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Constructeurs - 13/03/2014

PSA prépare une nouvelle approche service dans sa business unit Smart Car

Novateur dans les services connectés avec la création il y dix ans de l'appel d'urgence, PSA veut capitaliser sur ce savoir-faire pour développer une nouvelle approche du service avec sa business unit Samrt Car.

PSA a créé en septembre dernier une nouvelle business unit dédiée au véhicule connecté, placée sous la direction de Brigitte Courtehoux. Frédéric Lassara, vous êtes vous en charge de la stratégie et des offres au sein de cette Business Unit. Pouvez-vous nous expliquer sa genèse et son fonctionnement ?
Frédéric Lassara :
La création de cette business unit "Smart Car" fait suite à une réflexion stratégique menée par la direction générale de PSA qui a constaté qu’il y avait là une nouvelle activité et que nous disposions déjà des compétences dans l’entreprise mais qu’elles étaient dispatchées. La Business Unit a permis de réunir les différents savoir-faire et rassemble donc une cinquantaine de personnes dont les compétences permettent de couvrir tous les besoins liés au véhicule connecté.  L’objectif est de développer des services reposant sur l’automobile connectée et digitale qui permettront de répondre aux nouveaux usages et besoins en matière de mobilité et surtout de créer une expérience fidélisante. 
La BU est aujourd’hui directement rattachée à la direction générale du groupe PSA.

Quelles sont les compétences réunies au sein de la BU Smart Car?
F.L. :
Nous avons des compétences en R&D d’abord. Il y a plus de dix ans déjà que PSA a créé les fondations de la connectivité des véhicules avec le système d’appel d’urgence. Nous nous reposons donc sur ce savoir-faire.  En lien avec l’appel d’urgence, nous avons également les infrastructures techniques et informatiques qui gèrent les flux de données en provenance des véhicules. Aujourd’hui, la gestion de ces données est centrale pour mettre en place des services à destination de notre réseau et des clients particuliers ou professionnels.
Il y a également des personnes venant de la direction marketing. Leur mission au sein de la BU est notamment de comprendre les clients de demain et le monde "digital", c'est-à-dire du smartphone, des applications et des Data, pour adapter l’offre automobile à ce monde nouveau.
Nous avons également pioché des compétences au sein de la direction innovation car le véhicule connecté est au cœur du véhicule de demain, le véhicule autonome. 
Nous avons également rattaché à la Business Unit les services de mobilité comme Mu de Peugeot et Multicity de Citroën pour accélérer le développement.
Il y a enfin des personnes du monde du commerce puisqu’il va falloir vendre ces nouveaux services.

A ce sujet, pensez vous que cela va nécessiter des adaptations dans les réseaux avec par exemple la création d’un nouveau métier de vendeurs de "services" ?
F.L. : Non.  Les concessionnaires adossent déjà la vente d’un véhicule à celui d’un service, puisqu’ils proposent des offres de financement et de crédit.  Ils vont seulement vendre et offrir de nouveaux services. A nous de faire en sorte qu’ils soient d’une telle qualité et d’une telle pertinence qu’ils deviennent incontournables pour les clients.  Pour autant, certains services comme l’ecodriving ou le carnet d’entretien virtuel sont déjà proposés gratuitement ; là il s’agit de faire de ces services un argument de vente.

Les services développés par la Business Unit seront-ils mondiaux ?
F.L. :
Ce qui coûte cher c’est l’exploitation des services, il est donc nécessaire de développer des services ayant une portée mondiale pour maîtriser nos coûts d’exploitation. Néanmoins, nous ne pouvons pas les imposer uniformément dans tous les pays compte tenu des spécificités culturelles y compris en Europe.  En Italie par exemple, l’assurance Pay as you drive rencontre un grand succès car les primes d’assurance sont très onéreuses. Notre objectif dans ce contexte est de nouer des partenariats avec les assureurs auxquels nous remontons certaines informations du véhicule. Au client nous apportons, grâce au service connecté, un moyen de faire baisser le TCO (le coût d’usage, NDLR) de sa voiture.  En Chine, le service le plus prisé - et payant- est le "GPS assisté". Les automobilistes sont guidés dans les villes chinoises par un service d’assistance en direct dans le véhicule.

L’un des premiers véhicules du groupe qui bénéficiera d’un mode de commercialisation fondé sur les services connectés, sera le C4-Cactus. Que pouvez-vous nous en dire ? Pourra-t-on payer un jour au seul km parcouru ?
F.L.:
Le C4-Cactus ouvre en effet la voie vers une nouvelle façon de vendre les véhicules. Même s’il sera commercialisé de façon classique, il sera également proposé dans le cadre d’une formule de location  comprenant l’assistance, l’entretien, l’assurance. Ce package "just add fuel" doit répondre aux clients qui ont plus d’appétence pour l’usage que pour la propriété. Nous n’en sommes pas encore au paiement au km mais dans certains pays où la législation le permet, il sera déjà possible de payer l’assurance au km.

Comment allez-vous monétiser les données remontées du CAN ?
F.L. : Avec les données du CAN nous sommes notamment capables d’analyser le type de conduite des automobilistes, de vérifier s’ils respectent les règles de maintenance, etc. Il y a donc beaucoup de choses à faire en exploitant ces données. Nous allons annoncer prochainement le lancement d’un service dédié aux gestionnaires de flottes qui ouvre la voie à une nette amélioration de leur TCO.  Nous travaillons sur d'autres projets mais c'est un peu tôt pour en parler.
Propos recueillis par Emilie Binois

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Réactions

"Unité d'affaire de la voiture intelligente"...
Yeeesss !
;0)
Lucos, Le jeudi 13 mars 2014

Emilie vous êtes sûre qu'il a répondu à votre question:
Comment allez-vous monétiser les données remontées du CAN ?

Voilà çà sens que le gars flaire le bon argent qui va rentre de chez les chinois et rêve de comment le claquer immédiatement, et pas que lui chez PSA.
Evidement ce pognon frais et inattendu reste une exclusivité de la Direction Générale.
Ah...ils vont capitaliser.
Si je comprends bien les clients cible friqués qui voyagent en business et qui fréquentent les lounges...vont courir louer ou acheter une C4-CACTUS, tout en respectant "les règles de maintenance etc"
Le voiturier de chez Costes à Paris rue t.Honoré va tomber sur le cul en voyant arriver la C-Cactus.

Emilie vous interrogez des bouffons connectés (espèce en voie d'apparition) des fois mais alors comme celui-là, c'est rare.

FIAT dans les années 80 avait fait installer dans les Lancia un bouton d'appel d'urgence relié à un call center dédiée 7/7 jours.
Bide de bide total.
Votre Fréderic à inventé la poudre connecté.

Jo Duchene, Le jeudi 13 mars 2014

...ou plutôt le réseau d'eau tiède...
;0)
Lucos, Le jeudi 13 mars 2014



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