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Autour de l'auto - 06/01/2020

Un avocat japonais de Ghosn se dit compréhensif, après s'être senti "trahi"

(AFP) - Un avocat japonais de Carlos Ghosn a confié samedi s'être d'abord senti "trahi" par la fuite de son client au Liban, avant de comprendre son geste, provoqué selon lui par l'extrême sévérité du système judiciaire nippon.

"J'ai d'abord été en proie à une forte colère. Je me sentais trahi", a écrit Takashi Takano sur son blog, assurant qu'il n'avait rien su des plans de fuite de son client. "Mais la colère a cédé la place à autre chose quand je me suis rappelé comment il était traité par le système judiciaire du pays", a-t-il ajouté.
"Je peux facilement imaginer que si d'autres personnes avec des moyens financiers, des relations et la capacité d'agir vivaient la même expérience, elles feraient la même chose ou du moins l'envisageraient", a-t-il encore poursuivi.
Ancien patron de Renault et Nissan, Carlos Ghosn a fui dimanche dernier le Japon, où il était en liberté sous caution, après 130 jours de prison dans l'attente de son procès pour diverses malversations financières présumées. Depuis fin avril 2019, le Franco-libano-brésilien vivait en résidence surveillée à Tokyo, dont il pouvait toutefois s'absenter pour trois jours maximum sans autorisation spéciale de la justice. Il lui était en revanche formellement interdit de quitter le pays.
Il n'avait pas non plus le droit d'accéder à internet, sauf dans les bureaux de ses avocats. Les juges lui interdisaient par ailleurs de voir ou contacter son épouse Carole, ce que sa défense considérait comme une "punition" cruelle visant uniquement à le démoraliser.
Il n'avait été autorisé à parler à sa femme qu'à deux reprises depuis avril, par vidéoconférence et en présence de ses avocats : une fois fin novembre et une deuxième fois tout récemment, lors du réveillon de Noël.
En quittant le Japon, "je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité, où la discrimination est généralisée et où les droits de l'Homme sont bafoués", a lancé mardi le magnat automobile déchu.
Depuis des années des organisations de défense des droits de l'homme comme Amnesty International critiquent également le système judiciaire nippon, basé selon eux sur la répétition des interrogatoires pour que l'accusé finisse par craquer.
L'avocat principal de M. Ghosn au Japon, Junichiro Hironaka, a aussi estimé samedi devant des journalistes que les sévères conditions de sa liberté sous caution avaient pu le décider à quitter le pays. M. Hironaka avait déjà déclaré mardi comprendre le ressenti de M. Ghosn à l'égard de la justice japonaise, tout en jugeant "inexcusable" sa fuite.
Des juristes redoutent que cette affaire n'entraîne à terme un durcissement des conditions de liberté sous caution dans l'archipel nippon.
AFP

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Réactions

Savez-vous comment reconnaitre un avocat qui ment ?
;0)
Lucos de Beuliou el Tipi, Le lundi 06 janvier 2020

Oui je sais !
Quand il parle.
Bruno HAAS, Le lundi 06 janvier 2020


… "Je peux facilement imaginer que si d'autres personnes avec des moyens financiers, des relations et la capacité d'agir vivaient la même expérience, elles feraient la même chose ou du moins l'envisageraient"

Tout est dit (Mitchell bien sûr) !

Et sinon il en dit quoi l'honorable avocat du "coup" de la boî boîte codée enfermant le passeport français qui s'est quand même ouverte … Rien d'inviolable ou à l'insu de note plein gré ?
;0)
ADEAIRIX , Le lundi 06 janvier 2020

Présentez vous votre passeport quand vous revenez à la maison..?
;0)
Lucos de Beuliou el Tipi, Le lundi 06 janvier 2020



Comme un avion sans ailes
La justice libanaise veut entendre Carlos Ghosn



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