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Constructeurs - 11/06/2019

Part de l'Etat dans Renault : la CFE-CGC et la CGT attachées aux intérêts des salariés

(AFP) - Les syndicats CFE-CGC et CGT de Renault ont souligné samedi, après que le gouvernement s'est dit prêt à diminuer la part de l'État dans le capital du groupe, qu'il fallait préserver les intérêts des salariés du constructeur automobile français.

Alors que des négociations sur une fusion entre Renault et son concurrent italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (FCA) ont capoté cette semaine, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a affirmé samedi à l'AFP, au Japon, que la priorité était de "consolider l'alliance" entre le groupe français et son partenaire japonais Nissan avant de songer à un rapprochement avec un autre constructeur. Dans cette optique, a indiqué M. Le Maire, l'Etat est prêt "à réduire sa part" de 15% au capital de Renault, un point de frictions récurrent avec Nissan, partenaire depuis 20 ans du groupe français.
Comme dans le cas de "la proposition de FCA, notre syndicat reste attaché à la préservation des intérêts du groupe Renault et de ses salariés dans tous les scénarios de rapprochements ou de partenariats", a déclaré à l'AFP Bruno Azière, délégué CFE-CGC chez Renault. "La consolidation de l'alliance (avec Nissan, ndlr) doit donc elle aussi respecter ces fondamentaux", a-t-il ajouté.
Pour la CGT, "en réduisant sa part dans le capital de Renault", l'Etat se désengagerait "totalement de sa responsabilité vis-à-vis de l'industrie française et notamment de son industrie automobile", a critiqué Fabien Gâche, délégué CGT du constructeur au losange.
L'Etat s'interdirait "alors de pouvoir peser dans la gestion" du groupe "pour qu'il développe une réelle stratégie industrielle" et laisserait "ainsi les financiers régler le sort de cette entreprise avec toutes les conséquences sociales pour ses salariés" et "plus largement pour toute la filière automobile française", s'est inquiété M. Gâche.
"Le gouvernement se comporte comme un mandataire des gros actionnaires privilégiant la rentabilité à court terme au détriment des intérêts du pays", a protesté le délégué CGT.
De son côté, la CFDT "est favorable à un renforcement de l'Alliance" et son "objectif premier, c'est l'Alliance à trois" entre Renault, Nissan et le Japonais Mitsubishi, a indiqué Franck Daoût, délégué de ce syndicat chez Renault. "La CFDT confirme son opposition à une fusion entre Nissan et Renault, tant que notre Alliance n'aura pas atteint une maturité sûre et pérenne", a ajouté M. Daoût.
AFP

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Réactions

"l'Etat est prêt "à réduire sa part" de 15% au capital de Renault" …
Il est "trop mignon" le Ministre après que son patron ait foutu le "souk" dans des relations devenues chaotiques avec Nissan …

Subsidiairement, çà aidera bien l'agence des participations de l'Etat à trouver des fonds pour tenter de boucher "les trous budgétaires" …
"Cà mange pas de pain" … Brave Le Maire … à se tirer des bourres avec "son" ministre du budget sur les "petites phrases" voire les suggestions à "l'emporte pièce" ...
;0)
ADEAIRIX, Le mardi 11 juin 2019

Comment choisir entre des traitres et des joueurs de Poker,pas facile,mais Macron est un os difficile à ronger.
alain boise, Le mardi 11 juin 2019



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