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Constructeurs - 06/06/2008

Investissement low-cost pour la mise en production de Sandero

Renault a investi 147 millions d’euros pour le développement et l’industrialisation de la Sandero, plus 100 millions d’euros pour accroître de 50% la capacité de production de l’usine de Pitesti.

Depuis septembre 2007, l’usine de Pitesti a accru sa capacité de production de 50% avec le passage de 40 véhicules/heure à 60 véhicules/heure (et même 65 véhicules/h si besoin). Actuellement, l’usine produit 1 300 véhicules/jour pour une capacité théorique de 350 000 unités par an avec un objectif de 300 000 en 2008.
Cet accroissement de la production est lié au lancement de la Sandero (à partir de juin en Europe) et a nécessité un investissement modeste. Ainsi, le constructeur a annoncé 65 millions de frais d’études pour le développement de la Sandero, et 82 millions d’euros pour l’investissement spécifique sur le site de Pitesti.
Dans un projet low-cost, il n’y a pas de petites économies et le constructeur a récupéré un certain nombre d’outillages de Twingo I dont la production a cessé à Flins. Les outils de montage et d’équilibrage des roues, par exemple, étaient ceux de la Twingo, ce qui a permis une économie de 0,5 million d’euros. Une des deux cabines d’étanchéité et un des trois bancs de roulage, viennent également de Flins.
En parallèle de l’intégration de ce nouveau modèle, l’accroissement de capacité a nécessité un investissement de 100 millions d’euros. Les flux ont été entièrement réorganisés (avec un agrandissement de 15 000 m2) : un flux pour les berlines et break, un autre pour les break, fourgon et Sandero (400 par jour actuellement pour 600 à terme), un troisième pour le pick-up (avec une capacité de 100 unités par jour).
 
Un site sans robotisation
Pour suivre cette expansion les effectifs de l’usine ont progressé en conséquence : l’usine compte actuellement 8 900 personnes (29% sont des femmes, l’un des taux les plus élevés dans le groupe Renault) dont 2 773 personnes embauchées en 2007 et 734 en 2008. Le taux d’automatisation y est quasi nul. La soudure, en particulier, reste manuelle contre une automatisation de 98% des points de soudures en Europe de l’Ouest.
Seulement deux opérations sont robotisées : le sertissage des portes et capots et la pose du mastic pour les pare-brise.
Cette organisation permet une totale flexibilité de la production avec actuellement 5 silhouettes sur le même site. La hausse des salaires en 2008 (+28% pour les ouvriers, +15% pour les techniciens et cadres) et la menace d’un rattrapage rapide pourraient-elles entraîner la robotisation de certaines tâches ? Les dirigeants de l’usine restent muets sur cette question, mais on imagine que son étude fait partie des suites de la grève.
Ces hausses de salaires ne remettent pas en cause les fondements de l’organisation de l’usine, assure François Fourmont, directeur général de Dacia : "La compétitivité est une valeur relative. Le rapport entre les salaires en Roumanie et en France est de 1 à 8, remarque-t-il. Dans ce contexte, l’écart ne bouge pas avec une augmentation de 30% des salaires en Roumanie et 3% en France."
Ainsi, malgré l’absence d’automatisation, la part des salaires dans le prix de la voiture en Roumanie reste inférieure à la moyenne Renault avec un niveau de 13% contre 17% pour le groupe.
 
Une implantation majeure
Depuis sa prise de participation en 1999, Renault a su exploiter les atouts et la compétitivité de cette zone. Ainsi, outre l’usine de montage, le site de Pitesti compte une usine de mécanique qui fabrique deux boites de vitesse (dont la JH anciennement produite à Cléon avec un objectif de 300 000 unités en 2008) et trois moteurs. Cette usine mécanique est l’une des quatre plus importantes du groupe.
Un centre logistique (ILN, International Logistic Network) créé en 2005, le plus grand du groupe, expédie les collections (400 000 prévues cette années) vers les six autres sites de production de Logan (Russie, Maroc, Colombie, Brésil, Iran, Inde et bientôt l’Afrique du Sud), ainsi que les moteurs et boites de vitesses.
Pitesti est également le 2e site de crash- test du groupe avec 150 tirs par an. Par rapport au site français, l’avantage compétitif est déterminant avec un coût à l’unité autour de 6 000 euros contre 18 000 à Lardy.
D’autres activités ont été développées par Renault en Roumanie avec notamment l’ouverture en 2006 du Renault Technologie Roumanie (1700 ingénieurs fin 2007, 3000 prévus en 2009) et d’un Centre de design (15 personnes) fin 2007. Le RTR est l’un des 5 centres d’ingénierie du groupe (France, Brésil, Corée et Inde) principalement axé sur le programme Logan mais également d’autres véhicules de la gamme Renault. Il disposera d’un centre d’essais (pistes et bancs) fin 2009.
Au total, depuis 1999, le groupe Renault annonce avoir investit 1 milliard d’euros en Roumanie.
Florence Lagarde

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