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Analyse - 21/04/2017

Tesla, des accomplissements et une surévaluation dangereuse

La chronique de Bertrand Rakoto, analyste indépendant dans l’intelligence de marché. Après plusieurs années dans l’automobile, entre autres chez RL Polk, et après avoir eu un cabinet d’analyse en France (D3 intelligence) il est désormais basé aux Etats-Unis où il poursuit son activité depuis Detroit.

Le 10 avril 2017, la valorisation de Tesla a dépassé celle de GM l’espace de quelques heures (https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-04-11/tesla-s-valuation-called-inexplicable-by-top-u-s-auto-dealer) en atteignant 50,9 milliards de dollars soit 64 millions de plus que General Motors. Une situation incongrue au regard de ce que chacun des deux constructeurs possède d’usine, de capacité de R&D, de brevets, et de volume de production. En à peine 14 ans d’existence, les accomplissements de Tesla sont remarquables. Le jeune constructeur a débuté avec une Lotus rebadgée puis il a développé en un temps record un modèle positionné dans le segment des véhicules haut de gamme. Ces accomplissements sont le fait de plusieurs éléments fondateurs de la jeune marque.

En premier lieu, Tesla n’est pas gêné par un management surabondant et parasitaire. Les règles sont simples, il faut délivrer les résultats, même les plus ambitieux. En second lieu, le mode de pensée de Tesla ne consiste pas à prendre comme point de départ la technologie ou le produit mais le besoin et l’objectif. Cette démarche va à l’encontre de celle des constructeurs traditionnels plus orientés produit et ingénierie que client et marché. Enfin, Tesla s’est bâti sur l’expérience client et l’histoire, en anglais storytelling.

Ce sont ces éléments qui permettent à Tesla de ne pas adopter une approche traditionnelle de l’industrie et lui autorisent des écarts pour lesquels les autres constructeurs auraient été durement sanctionnés. Le simple fait de considérer les propriétaires comme bêta-testeurs des véhicules ou de lancer l’Autopilot sans information client serait totalement impensable pour l’ensemble des constructeurs. Pourtant, Tesla s’est affranchi de ces craintes et de la surprotection qu’elles engendrent. La raison principale est la gestion de l’expérience client qui tend à transformer les possesseurs en adeptes et en ambassadeurs de la marque. Le constructeur compte bien poursuivre cette façon d’aborder le marché avec la Model 3 pour laquelle 323 000 réservations sont encore enregistrées à ce jour (sur 375 000 initialement prévues).

Pour autant, ces accomplissements ne doivent pas faire oublier la réalité de l’entreprise. Tout d’abord, la Model X a montré que Tesla était, comme les autres, capable de tomber dans les travers de l’automobile d’ingénieurs. Le crossover californien est un non-sens à plus d’un titre. Le constructeur a construit son image sur la conscience écologique et le militantisme environnemental. On peut légitimement se demander comment justifier un véhicule aussi décalé par rapport au message. En effet, le Model X est imposant (aérodynamique défavorable) et inutilement performant. Ces deux arguments vont à l’encontre de toute idée d’économie d’énergie. Toutefois, la performance est aussi un moyen de diversion du public, une méthode de communication chère à Elon Musk. Ensuite, le Model X est inutilement compliqué avec des portes dites "Falcon doors" qui ont alourdi le véhicule, lui ont fait perdre en fiabilité et dont le résultat en termes d’accessibilité à bord est plus que discutable. Ces pratiques consistant à intégrer des solutions inutiles et contre-productives mais célébrant l’ingénierie appartiennent à l’industrie traditionnelle. Comme le veut l’expression, chassez le naturel il revient au galop.

La Model 3 promet d’être plus simple à la fois pour se rapprocher de l’esprit initial de la marque et pour rentrer dans le budget serré annoncé par Musk. Les objectifs du dirigeant sont souvent décidés avant d’être étudiés et charge aux ingénieurs de pouvoir les atteindre. Ce management a tendance à user les patiences et provoquer le départ de nombreux talents auparavant débauchés chez d’autres constructeurs. La Model 3 doit être lancée cet été au prix de 35 000 dollars avec des cadences pouvant atteindre 500 000 unités par an dès 2019. Tesla doit s’atteler à terminer le véhicule à temps et s’assurer que les équipementiers sauront livrer des pièces en quantité suffisante d’autant que le design a été figé trop tard avec des objectifs de volumes en changement permanents.

Jusque-là, le constructeur n’a jamais su respecter ses engagements sur les délais et les cadences. Il se dit également que le tarif avoisinerait plutôt 42 000 dollars à la sortie, dans un contexte où il est fort probable que Donald Trump décide de mettre fin aux aides accordées par l’Etat à l’achat des véhicules électriques. Enfin, les futurs acheteurs de Model 3 vont devoir accepter d’être à leur tour testeurs du véhicule. Une méthode qui risque fort d’être plus difficilement acceptée par les acheteurs. En effet, la Model S s’adresse à des foyers qui ont plusieurs véhicules et gagnent en moyenne 275 000 dollars par an. La Model 3 s’adresse à des foyers plus modestes qui comptent sur leur véhicule pour se rendre tous les jours sur leur lieu de travail. Le réseau clairsemé risque fort de poser un problème si Tesla ne dispose pas d’un plan de déploiement ambitieux.

Sur les aspects financiers, les chiffres de Tesla ne rassurent pas. C’est certainement sur ce point plus encore que sur les questions industrielles que les spécialistes du secteur s’interrogent le plus (http://www.autonews.com/article/20170416/OEM/304179921/tesla-surpassing-gm-only-on-wall-street). L’évaluation boursière de Tesla est un pari des banques et des investisseurs plus qu’un placement. Le constructeur n’a gagné de l’argent que l’espace de deux trimestres depuis sa création et a perdu 675 millions de dollars sur l’exercice 2016 avec un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars. Ces mauvais chiffres sont le résultat d’une situation complexe car s’il y a fort à parier que les 76 230 véhicules ne sont pas encore à l’équilibre, il a fallu éponger les pertes liées à l’intégration de Solar City et investir dans la Model 3 et la Gigafactory. Aujourd’hui les actionnaires commencent à hausser le ton et reprochent le népotisme de Musk puisque le board de Tesla est principalement constitué de proches et de membres de la famille du patron que de pointures de l’industrie ou des services (http://www.autonews.com/article/20170412/OEM05/170419935/tesla-investors-press-for-board-members-without-ties-to-musk).

Les actionnaires ne sont pas les seuls à se poser des questions puisque les journalistes et les analystes automobiles cherchent également à comprendre l’engouement de la bourse pour Tesla (http://www.autonews.com/article/20170410/OEM05/304109987/am-i-the-only-one-mystified?). Toyota et Daimler ont cédé leur participation dans Tesla et dernièrement, un analyste financier de Goldman Sachs a recommandé Tesla à la vente (http://money.cnn.com/2017/02/27/investing/tesla-downgrade-sell-goldman-sachs/). L’information est passé quasiment inaperçue grâce aux talents de communiquant d’Elon Musk qui a fait diversion moins de deux heures après la sortie de Goldman Sachs et a déclaré qu’il enverrait des touristes faire le tour de la Lune dès 2018 (https://www.washingtonpost.com/news/the-switch/wp/2017/02/27/elon-musks-spacex-plans-to-fly-two-private-citizens-around-the-moon-by-late-next-year/). C’est habile et il aurait tort de se priver puisque ce genre de communication fonctionne.

Les augmentations de capital se succèdent et l’entreprise ne dégage toujours pas de bénéfice. Comme souvent, les tours de tables sont réalisés avant l’annonce de l’augmentation de capital pour sécuriser le financement. Ensuite, la bourse salue l’augmentation de capital en misant un peu plus par enthousiasme ou par simple réflexe pavlovien.

Tant que la Model 3 n’est pas sortie il reste difficile de savoir si Tesla peut un jour devenir bénéficiaire car tout repose sur ce modèle. Pour le moment, il s’agit d’une course en avant. Le design définitif de la Model 3 n’a pas été révélé, les clients feront office de testeurs, le réseau va devoir s’étendre et les contours des aspects tarifs et prestations sont encore inconnus. Préoccupé par la commercialisation de sa berline compacte (segment M1 ou C en Europe), Musk a cherché à influencer Trump sur l’opportunité de taxer les émissions de CO2 et de favoriser les véhicules électriques. Le patron de Tesla figure parmi le panel de conseillers du président, au grand dam de certains clients (http://www.cnbc.com/2017/01/31/tesla-fans-say-they-are-cancelling-model-3-orders-over-musks-trump-connection.html) dont certains ne ménagent pas leurs effort pour séparer Musk et Trump (https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-04-17/this-man-is-spending-millions-to-break-elon-musk-s-trump-ties). Une taxe ou une incitation à l’achat ne semblent pas figurer dans l’agenda de Trump et ce serait, de toute façon, bien maigre pour favoriser une automobile électrique qui cherche encore son marché.

Les ventes mondiales de véhicules électriques augmentent mais nous sommes loin de l’explosion promise par de nombreux patrons au moment de la crise. Tesla va devoir aussi faire face à des problématiques nouvelles avec l’arrivée de concurrents dans l’électrique comme le groupe Volkswagen (Audi et Porsche), BMW, Daimler ou Lexus. L’augmentation potentiel des matières premières risque également d’être un frein à la bonne croissance de la production de batteries avec des coûts de lithium et surtout de graphite qui pourraient vite grimper sous l’effet d’une forte demande (https://seekingalpha.com/article/4010559-tesla-giga-factory-among-others-may-cause-lithium-graphite-shortages).

La concurrence va devoir aussi apprendre à lutter avec de nouvelles armes. Il faut désormais oublier l’approche ingénieur et les stratégies de produit pour favoriser l’expérience client et les services. Une démarche peu évidente pour des entreprises industrielles qui ont entretenu des contacts plus que limités avec leurs clients. Tesla s’est construit grâce à cette démarche plus en phase avec la réalité du marché aujourd’hui. Le constructeur vend ses modèles grâce à l’histoire qu’il raconte et séduit les investisseurs en faisant miroité du potentiel. Sergio Marchionne utilise ces mêmes arguments de potentiel et la bourse suit. C’est la stratégie qu’il faut désormais adopter pour séduire les investisseurs. Elle consiste à décorréler la réalité économique et industrielle pour convaincre à l’aide de projections et de storytelling. Au salon de New-York, Musk a relancé le sujet des futurs projets de sa marque avec un pick-up et un camion qui doivent être révélés d’ici deux ans (https://www.usatoday.com/story/money/cars/2017/04/13/tesla-semi-elon-musk/100423642/). A envisager si toutefois la Model 3 remplit ses promesses et si la bulle Tesla n’explose pas.
Bertrand Rakoto

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Réactions

Quelle douche de M Rakoto,pour l'instant la bulle se gonfle gentiment de façon a payer la machine a cash avec de la monnaie de singe( actions)
Concernant la modele 3 le prix serait de 42000$ mais hors taxes c'est à dire pour la France +10% de taxes de ports+ TVA à 20 ou 22%+ frais de transport,on doit dépasser largement la barre des 50K€ sans les options,tout ça pour une deuxième caisse dans le foyer puisque qu'elle est incapable d'emmener la famille en vacances au risque de les passer devant les bornes de recharges.
J'espère qu'avec le départ de la Madone du Poitou et la disparition EELV la prime de 10000€ honteusement offerte à des gens qui n'en ont pas besoin sera supprimée.
Je trouve gonflé Elon Musk de faire partie des conseillers de DT alors qu'il n'a pas voté pour lui,sacré Judas mais l'odeur de la subvention est la plus forte,miam miam.
Pierre l'Alpiniste le faisait remarquer hier avec la fin de la partie si les gros rentrent dans la danse,les Eléphants peuvent écraser la souris d'un coup de patte .
Un dernier mot pour l'autopilot étape 1 qui aveuglé par le soleil na pas vù un camion blanc en travers de la route ayant pour conséquence la mort du pilote,triste que Tesla dans une course effrénée aux nouveautés n'ai pas jugé utile de faire valider son option par de longs essais comme dans l'aviation,les clients deviennent cobayes.
M Rakoto est-il vrai que les nouveaux clients doivent payer leur jus alors qu'avant c'était cadeau et si oui a quel prix le kWh?
alain boise, Le vendredi 21 avril 2017

La société du spectacle ça marche. Pourquoi s'en priver ? Et pour la Lune en 2018, je trouve ça pas très ambitieux quand on sait que son pote c'est Ironman.
Cesar THEODORE, Le vendredi 21 avril 2017

Très bonne chronique comme d'habitude de Monsieur RAKOTO ...
Cà tranche avec celles de l'universitaire économiste (déjà signalé) ...

Je pinaille ... A différentes reprises Monsieur RAKOTO utilise le terme "accomplissement" ... Sans doute l'effet du séjour prolongé à Detroit pour traduire "achievement" ?
Pourquoi ne pas parler tout simplement de "réalisations" ?

Sinon, le déploiement "massif" du VE demeure soumis à ce challenge non atteint pour l'instant à un niveau industriel : "résoudre le problème de la densité d'énergie des accumulateurs" ...
Beaucoup y travaillent ...
ADEAIRIX, Le vendredi 21 avril 2017

Oh cher druide les chercheurs cherchent mais ne trouvent pas helas,comme disait De Gaulle ce qui nous manque c'est des chercheurs qui trouvent.
Alors les batteries traînent leurs tares,vieillissement,déperdition a froid,recyclage coûteux,raretés des terres rares les bien nommées,prix exorbitants,etc etc,et toujours la sempiternelle question avec quoi on fait du jus les nuits anticycloniques?
alain boise, Le vendredi 21 avril 2017

Impression n'est pas raison ... ?
Nan je n'ai pas changé (...) et ne fait aucunement la promotion du VE qui pose tous les problèmes d'infrastructures que vous décrivez à l'envie ...

Concernant votre "appétence" pour l'énergie nucléaire, que je peux partager (...), ne pas oublier quand même à propos de "chercheurs qui trouvent" que pour l'instant l'enfouissement est une solution très périlleuse pour le futur de la communauté faute d'avoir trouvé une solution réellement satisfaisante concernant le traitement des déchets ... Le côté "on trouvera" relève un peu de l'incantation à cet instant un peu comme les nuages qui devaient s'arrêter aux frontières de l'hexagone.
Les escrolos sont dogmatistes certes ...!
Il faut cependant rester lucide ... Entend on un seul politique dire "on va investir sur la recherche fondamentale et appliquée pour identifier une solution viable aux traitements des déchets radioactifs ... Certes le cash est rare ...
De même pour la filière de démantèlement des centrales qu'il faudra bien lancer un jour et qui est pourtant génératrice d'emplois de proximité ... à une autre échelle que le calfeutrage des "maisonnettes" ... Aucune solution énergétique n'est exclusive des autres ... Il faut mixer en restant pragmatique ...
Pour cette raison la "diabiolisation" du Diesel est une erreur stratégique au même titre que sa promotion outrancière, hier...
ADEAIRIX , Le vendredi 21 avril 2017

Je suis a chaque fois surpris de la méconnaissance de beaucoup de nous européens de "la chose" américaine et de son mode de vie sans compter leur mode de consommation!
Commençons par les riches, ceux-là aux US ont les moyens d'avoir déjà une grosse Tesla dans leur garage et de miser immédiatement des sous sur une petite! Nous ici en Europe on se marche sur les pieds, ont est des fauchés et en plus avec beaucoup de crève la faim de surcroit!
Tesla a prouvé qu'ils ont un outil de production et que cet outil marche et fait des produits FIABLES (huit ans de garantie pour ceux qui ont déjà oublié).
En plus Bertrand l'explique très bien, que la mécanique mental de marketing et managérial du patron de Tesla n'est pas la même que dans l'industrie classique avec pléthore de directeurs partout!
C'est dur à faire rentrer dans la tête et cerveau "ramolli" des managers et cadres européens!
En plus ce qui est inouï est l'incapacité de comprendre ici en Europe l'expérience client...et que justement le "mépris" du client n'existe pas là bas!
Le mépris client se paye CASH là bas !
Même personnellement si je suis riche je n’achèterais JAMAIS un VE européen et allemand de surcroit, car je sais DEJA qu'ils n'auront qu'une garantie MINABLE de 2 ans...et ils n'est pas question de risquer une panne extrêmement couteuse de leur batterie, même si je peux me le permettre!
Nous voyons déjà d'ici, et il suffit de savoir ce que c'est la gestion de production automobile, pour voir que les atermoiements, les délais, et les retards inouïs de la technologie VE européenne reflètent la continuité d'une stratégie industrielle de la part des constructeurs européens qui ne veut ABSOLUMENT pas travailler dans la transparence.
Bertrand l'explique bien...les constructeurs européens ne VEULENT pas se confronter au client!
Le ridicule absolu vient de la part du groupe VW qui parle dans cinq ans de millions de VE sur le marché...ce qui est du point de vu de la production très improbable, et le groupe DAIMLER qui fait miroiter des "gigafactory" pour des batteries et des gros VE Mercedes qui feront 500 km sans charger et a chaque fois nous voyons qu'un dessin merdique!
Depuis trois à quatre mois toutes les revues auto grand public ont fait des essais de trois ou quatre VE européen et japonais versus la Tesla...et la conclusion est sans appel...la Tesla (malgré son prix, mais les riches ont les moyens) est a chaque fois la SEULE solution actuellement pour ne pas galérer! De là a mettre 43.000 euros sur une BMW i3, c'est du délire avec lequel ont fait un BIDE commercial.
Encore une fois et Bertrand le dit déjà, quand le management européen n'a pas le produit il nomme des "directeurs"! Farce et ridicule absolu !!!
Ils sont même incapables de sortir une "vulgaire" hybride...ou alors des pures fausses hybrides, auxquelles ont donne des noms fleuris de "mild hybrides" et encore le comble "hybrides-diesel" !
Je me vois assez riche dans trois ou quatre ans pour acheter une DS7 hybride pour la modique somme de "pauvre" de 60.000 euros au bas mot!
Il faut se méfier de la conjoncture international actuelle mais révisez l'histoire les "petits" ignorants car si certains projets industriels ont été
arrêtés pendant la 2ème guerre mondiale, ils ont tous été repris après!
On doit se poser des questions concernant Tesla...mais rêver de sa disparition c'est une imbécilité de paresseux européens !
Jo Duchene, Le vendredi 21 avril 2017

Mais cher Druide c'est les ecolos aidé par Jospin qui ont fermé superphenix centrale brûlante nos déchets, alors on stocke, merci qui?
alain boise, Le vendredi 21 avril 2017

Quelle que soit la réussite (ou non) de l'aventure Tesla, son cours de bourse n'est que spéculation.
Contrairement à notre cher Jo et donc en accord avec Pierre l'Alpin, je suis persuadé que les constructeurs allemands et japonais vont très prochainement proposer des voitures concurrentes au Model S et au Model 3 qui non seulement auront raison des voitures Tesla mais qui feront retomber le cours de bourse aussi rapidement qu'il est monté.
Bruno HAAS, Le vendredi 21 avril 2017

... Cher pêcheur Breton quoique Alpiniste ...
L'argument de la fermeture de superphenix a déjà servi ...

De même... les "boulettes" majeures de Jospin alors que l'environnement économique était super favorable ... Notamment, le démantèlement du tissus industriel et commercial tricolore lui doit beaucoup et le private equity pourrait l'en remercier tant son dogmatisme l'a favorisé... Son apôtre encore Président et sa "créature" n'ont pas fait beaucoup mieux ...

Cela dit on va pas rester sur ce constat jusqu'à la fin des temps .. ?
ADEAIRIX, Le vendredi 21 avril 2017

La phrase de la chronique extrêmement éclairante sur les pratiques de l'industrie automobile ... > le mode de pensée de Tesla ne consiste pas à prendre comme point de départ la technologie ou le produit mais le besoin et l’objectif. Cette démarche va à l’encontre de celle des constructeurs traditionnels plus orientés produit et ingénierie que client et marché. (...)
Rien que pour cela, il faut souhaiter que l'industrialisation du modèle 3 "atterrisse" bien ... et que TESLA ne devienne pas un nouveau TUCKER ...
ADEAIRIX, Le vendredi 21 avril 2017

Cher Bruno, pour l'instant je suis comme Saint Thomas...je ne vois rien venir!
Et pourtant j'ai fait un pas pour aller voir ce que le groupe VW en était capable avec son Audi e-tron !!!
Grosse déception, et même tout ce qui a le label "e-tron" est décevant et cher, garantie merdeuse et design qui se démode tous les ans!
Tout le discours des commerciaux de chez Audi est vaseux concernant la gamme "e-tron" ! Aucune confiance pour moi en tant que client, et plus, on ne sent pas la pérennité du produit!
Je sens le "bouffage" de nez de tous les constructeurs allemands, et chacun veut faire plus malin que malin: Demain je rase gratis, car mon VE fait plus blanc que blanc dans la capacité à "galérer".
En France c'est pareil, quand on regarde les "conditions contractuelles" lues à la loupe pour avoir une ZOE....c'est carrément à fuir de borne en borne.
Cher Bruno que personne nous lit ici, êtes vous réellement convaincu que tout va bien se passer, cette affaire de millions de VE dans cinq ans, ou c'est pour vous rassurer?
Personne d'indépendant a encore fait le moindre test de ses merveilles à venir et on a même pas leurs caractéristiques! Et les millions de batteries seront fabriquées à quel endroit...par génération spontanée??
C'est un comble. Il y a anguille électrique sous roche !
Je le dit et écris par ailleurs, j'ai lu tous les essais de VE, par groupe de quatre ou seuls, de VE testés...et c'est a fuir à toutes jambes et à pied ou alors en vélo électrique !
St. Christophe priez pour nous et pour Bruno spécialement!

Jo Duchene, Le vendredi 21 avril 2017

Cher Bruno, nous sommes en phase, merci de me citer !
Nous aurons fait tout ce que nous aurons pu pour pousser cher Jo à vendre ses actions Tesla, chez qui nous ne voyons rien venir en terme de survie financière ou de vraie innovation produit. Nul ne se réjouira de l'explosion de cette bulle-Musk, mais le cash qu'il brûle joyeusement serait plus utile ailleurs.
Pierre l'Alpin, Le vendredi 21 avril 2017

Je les voit bien s'amuser a me taquiner...mais en plus de Tesla, ce sera la GM/Opel Ampera-e qui seront les vedettes en VE des prochaines cinq années a venir!
Je vais vous décevoir, en aucune manière et même si je fais un coup de fric...je n’achèterais ni l'une ni l'autre!
Mais même ceux qui ont de l'argent ne pourront acheter l'Ampera-e qu'en Allemagne, Norvège, Suisse...les fauchés français n'y on pas le droit car les coréens on déjà acheté 2000 ! Nous ne croyons qu'aux ZOE et autres avatars chers à faible autonomie et sans garantie suffisante.
Les choses vont se passer tranquillement, certains produisent et d'autre auront le bec dans l'eau!
Nous chanterons des chansons puisque tout fini en chansons chez nous!
Jo Duchene, Le vendredi 21 avril 2017

Fiabilité qui n'empêche pas de rappeler 63% de la production totale de la marque
Jo, voulez vous l'adresse d'un bon ophtalmo? Le design Audi ne se démode pas tous les ans vu que c'est le même depuis bientôt 15 ans
En quoi l'hybride diesel est il un comble? Ah oui, c'est un diesel et le diesel c'est mal ( on dirait RAF )
Vincent , Le vendredi 21 avril 2017

Non, les petits diesel dureront tant qu'il y aura une petite demande...mais pas de panique...Mercedes en classe S sors du gros diesel à Shanghai, et il semble que les chinois riches veulent faire à la mode américaine: Pas de downsizing pour eux, il faut du bon 5/6 mètres de long, gros moulin, et bling bling et aussi chauffeur salarié plus toute l'intendance qui va avec!
Par exemple les chinois riches viennent de découvrir qu'ils pouvaient s'offrir des yachts de 30/40 mètres...et ce sera la fortune dans le gros diesel marine pour MAN (filiale de VW) et MTU...plus Caterpillar.
Dans l'automobile ont est des enfants de cœur en diesel, des petits qui jouent dans la cour des petits!
En plus le reste du monde n'a rient a faire des annonce diesel des allemands, ce n'est que du marketing arnaque pour des zozos riches européens qui croient que le futur du diesel c'est les 24 heures du Mans! Ah les blaireaux!
Seule la Californie et les pays nordiques chez nous empêchent de danser en rond et ne veulent pas de çà! Ils veulent rouler en silence, et comme ont est des barbares ici, on va le rester encore longtemps!
On ne gagne de petites bataille minables chez nous, mais on perdra la guerre économique face à la concurrence qui a déjà tourné la page du petit diesel.
On adore perdre du temps, des emplois et des parts de marché à l'export!
Jo Duchene, Le samedi 22 avril 2017



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