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Autour de l'auto - 26/09/2017

700 millions d’euros sur 5 ans pour la prime à la conversion automobile

La prime à la conversion automobile est intégrée au "Grand plan d’investissement" présenté ce lundi 25 septembre par le Premier ministre. Elle a donc été budgétisée dans le cadre d’un plan à 5 ans pour un montant total de 700 millions d’euros.

Il y a dans les annonces du gouvernement de ces dernières semaines concernant le renouvellement du parc automobile la prise en compte de plusieurs dysfonctionnements.
Ainsi, la prime à la conversion dans sa nouvelle mécanique (1 000€ pour tous, 2 000€ pour les ménages non imposables) paraît en mesure d’avoir une réelle efficacité puisqu’elle s’attaque aux véhicules très anciens (en essence plus de 20 ans et en Diesel plus de 17 ans, ou plus de 12 ans pour les ménages non imposables) et s’applique à l’achat de véhicules d’occasion Crit’air 1 ou 2 (soit des véhicules jusqu’à 12 ans en essence et 7 ans en Diesel (*)).
Cette prime de conversion (dévoilée par Nicolas Hulot la semaine dernière) fait partie du chapitre "Développer des transports durables adaptés au quotidien" du "Grand plan d’investissement 2018/2022" présenté par Jean Pisani Ferry au Premier ministre Edouard Philippe, ce lundi 25 septembre.
Elle part du constat réaliste que "de nombreux ménages demeurent dépendants de véhicules anciens, générateurs d’émissions importantes" et que les véhicules électriques ne leur sont pas accessibles. "La transition écologique est aussi un défi social. Les ménages à faibles revenus sont souvent les plus dépendants à l’égard de modes de transport voraces en énergie ou polluants, mais le prix des véhicules neufs représente pour eux un obstacle infranchissable", peut-on lire dans ce rapport.
Pour soutenir l’objectif de développer des transports plus propres, ce rapport prévoit une accélération de la transition vers un parc automobile moins polluant de manière lucide. C’est "l’initiative 3" de ce plan qui prévoit "d’accompagner le remplacement de 500 000 véhicules polluants". Il cible "les véhicules les plus anciens, dont les moteurs sont moins performants et qui ne sont pas équipés de dispositifs efficaces de réduction des émissions de particules, sont particulièrement polluants", soit les 3 millions de véhicules essence d’avant 1997 et des 7 millions de véhicules Diesel datant d’avant 2006, et donc un total de 10 millions de véhicules.
"Le renouvellement de ce parc automobile sera un levier essentiel pour améliorer la qualité de l’air et pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il contribuera aussi à la sécurité routière", écrit le rapport.
"Cette prime à la transition permettra d’élargir de manière importante le champ d’application de la prime actuellement en vigueur qui, parce qu’elle finance exclusivement l’achat de véhicules électriques et hybrides neufs, est inaccessible à la plupart des ménages", souligne également ce rapport.
Le budget d’investissement dans cette prime de conversion s’élève à 700 millions d’euros sur la période 2018/2022, soit une moyenne de 140 millions d’euros par an. Le plan fait l’hypothèse que la prime moyenne sera de 1 400€ et estime pouvoir ainsi sortir du parc 100 000 véhicules très anciens par an et 500 000 sur 5 ans. Là encore, l’installation de cette mesure dans la durée corrige la tendance de court terme qui accompagne habituellement ce type de mesure.
Ce qui ne figure pas dans le rapport de Jean Pisani Ferry ce sont les modalités de financement qui seront dévoilées ce mercredi dans le projet de loi de finance 2018 où une nouvelle grille de malus devrait être proposée pour en accroître les recettes.

500 millions pour le transport durable, 150 millions pour l'inovation, 700 millions pour l'entretien des routes
Concernant l’automobile, il y a dans ce "Grand plan d’investissement" deux autres mesures : le soutien au développement de solutions de transports innovantes et répondants aux besoins des territoires (Initiative 4) et  l’accélération du développement d’un modèle de transport durable (Initiative 9).
Ainsi, un budget de 500 millions d’euros de crédits (gérés par les Préfets de région, en lien avec les collectivités territoriales) sont prévus pour "le développement de plateformes de mobilité proposant une offre de services de transport (covoiturage, mise à disposition temporaire de véhicules) aux personnes ayant des difficultés de déplacement" et "des aménagements cyclables afin de développer l’usage des mobilités actives (en premier lieu le vélo) au sein des agglomérations, avec une attention particulière aux installations permettant l’intermodalité (parkings à vélo dans les gares, pistes cyclables…)".
Un budget de150 millions d’euros financera le développement d’innovations de rupture dans les transports pour "accélérer le développement d’un modèle de transport durable". "Ces financements seront destinés à des projets commerciaux à forte dimension technologique menés en coopération entre laboratoires publics et industriels pour favoriser la mobilité durable. Ce type de soutien public a par exemple déjà permis le développement d’un nouveau type de fibre carbone très performante, alliant résistance et élasticité, pouvant être produite à coût réduit. Cette technologie a vocation à être utilisée pour la construction d’automobiles dont la masse serait réduite de 20 % d’ici 2025. Ces matériaux, présentant un fort potentiel économique, seront produits en France et pourront intéresser d’autres filières comme l’aéronautique et le ferroviaire", écrit le rapport.
Au total, le grand plan d’investissement (d’un total de 57 milliards d'euros) prévoit pour les transports 4,2 milliards d’euros sur la durée du quinquennat et met à égalité la route et le ferroviaire. La rénovation du réseau ferré est budgétée pour 2,1 milliards d’euros (et il n'y a pas d'autres investissements pour le ferroviaire), tandis que la route compte au total 2 milliards d’euros si l’on ajoute aux mesures décrites plus haut les 700 millions d’euros destinés à soutenir la rénovation du réseau routier.
Florence Lagarde

(*) Le véhicule acheté doit avoir été immatriculé après le 1er janvier 2006 pour des véhicules essence et après le 1er janvier 2011 pour les Diesel), à condition qu’ils émettent moins de 130 g de CO2/km
Le véhicule mis à la casse qui donne droit à cette prime doit avoir été immatriculé pour la première fois avant 1997 pour un essence, et pour un Diesel avant 2001 pour tous, avant 2006 pour les ménages non imposables.

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Réactions

Plan bâti sur le long terme ce qui est malin et efficace.

PS : ferrovière n'est pa le féminin de ferrovier...
Bruno HAAS, Le mardi 26 septembre 2017

ferroviaire ET n'en parlons plus ...
A ce sujet, il me semblait que les coûts de réhabilitation du "réseau ferré de France" se comptaient plutôt en dizaine de milliards ... (?)
2,1 milliards d’euros sur cinq ans, çà paraît faiblard pour un "grand plan d'investissements" quinquennal... C'est ferré ?

Sinon plutôt d'accord avec "malin et efficace" pour qualifier ce plan de conversion et surtout pas trop dogmatiste ...Même si il faudra attendre la fin du bal ...Là aussi.
ADEAIRIX , Le mardi 26 septembre 2017

Malin, efficace et surtout "dépassionné" : le plan n'est pas "anti-bagnole" par idéologie et reconsidère la route comme infrastructure de mobilité, les mesures ne sont ni "anti-Diesel par principe" ni exclusivement pro-EV...
Yaa, Le mardi 26 septembre 2017

Malgré tout, sur cette prime à la conversion, bien que désormais concerné avec mon "essence plus de 20 ans", je m'interroge sur l'intérêt réel pour la planète à mettre à la casse un véhicule qui remplit toujours sa fonction, reste entretenu, ne consomme pas trop et roule peu (~6000km/an)... Déjà qu'économiquement je n'y aurais pas intérêt (véhicule largement amorti, entretien simple). Reste l'argument sécuritaire...
Yaa, Le mardi 26 septembre 2017

Cher Yaa, vous avez raison de vous poser la question de "l'intérêt réel pour la planète".
Vous savez bien que l'accumulation de "petits gestes" participe réellement à l'effort qui doit absolument être fait pour diminuer tous les effets néfastes de notre consommation en générale sur la planète. Le fameux exemple de couper le robinet d'eau quand on se brosse les dents est très significatif. Il est maintenant admis, acté, généralisé.
Oui, la "pollution/consommation" de ces braves vieilles bagnoles est faible ; oui elles ne font que très peu de kilomètres chaque année ; oui les 15 plus gros cargos rejettent autant de CO2 que le milliard de bagnoles sur la planète ; oui les avions ; oui les particules fines du métro ; oui etc.
Il s'agit encore une fois d'un "petit geste" qui va dans le bon sens (et dans les deux sens du terme ; c'est du bon sens...)
Bruno HAAS, Le mardi 26 septembre 2017

Attendons les barèmes du malus parce que là nous atteignons la limite CO² du cœur du marché.
;0)
Lucos, Le mardi 26 septembre 2017

Bruno il ne suffit pas de se garder notre nombril automobile...ailleurs la compétition est féroce..par exemple "l'écolo" qui se balade en paquebot gigantesque de croisière, a maintenant le choix de faire sa croisière sur un rafiot qui carbure au GNV...et c'est un argument de vente en clair sur leurs pub...
Nous comme on est des misérables fauchés de plus en plus on embarquera sur ceux qui cassent les prix mais on roulera à la naphte pourrie.
On est toujours en retard d'une guerre et toujours la crotte au cul.
Il faut maintenant pour rentrer dans certaines ville en Allemagne, avec son diesel pourri national, une vignette, sinon amende!
Ne sortez pas de chez vous, je le fait pour vous sur toute l'Europe, plus on va vers le nord...moins on voit de la came diesel française qui circule!
Technologiquement ont est déjà les grands perdants!
Jo Duchene, Le mardi 26 septembre 2017

Et encore une nouvelle usine à gaz !!!
Vive le Diesel !
MAXIMILIEN, Le mardi 26 septembre 2017

Jo !
Faut que quelqu'un vous le dise,
Vous n'êtes plus marrant et surtout plus lisible !
Le mazout de mon voisin taxi en est à 480 000 km sur son C8 sans un seul PB et il est prévu de revendre l'engin à 600 000 km dans un an...
Et en plus il a déjà un acheteur à 4000€...
Alors vos commentaires tordus sur tout et rien, sur le Diesel français ou d'ailleurs, sur la vie et l'Automobile...en suppositoires SVP, et pour enfants...
.0)
Lucos, Le mardi 26 septembre 2017

Lucos, votre voisin est complètement fou de garder aussi longtemps une voiture que Jo a déclaré pas fiable . Il devrait faire comme lui, prendre des voitures ultra fiables et les changer avant la fin de la garantie et avant qu'elles aient trop de km.


Vincent , Le mardi 26 septembre 2017

Vous n'êtes pas assez nombreux pour me tomber dessus... mais vous me rappellez les politiques du Brexit, c'est la Bérezina, mais le Brexit c'est la meilleur chose qui pouvait nous arriver! Vous voyez Carlos Goshn venir pleurer que les administration et bien d'autres sont ses enemis? Je vais finir pour trouver ce mec pas mal futé contrairement à d'autres!
Jo Duchene, Le mardi 26 septembre 2017

Lucos, de cas particuliers faites des cas généraux...cela vous rend crédible...allez y c'est futé!
Jo Duchene, Le mardi 26 septembre 2017

Bruno, ce n'est pas le co2 mais le so2 et les particules que les cargos rejettent en bien plus grande quantité que le parc auto mondial. Le transport maritime consommant moins d'hydrocarbures que l'automobile, il n'est pas possible qu'il émette plus de co2.
JL S, Le mardi 26 septembre 2017

Des cas particuliers qui courrent les rues
Vincent , Le mercredi 27 septembre 2017



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