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Constructeurs - 26/04/2019

PSA compense la baisse de ses ventes au premier trimestre par les prix et le mix produit

Après des résultats financiers 2018 extraordinaires, l’année 2019 démarre de manière moins flamboyante avec un recul du chiffre d’affaires du groupe et de l’activité automobile.

Lors de l’assemblée générale de PSA qui se tenait ce 25 avril, Carlos Tavares, président du directoire après avoir détaillé les réussites de 2018 a résumé l’année en 5 chiffres : +19% pour le chiffre d’affaires, +43% pour la marge opérationnelle, +40% pour le résultat net, 3,5 milliards d’euros de résultat net et plus de 9 milliards d’euros de position financière nette.
Loin de ces résultats exceptionnels, l’année 2019 démarre avec un chiffre d’affaires en baisse à -1,8% pour l’activité automobile (à 14,2 milliards d’euros) qui pèse sur le chiffre d’affaires du groupe (-1,1%, à 18 milliards d’euros), en raison notamment d'un très net recul des ventes de véhicules.

En 2019, la lecture de l’évolution de l’activité ne sera pas perturbée par un changement de périmètre puisqu’Opel est intégré sur l’ensemble de l’année de comparaison. Ce n’était pas le cas en 2018, où une bonne partie de la croissance en volume et chiffre d’affaires était liée à l’intégration d’Opel en cours d’année (au 1er août 2017).

L’évolution du chiffre d’affaires de ce premier trimestre 2019 est donc la conséquence directe de la baisse des volumes de ventes. L’Iran perturbe cependant toujours la lecture de ces chiffres et cette fois, le groupe PSA présente des ventes consolidées excluant l’Iran (pour le périmètre de comparaison). Cette correction est faite parce que les ventes baissent, elle ne l’était pas quand l’Iran permettait d’afficher une croissance des volumes… (rétrospectivement cette présentation donne raison à notre analyse des volumes de ventes qu’à l’époque nous faisions hors Iran).

Lors de l’assemblée générale de PSA de ce jeudi, Carlos Tavares a confirmé que l’impact de l’Iran était très marginal sur le chiffre d’affaires. "Nos ventes mondiales ont baissé de 15,7%, en réalité de 6,1% si l’on exclut l’impact Iran qui a peu de signification économique", a dit le dirigeant.
Les volumes du premier trimestre, ce sont donc 886 400 véhicules soit un recul de 56 600 unités malgré une croissance de 12 700 unités en Europe.
A part l’Europe qui progresse légèrement (+1,6%) toutes les autres régions sont en baisse : -57,5% pour l’ensemble Chine et Asie du Sud-Est, -30,1% pour l’Amérique latine, -19,5% pour le Moyen-Orient Afrique (hors Iran, -81% avec l’Iran), -6,5% pour l’Inde Pacifique et -21,5% pour l’Eurasie.

En conséquence, sur ce premier trimestre, l’Europe représente presque 90% des ventes du groupe. Carlos Tavares n’a pas donné beaucoup d’explication à ces évolutions si ce n’est qu’il n’y aura pas d’amélioration en Amérique latine tant que la situation économique en Argentine ne s’améliore pas et que le groupe "travaille en profondeur sur la résolution des problèmes opérationnels des JV chinoises".
Dans ce contexte de ventes plutôt défavorable, le chiffre d’affaires affiche finalement une bonne résistance grâce à la discipline de prix (+1,3 point de chiffre d’affaires) et l’amélioration du mix produit (+2,3 points de chiffre d’affaires). En revanche, les devises ont un impact négatif (-0,8 point), les volumes et mix pays aussi (-1,1 point) ainsi que les ventes d’Opel à GM (-2,7 points).

Le "pricing power" est l’un des éléments clés de la réussite de PSA ces dernières années, et c’est encore cette discipline sur les prix qui lui permet de résister. "Peugeot est devenu la référence en prix de transaction constaté sur le marché", a dit Carlos Tavares. Il a également dit que Citroën était "exemplaire" et que DS avait "rattrapé l’écart avec le premium allemand et même mieux". Même Opel a amélioré sa discipline prix réduisant l’écart par rapport à sa cible de -8,2% à -6%. Pour 2021, l’ambition est d’être à -3% et "2019 se présente sous de bons auspices", a dit le dirigeant.
"Cette discipline de traitement des prix de vente est essentielle. Le prix de transaction n’est pas la variable d’ajustement pour atteindre l’objectif de part de marché", a souligné Carlos Tavares.
Pour l’ensemble de l’année, PSA prévoit un marché automobile stable en Europe, en baisse de 2% en Amérique latine et de 3% en Chine et en hausse de 5% en Russie.
Florence Lagarde

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Réactions

Le prix n'est pas la variable d'ajustement, c'est à peu près valable tant que le marché ne se retourne pas. Si tel est le cas, ce sera guerre commerciale et pour continuer à faire tourner les usines, il faudra faire des efforts sur les prix.
JL S, Le vendredi 26 avril 2019

Sans doute ...JLS
C'est bien pour cela que le travail entrepris par Psa sous l'impulsion de C. TAVARES concernant l'abaissement en continue du prix de revient unitaire / vehicule de sorte d'abaisser le seuil du C.A. point mort est une bonne stratégie ... sinon la seule pour traverser au mieux une phase de retournement du marché !
;0)
ADEAIRIX, Le samedi 27 avril 2019



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