Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Offres commerciales

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

envoyer par email
Réseaux - 23/09/2016

Plateforme PR : Les concessionnaires Peugeot et Citroën à la conquête d'un nouveau marché

La plupart des groupes automobiles distribuant Peugeot et Citroën se sont lancés dans un projet de plateformes PR, seul ou en partenariat. Tous veulent conserver le contrôle de la pièce et bénéficier du potentiel de croissance offert par les pièces d'équipementiers.

Dans quelques mois, huit exactement, la distribution des pièces de rechange au sein des réseaux Peugeot et Citroën va être bouleversée. Avec la fin annoncée des contrats traditionnels, les projets de plateformes PR se multiplient. Et pour cause : "Il existera bien un contrat de distributeur PR de rang 2 qui permettra aux concessionnaires de continuer à facturer des PR comme avant mais ce sera un contrat de transition destiné aux distributeurs qui souhaitent céder leur affaire dans les deux ans. Pour pouvoir vendre des PR, il faudra bien avoir une plateforme PR", explique un distributeur. L'effercescence est donc grande, notamment chez les distributeurs Citroën qui n'ont pas l'intention de s'approvisionner auprès des plateformes PR que le réseau Peugeot a commencé à déployer il y a déjà dix ans et dont les contrats seront reconduits automatiquement en mai 2017.
Le nombre de plateformes devrait se situer entre 38 et 45, dont 12 pour la filiale PSA Retail, a indiqué le constructeur, mais il pourrait être plus important, aucune limite quantitative ou exclusivité territoriale ne pouvant être imposée par le contrat. Dans ce contexte économique flou, charge à chaque investisseur de calculer si son potentiel d’activité justifie l’investissement conséquent à réaliser. Un calcul prudent consiste à limiter ce potentiel à ses seuls points de vente et agents. C’est celui choisi par le groupe Hory qui table sur un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros pour chacune de ses deux plateformes, Lorient et Limoges. "Je cultive mon jardin, nous a dit Bernard Hory, je n’irai pas piquer du chiffre d’affaires chez mes voisins". Quoi qu’il en soit, poursuit-il, "cela fait longtemps que la vente de pièces aux agents ne rapporte plus : Elles génèrent 70% du chiffre d’affaires PR mais n’assurent que 10% de la marge brute d’activité. Ainsi, les concessionnaires qui ne vendront plus de pièces mais qui réaliseront une bonne activité atelier n’ont pas vraiment de souci à se faire. D’autant qu’ils pourront acheter des pièces entre 20 et 30% moins chères, maintenant que le constructeur a fait sauter le tabou des pièces d’équipementiers en les incluant dans les offres des plateformes PR".

Un nouveau marché à conquérir
"Certaines concessions vivent effectivement très bien sans vendre de pièces, quand d'autres en tirent encore du profit, malgré la forte baisse des remises à l'achat que nous octroie le constructeur", confirme un distributeur, "mais demain, en proposant des pièces d'équipementiers, en améliorant le taux de service avec une gamme plus étendue, de nouveaux horizons s'offrent à nous". Ainsi, tous les distributeurs veulent entrer dans la partie et ceux qui n'ont pas la taille suffisante pour financer une plateforme s’associent. C’est le cas de la plateforme du Mans, au sein de laquelle le groupe Bayi, qui compte 6 points de vente Peugeot et une plateforme PR à Alençon, s’est associé à 6 distributeurs Citroën (*). Chacun détient une part de la co-entreprise, appelée Alliance PR, définie en fonction de son activité PR actuelle, l'ensemble représentant un chiffre d'affaires de 102 millions d'euros. Les travaux de construction de la plateforme, qui a obtenu un agrément écrit du constructeur, vont débuter en octobre prochain. "Les coûts logistiques, notamment pour les sites éloignés, doivent être absorbés par les économies d'échelle, et notre vingtaine de vendeurs itinérants doit développer l'activité auprès de nos agents et des MRA", prévoit Didier Berrezai, investisseur majeur au sein d'Alliance PR.

Une concurrence interne accrue
En Bretagne aussi, la plateforme de Rostrenen (22), qui devrait peser 40 millions d’euros de chiffre d’affaires, naîtra de l’association des groupes Nedelec (Peugeot dans le Finistère), Courtois (Peugeot dans les Côtes d’Armor), This (Peugeot Dinan) et Rio (Citroën à St-Brieuc).
Ce territoire breton sera particulièrement disputé : cette plateforme de Rostrenen est en effet situé à une demi-heure de Lorient (groupe Hory) et d’une heure trente de Rennes, où PSA Retail a prévu d’installer une plateforme malgré la présence, à 20 km à l’Est, de la plateforme de Torcé du groupe Gémy... "Le groupe Cobredia n’a pas encore dévoilé ses projets mais cela va faire un minimum de 5 plateformes dans un rayon de 200 km, là où il n’en était prévue que deux au départ", regrette un distributeur qui se demande pourquoi le constructeur concurrence son réseau à l’Ouest alors qu’il s’y associe à l’Est (à travers une plateforme commune avec le groupe Car Avenue en Alsace).
Dans le Sud aussi, la concurrence sera rude entre PSA Retail, qui a créé des plateformes PR à Marseille et Nice, et le groupe Gémy qui ouvrira cet automne sa plateforme du Luc (83), située entre les deux villes. "Que ce soit pour Torcé (35) ou Le Luc, nous ne sommes pas inquiets, nous a dit France Gérard, directrice marketing du groupe Gémy. "Avec notre plateforme de Torcé, nous sommes riches d'une expérience du métier de logisticien depuis plus de 10 ans ; nos clients reconnaissent nos compétences ; nous les livrons, jusqu’à Lorient, 2 à 3 fois par jour suivant les besoins. Notre plateforme du Luc bénéficiera d’outils encore plus modernes pour approvisionner nos 6 points de vente du Var, nos agents et les garages que nous séduirons par notre savoir-faire", dit-elle. 

Xavier Champagne

(*) Le groupe Berrezai (12 sites en Bretagne et Normandie), This (Laval, Angers, Le Mans), Jean-Paul Carpier (Redon et Vitré), Xavier Guénant (Cholet, Bressuire, La Roche sur Yon), le groupe Léon (Fougères, Mayenne, Châteaubriand et Bain-de-Bretagne) et le groupe Tournessi (Saumur, Thouars, Chinon).

Partagez cet article :

Réactions

... Etonnant que dans cet article que le groupe BERNIER ne soit pas cité au moins une fois (il n'est pas le seul...) ?
Pas suffisamment d'antériorité ou un parti pris dont le sens m'échappe à l'instant ... A moins que l'article ne prétende tout simplement pas à une revue exhaustive des groupes engagés dans cette transformation...

ADEAIRIX, Le vendredi 23 septembre 2016

En effet, l'article n'a pas vocation à donner une liste exhaustive des plateformes existantes ou à venir.
L'association, sur des plateformes communes, de concessionnaires Peugeot et Citroën, concurrents dans la distribution VN, est en revanche un fait important à souligner. Les zones, comme la Bretagne et le Sud, où une forte concurrence va s'opérer sont également à surveiller. D'où le choix de ces exemples.
xavier champagne, Le vendredi 23 septembre 2016

Merci Xavier pour ce retour.
ADEAIRIX, Le vendredi 23 septembre 2016



articles connexes

Près de 250 groupes de distribution référencés dans l’Annuaire 2017
La Macif entre au capital de la start-up Drust



Copyright © 2017 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017