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Constructeurs - 13/06/2019

Carlos Ghosn privé de sa rémunération variable de 2018 par les actionnaires de Renault

L’assemblée générale de Renault de ce mercredi 12 juin a tiré un trait sur les relations de Carlos Ghosn avec l’entreprise. Les actionnaires ont, à une écrasante majorité, approuvé la suppression de la part variable payable en numéraire de sa rémunération pour 2018, qui pourtant lui était due.

Il y avait un petit parfum de revanche dans le vote des actionnaires sur les rémunérations de Carlos Ghosn lors de l’assemblée générale de Renault ce mercredi 12 juin.

Renault y faisait valider des résultats 2018 qui ont "atteint ou dépassé tous les objectifs", a souligné Clotilde Delbos, directrice financière de Renault. Bien que cette réussite ait été réalisée sous la direction de Carlos Ghosn (PDG jusqu’au 19 novembre 2018) et que l’application de la règle lui ait attribué 89,6% de sa part variable pour 2018, il n’en touchera rien.
Le paradoxe est que Carlos Ghosn ne touchera pas les rémunérations pour lesquelles on l’a tant critiqué ces dernières années. Un actionnaire a rappelé le moment de crise de l’AG de 2016 quand les actionnaires avaient rejeté ses éléments de salaires, vote dont le conseil d’administration n’avait pas tenu compte puisqu'il était cette année là seulement consultatif. A l’époque, le cumul théorique de sa rémunération fixe et variable représentait 7,25 millions d’euros pour l'exercice 2015, année pour laquelle au final, il n’en aura touché que 1,67 million d’euros, l’essentiel de cette rémunération étant soumise à une condition de présence dans l’entreprise de 4 ans qu’il n’aura donc par remplie. Cette règle de présence fait que depuis 2015, la rémunération de l’ancien PDG de Renault a été amputée de 76%.

Il restait à acter lors de cette assemblée générale sa rémunération de 2018 et celle de 2019. La dixième résolution détaillait la rémunération de Carlos Chosn de 2018 composée d’une part fixe de 1 million d’euros et d’une part variable de 896 000 euros. Comme les années précédentes, les 75% payables en actions sous condition de présence étaient d’office annulé. En revanche, comme l’a précisé Anne-Marie Darmaillac, présidente du comité des rémunérations, la part variable payable en numéraire était selon l’application de la règle de 224 000 euros. Obligé légalement de présenter cette résolution, le conseil d’administration de Renault a reporté sur les actionnaires la responsabilité de la décision en leur demandant de ne pas la voter. Ce qu’ils ont fait avec un vote contre de 88,66%.
Les actionnaires ont également dans les mêmes proportions (89,71%) votés pour la résolution actant de l’absence totale de rémunération de Carlos Ghosn pour l’année 2019, jusqu’à sa démission le 23 janvier.
Carlos Ghosn qui n’aura pas de clause de non-concurrence (soit 2 ans de fixe et variable) aura également perdu le bénéfice de sa retraite chapeau parce que, a dit Anne-Marie Darmaillac, "les conditions de son départ ne correspondent à aucun cas de départ de ce régime".

Les conditions des rémunérations de Jean-Dominique Senard et Thierry Bolloré qui faisaient l’objet des résolutions 12 et 13 ont été largement approuvées (respectivement 91% et 87,8%).
Les postes de président et de directeur général ayant été séparés, cela a justifié une redéfinition des montants. Jean-Dominique Senard touchera une rémunération fixe de 450 000 euros et n’aura pas de variable, ni de rémunération exceptionnelle.
La rémunération de Thierry Bolloré suit la même mécanique que précédemment avec une part fixe de 900 000 euros (soit 100 000 euros de moins), un variable qui pourra aller jusque 125% (soit 25% de plus) et sera intégralement payée en numéraire (contre 25% seulement avant) auxquelles s’ajoutent 50 000 actions de performance (au lieu de 80 000 précédemment) sur des critères appréciés sur 3 ans et sous conditions de présence de 3 ans (au lieu de 4). Les actionnaires ont également adopté la clause de non-concurrence au bénéfice de Thierry Bolloré (à 89,9% pour) et sa retraite chapeau (à 87,7% pour).
Florence Lagarde

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Réactions

Renault perd un grand Capitaine d’industrie,les actionnaires vont faire l'économie d’un gros salaire.....mais seront ils gagnants à la finale.
Il serait bon de faire l’inventaire des années des Carlos.
alain boise, Le jeudi 13 juin 2019

Heureusement que vous êtes là pour conseiller Renault...
;0))
Lucos, Le jeudi 13 juin 2019

Beaucoup de nos jeunes talents partent à l'étranger. Voilà qui ne risque pas de les décourager de le faire au moins pour les plus ambitieux d'entre eux.....
Albert, Le jeudi 13 juin 2019

Qui sème le vent récolte la tempête.
Tant qu'il n'y avait pas de successeur à César (lui même ayant dit que personne ne pouvait le remplacer) personne n'osait contester son hégémonie. Tel Caligula le
tyran un fois au sol on constate que personne ne se prive pour porter un coup. C'est d'autant plus facile quand l'intéressé est maintenu ligoté...

@Alain
vous semblez vouer une sincère admiration envers le personnage sans comprendre les fondements de la discorde.L'amour rend aveugle?

Vous souhaitez faire le bilan des années Carlos, pourquoi pas, mais sur quel thème?
Le succès de la gamme low-cost? C'est Loulou
Le succès du VE, en tant que précurseur oui en tant que leader l'avenir nous le dira
le succès de l'hybride, là on peut parler de complet plantage pour avoir continué à nier l'évidence que la transition thermique-électrique passerait par de l'hybride;
Le succès de la capitalisation boursière de Renault? +173% sous l'ère de Loulou contre -6% sous l'ère Carlos.

De mon point de vue les charges sont lourdes et je fais effectivement parti des sceptiques de la première heure.
De ceux qui au "contrat 2009" criaient à la bêtise. Simplement en 2006 je faisais figure d'hystérique.

Etre numéro 1 du secteur ou être le plus profitable n'est pas une fin en soit mais un moyen d’asseoir une stratégie de fond sur un produit.
Pour comprendre cela ce qui manquait peut être tout simplement à M.Ghosn c'est d'aimer les bagnoles plus que l'argent et le pouvoir.
Grumly Ours, Le jeudi 13 juin 2019

… Bilan plus "assez" mitigé en attendant la lumière complète sur les "affaires" pour l'ex patron déchu … Et oui Carlos GHOSN ne figurera pas dans l'annuaire des "car guys".

Cela dit … Ne pas être un "car guy", cela n'a pas empêché son prédécesseur de pouvoir afficher un très beau bilan et d'avoir marqué l'histoire de Renault avec de très belles réalisations dont les effets positifs perdurent pour certaines..
;0)
ADEAIRIX , Le jeudi 13 juin 2019



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