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Equipementiers - 18/07/2019

Actia, bien plus qu'un simple fournisseur d'équipements de garage

Pour maîtriser le diagnostic électronique, Actia s'appuie sur son métier de base, la conception et la fabrication de cartes et de boîtiers électroniques embarqués. L'équipementier produit en Tunisie mais mise aussi sur la France et sur son site de Colomiers, près de Toulouse, dans lequel il a investi 11 millions d'euros pour automatiser la production.

Actia est bien connue dans le monde de l’après-vente avec ses valises de diagnostic et ses équipements de garage. L’entreprise française, cotée sur le marché Euronext, sera d’ailleurs présente à Equip’Auto pour y présenter ses nouveautés. Toutefois, cette activité ne pèse "que" 10% de son chiffre d’affaires 2018 s'élevant à 476 millions d’euros (en hausse de 10%). Son activité première monte, dans la conception et la fabrication de calculateurs électroniques embarqués, est bien plus importante et se déploie dans des secteurs très variés : Le véhicule léger (28% du CA), les camions, bus et cars (26%), l'aéronautique et le spatial (13%), les engins spéciaux (7%), le train (4%) et le reste, dont l'énergie notamment (12%).

11 millions d’euros investis sur son site de fabrication toulousain
Pour se battre face aux mastodontes du secteur, comme Bosch ou Continental, capables de produire en très grande série, ou face à de nouveaux entrants asiatiques, comme LG, prêtes à casser les prix pour remporter un marché, l’ETI française a dû s’adapter. Elle a renforcé la capacité de son usine tunisienne (*), à la main d’œuvre moins chère, mais elle a aussi investi 11 millions d’euros (dont 8 millions d’euros dans des lignes de production automatisées) sur son site de Colomiers, près de Toulouse. "En juin 2015, lorsque nous avons remporté le marché des boîtiers de télématique embarqués de Volvo Cars, nous avons fait le pari de produire en France (même si nous produisons aussi en Tunisie pour sécuriser leur approvisionnement), explique Florent Desvignes, le directeur du site toulousain. En 8 mois, nous avons construit la ligne d’assemblage, acheter les machines, en moins de temps qu’il nous a fallu pour choisir et trouver les composants", dit-il, en précisant toutefois : "Avec 160 millions d’euros d’achat de composant par an, Actia a sécurisé son approvisionnement auprès des grands fabricants asiatiques".
La grande fierté de Florent Desvignes est de produire en France au même coût ou presque qu’en Tunisie, grâce aux droits de douane que supporte la Tunisie et à la forte automatisation en France : "Pour produire 10 000 boîtiers Volvo par semaine, nous employons 2 personnes, contre 15 si le process était manuel", dit-il. Ces opérateurs en fin de chaîne sont chargés de mettre les piles dans les boîtiers (pour faire fonctionner l’appel d’urgence sans la batterie). Les autres étapes sont robotisées : la fabrication des cartes électroniques, leur insertion dans les boîtiers en plastique, le téléchargement des applicatifs Volvo et les tests de fonctionnement.

Petite et moyenne série et intégration verticale
Le site de Colomiers assemble plus 200 cartes électroniques différentes, qui vont, rien que pour son client Volvo Cars, de la plus simple (65 composants) à la plus complexe (1 600 composants). Les cartes les plus anciennes, celles utilisées dans l’Airbus A320 (alarme de vol, calculateurs de vol secondaire) n’ont pas changé depuis 30 ans, et restent fabriquer 100% à la main et soudées au plomb. Les plus chères et les plus complexes sont celles qui vont équiper la centaine de satellites que va lancer Airbus. Certaines, comme celles dédiées au TGV, intègrent des composants spéciaux, comme de la fibre optique.
Le credo d’Actia, c’est la petite et moyenne série et l’intégration verticale pour apporter de la valeur ajoutée (en concevant des modules de conduite complet pour bus, notamment). L’entreprise a ainsi conçu et assemblé l’électronique de puissance des Blue Car d’Autolib et des premiers Kangoo électriques ; elles créent les modules électroniques des écrans Parott qui équipent les McLaren ; et elle est l’un des leaders mondiaux dans le domaine des calculateurs communicants pour les bus, camions et engins agricoles.
"Dans l’automobile, la forte concurrence et les grandes séries tirent les prix vers le bas. Ainsi, dans notre secteur, les prix sont composés à 85% par le coût de la matière première, les composants", indique Florent Desvignes. Créer une ligne de grande série pour Volvo à Colomiers était donc "un choix audacieux", au vu des faibles marges, souligne le président d’Actia, Jean-Louis Pech.
Aujourd’hui, malgré sa très forte automatisation, le site emploie 350 salariés (et 50 intérimaires) avec un équivalent temps plein qui a triplé en 10 ans, à 350 000 h l’année passée. Et il est de nouveau en train de s’agrandir…
Xavier Champagne

(*) En 2018, Actia Tunis a produit 4 millions de cartes électroniques, dotées de plus d'un milliard de composants CMS posés par des machines et de 18 millions de composants traversants montés manuellement. Le site est son plus important d'Actia en termes d’effectif avec 760 salariés.

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