China Automobile maintient ses projets de commercialisation du 4x4 Ceo en France
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La décision du tribunal de Munich imposant l’arrêt de la vente du 4x4 Ceo en
Allemagne pour sa trop forte ressemblance avec le X5 de BMW n’échaude pas l’importateur
français. China Automobile France confirme sa commercialisation en octobre.
Le 26 juin dernier, le tribunal de 1ère instance de Munich s’est prononcé en
faveur de BMW en reconnaissant que la trop forte ressemblance du 4x4 Ceo du constructeur
chinois Shuanguan avec le X5 de BMW "affectait les droits" du constructeur allemand. Le Tribunal a donc ordonné à l’importateur allemand
du Ceo l’arrêt des ventes, qui avaient débuté en janvier dernier.
Récemment plusieurs articles de presse indiquaient que le Tribunal aurait également ordonné la destruction des ces véhicules. "C’est une rumeur", affirme Benoît Chambon, co-fondateur de China Automobile France, importateur du Ceo en France. BMW ne confirme pas non plus cette information. "L’importateur allemand du Ceo a fait appel de la décision" et - malgré le décision du Tribunal qui devrait pourtant être effective avant la publication du jugement - "il n’a pas cessé sa commercialisation," ajoute M. Chambon. En France, la commercialisation du Ceo promise pour avril n’a quant à elle finalement pas démarré. A-t-elle été freinée par ce procès? "Notre retard n’a aucun lien avec ce qu’il se passe en Allemagne, assure M. Chambon. Nous avons seulement préféré nous donner un peu plus de temps pour ne pas démarrer avec le seul Ceo qui est fortement malussé." Avec un taux d’émission de 260 g de CO2 s’accompagnant d’un malus de 2 600 €, le Ceo perd en effet de son avantage compétitif. Rattrapé donc par la réalité du malus dont il n’avait pas imaginé l’impact, l’importateur a perdu de son enthousiasme et revu ses ambitions à la baisse. "Nous sommes réalistes. Nous devons nous doter d’une gamme plus large et nous présenterons de nouveaux modèles et de nouvelles motorisations lors du Mondial de l‘Automobile." C’est également la condition sine qua non pour convaincre des concessionnaires, dont la confiance pourrait quand même avoir été entamée par le procès allemand, de distribuer ses produits. D’ailleurs, au côté de l’Ufo du chinois Jonway (ancien Rav 4 de Toyota), China Automobile promet de présenter des véhicules "aux entités propres " d’autres constructeurs chinois. "Nous avons aujourd’hui 30 contrats signés avec des distributeurs et une cinquantaine de candidats qui attendent le Mondial. Nous démarrerons donc véritablement en octobre et le Ceo fera partie des véhicules commercialisés". Emilie Binois |
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