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Marchés - 31/05/2019

Un bon début d'année pour le véhicule industriel mais un avenir incertain

Le marché du VI a progressé de près de 9% à fin avril, après une année 2018 en hausse de 8%. En revanche, des nuages se profilent à l'horizon, avec la pénurie de main d'oeuvre dans le transport et les contraintes de réduction des émissions de CO2.

Après une année 2018 qui a vu le marché du véhicule industriel augmenter de 8% en France, le marché a continué de bien se comporter sur les 4 premiers mois de l’année, réalisant une progression de près de 9%, à 19 404 immatriculations.
Le segment des porteurs, qui bénéficiait de carnets de commandes en hausse de 11,8% à fin novembre, est en hausse de 8%, à 8 629 immatriculations, et le marché des tracteurs gagnent 9,1%, à 10 776 immatriculations.
"L’activité économique meilleure qu’anticipée et l’accélération des renouvellements pour bénéficier des meilleures performances des moteurs Euro 6 contribuent, encore sur ce début d’année, à ces bons résultats", analyse le syndicat des constructeurs, la Csiam. Le marché des bus et cars est également dynamique, en hausse de 6,1%, porté par les bus (+60 %, à 388 unités, contre +2,4% pour les cars, à 1 256 unités).
"La relative bonne tenue de l’activité économique plaide pour une deuxième année favorable à un haut niveau de marché pour le transport routier de marchandises et à un marché comparable à celui de l’an dernier pour le transport routier de marchandises", anticipe la Csiam. En début d’année pourtant, l’Observatoire du VI prévoyait une baisse de 5,5% du marché VI, répartie entre -6,6% pour les tracteurs (à 28 000 unités) et -4% pour les porteurs (à 23 500 unités).

Des inquiétudes sur la pénurie de main d'oeuvre et sur les contraintes de baisse des émissions
Si les chiffres d’activité sont plutôt bons, les professionnels ne cachent pas pour autant leur inquiétude sur de nombreux sujets. La pénurie de main d’œuvre (mécaniciens et chauffeurs principalement) posent problème. A l’occasion du Salon Solutrans, qui se déroulera du 19 au 23 novembre prochain à Lyon Eurexpo, la profession prévoit de communiquer fortement sur les 40 000 postes à couvrir.
Les contraintes réglementaires inquiètent aussi les professionnels, et en premier lieur les obligations européennes de réduction de 15% des émissions de CO2 des camions à horizon 2025 (par rapport aux niveaux d'émission de 2019), alors que d’importants investissements ont déjà été fait dans le développement des moteurs Euro 6 moins polluants.
L’exclusion du Diesel dans le décret qui définit les motorisations dites "à faibles émissions", pose aussi problème. "Nous demandons à ce que cette définition se réfère à un niveau d’émissions, pour ne pas exclure par idéologie le Diesel", explique Thierry Archambault, président délégué de la Csiam.  De même, si la circulation des camions doit être limitée dans les ZCR (Zone à Circulation Restreinte), nous demandons à ce que les critères se basent sur la norme Euro 6 et non sur une autre référence qui pourrait être contradictoire", dit-il.
Xavier Champagne

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