FIAT que n'est plus que l'ombre de lui même...alors qu'ils fabriquaient des locomotives, des turbines pour hélicoptère, des bulldozers pour les travaux publiques et même des agences de voyage dans les services.J'ai eu l'occasion de vivre çà chez eux en France et de l'intérieur....et on avait l'impression de travailler dans une super boîte.
Pour leurs marques automobiles tout le monde est au courant de la disparition de Lancia et Autobianchi... même s'il reste...de beaux restes.
Je suis confiant dans nos deux Carlos nationaux...car il semble qu'ils ont finalement une vision d'ensemble de l'industrie mondiale de l'auto, même s'il y a un qui va moins vite que l'autre et celui-ci commence à sortir les produits (demandés) de demain.
Il a beaucoup à travailler sur les prix et la fiabilité de ses produits...c'est fini le mépris du client.
Jo Duchene, Le dimanche 28 octobre 2018



articles connexes

Organigrammes des constructeurs : pour savoir "qui fait quoi ?"
PSA a lancé son autopartage à Washington



Copyright © 2018 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017