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Constructeurs - 10/09/2019

L’ID.3, grand pari de Volkswagen sur l'électrique

(AFP) - Nouvelle voiture, nouvelle gamme, nouveau logo : pour le géant de l'automobile Volkswagen, l’ID.3 présentée lundi est à la fois un pari de 30 milliards d’euros sur l'électrique et l'espoir d'enfin tourner la page du "dieselgate".

Face aux strictes normes européennes de CO2, l'ID.3, tout électrique et dévoilée au salon automobile de Francfort, "doit être un succès, c'est vital", résume Stefan Bratzel, directeur du Center of Automotive Management. Le groupe Volkswagen déploie donc les grands moyens pour se donner une image "plus jeune, plus dynamique et plus moderne", selon Ralf Brandstätter, le directeur de la marque Volkswagen.
Pour la première fois depuis 2012, des dizaines de milliers de logos seront changés chez les concessionnaires, d'abord en Europe, puis dans le reste du monde, avant l'arrivée de sa nouvelle voiture star. Il s'agit de "regagner l'estime de la société", quatre ans après l'éclatement du plus grand scandale industriel de l'Allemagne d'après-guerre, explique M. Brandstätter. En 2015, Volkswagen avait reconnu avoir installé, dans 11 millions de véhicules, un logiciel les faisant apparaitre moins polluants lors de tests en laboratoire que sur les routes.

Un produit clé
Mais ce scandale, qui lui a déjà coûté plus de 30 milliards d'euros, s'est révélé être "un catalyseur de la mobilité électrique", juge M. Bratzel.
Ce premier modèle de la série "ID", vendu à "moins de 30 000 euros", est un "produit clé" dévoilé à un "moment clé", fait valoir M. Brandstätter. Il inaugure la plateforme technologique spécialement conçue pour l'électrique baptisée "MEB", commune à tous les modèles de la gamme.
"Avec l'ID.3, Volkswagen peut combler le retard technologique qu'il a accumulé dans l'électrique" sur les concurrents, dont l'américain Tesla et les chinois BYD et BAIC, espère-t-il.
L'enjeu est de taille : dès l'an prochain, les constructeurs devront afficher sur leur flotte de voitures neuves vendues en Europe des émissions moyennes de CO2 inférieures à 95 grammes par kilomètre. Les entreprises risquent de fortes amendes. Chaque gramme en excès coûtera 95 euros, multiplié par le nombre de voitures vendues dans l'UE.
L'objectif affiché est d'un million de voitures dites "zéro émission" vendues par an d'ici 2025, et Volkswagen affirme avoir déjà plus de 30 000 pré-commandes pour une première édition limitée, la "ID.3 1st", plus chère que le modèle de base.
Or actuellement, les ventes des voitures tout électriques ne représentent encore que 2% du marché. Et seuls 16% des Allemands prévoyant d'acheter une voiture choisiraient aujourd'hui une électrique, selon un sondage Kantar pour le fournisseur d'électricité EON. "Il faut qu'ils trouvent une solution pour les vendre, sinon ils ne vont pas survivre", confirme Ferdinand Dudenhöffer, directeur du Center Automotive Research (CAR).
  
SUV à la rescousse
Avec des volumes encore trop faibles pour profiter d'importantes économies d'échelle, les voitures électriques seront plus chères à fabriquer. "A moyen terme, il n'y a pas d'argent à faire avec les voitures électriques", estime M. Dudenhöffer. "Vers 2023-2024, les capacités de production de batteries seront disponibles en Europe, et les prix baisseront", explique-t-il.
Pour produire plus rapidement de plus gros volumes, Volkswagen va accorder une licence à Ford pour l'utilisation de la plateforme "MEB" dans le cadre d'un partenariat qui inclut aussi une coopération sur la conduite autonome. Les constructeurs ont aussi annoncé des programmes d'austérité pour redresser leurs marges, dont des suppressions d'emplois, à un moment où la conjoncture s'essouffle sur principaux marchés, notamment en Chine.
Pas question par ailleurs d'arrêter la vente des gros et populaires SUV, très rentables mais très critiquées par les défenseurs de l'environnement. Au contraire, Volkswagen est même engagé dans une "offensive SUV" : d'ici 2025, la marque veut passer de 11 à 30 modèles, dont certains avec moteur électrique. "L'argent que les SUV vont rapporter va permettre d'affronter l'avenir", justifie M. Brandstätter.
AFP

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Réactions

Bon je me lance.
Un VE ne coûte pas plus cher qu’une fumante ,c’est la batterie qu8 coûte.
Cela va de 9000€ pour la Zoé à 40000€ pour la 70 de chez Tesla.
Avouez que ça coûte et ça ne vit pas très longtemps,les baisses d’autonomies avec le temps vont empêcher le développement du VO.
Le budget des bonus va devenir intenable avec cette offensive gigantesque,dans les mois qui viennent un véritable Tsunami elec va déferler dans les concessions pour les VD X 6000€ voire 10000 en IDF,les finances vont tanguer voire couler.
Ma carrière se termine....heureusement,bonne chance à tous les concessionnaires qui vont devoir gérer cela
alain boise, Le mardi 10 septembre 2019

... Tout ce bazar parce qu'un jour (en gros) un ultratop dirigeant fût atteint d'un délire de toute puissance voire nostalgique de temps anciens ... Incroyable mais vrai !
Oui le succès de l'elec est vital pour Vw (et toute l'industrie automobile allemande ) au regard des investissements engagés (bien plus de 30 Mds €....) et c'est pour cela que quoique il en coûte à la communauté des "citoyens européens" surtout les redevables ... nous allons en bouffer de l'elec (enfin sauf grosse Katastrophe financière ou sociale, hein... ) dans les années qui viennent plus que de raison ... Une consolation ? ...Le pire n'est jamais sûr .
;0)
ADEAIRIX, Le mardi 10 septembre 2019

L'ouverture du salon de Francfort met en évidence la différence d'évolution des deux nations à l'origine de l'industrie automobile.

Quand la France abandonne son industrie et ne cesse de faire référence en s'en réjouissant, aux anciens déboires de VW, l'Allemagne marque brillamment dans cette édition de ce salon avec de vraies nouveautés et la volonté de se développer. l'ID3 et la Taycan.

De formation technique, je suis le premier à regretter cette évolution que j'avais identifiée il y a plus de trente ans. Notre volonté de détruire ( je n'exagère pas ) notre industrie depuis lors est maintenant parfaitement visible.

Le problème principal est que cette évolution est parallèle à celle des richesses et du PIB national: regardons l'évolution de ces deux pays: les difficultés de reconstruction après la guerre plus importantes outre-Rhin, l'accélération par la maîtrise des technologies et de la qualité dans les années 2000 et la situation actuelle de plein emploi, voire même de pénurie importante de compétences malgré des filières performantes de formation.

En France, le secteur automobile est l'un des derniers vers lequel un jeune ingénieur souhaite s'orienter, c'est exactement l'inverse en Allemagne.

Nous avons pourtant en France des industries de pointe moins visibles: l'aéronautique, l'armement, le nucléaire, l'énergie mais ces secteurs ne vont pas aussi bien que les médias nous le disent.
Smarter, Le mardi 10 septembre 2019

C'est sûr qu'à Francfort on ne voit que de l'Allemand !
Qui est là à part eux ?
2 coréens et 3 chinois…
;0)
Lucos, Le mardi 10 septembre 2019

L'ouverture du salon de Francfort met en évidence la différence d'évolution des deux nations à l'origine de l'industrie automobile.

Quand la France abandonne son industrie et ne cesse de faire référence en s'en réjouissant, aux anciens déboires de VW, l'Allemagne marque brillamment dans cette édition de ce salon avec de vraies nouveautés et la volonté de se développer. l'ID3 et la Taycan.

De formation technique, je suis le premier à regretter cette évolution que j'avais identifiée il y a plus de trente ans. Notre volonté de détruire ( je n'exagère pas ) notre industrie depuis lors est maintenant parfaitement visible.

Le problème principal est que cette évolution est parallèle à celle des richesses et du PIB national: regardons l'évolution de ces deux pays: les difficultés de reconstruction après la guerre plus importantes outre-Rhin, l'accélération par la maîtrise des technologies et de la qualité dans les années 2000 et la situation actuelle de plein emploi, voire même de pénurie importante de compétences malgré des filières performantes de formation.

En France, le secteur automobile est l'un des derniers vers lequel un jeune ingénieur souhaite s'orienter, c'est exactement l'inverse en Allemagne.

Nous avons pourtant en France des industries de pointe moins visibles: l'aéronautique, l'armement, le nucléaire, l'énergie mais ces secteurs ne vont pas aussi bien que les médias nous le disent.
Smarter, Le mardi 10 septembre 2019

Vous êtes un petit comique Lucos, à minimiser le salon de Francfort, vous ne faites que reconnaître la supériorité des constructeurs allemands.

Il faut le regretter, mais pour les autres pays il fallait se réveiller avant.

Je ne parle pas des VE ( qui sont annoncés par ces mêmes constructeurs et feront ou pas les véhicules de demain ) mais par le coeur du marché actuel de l'automobile, c'est à dire à propulsion thermique.

PS. J'ai de nombreux collègues qui reviennent de la première journée professionnelle de ce salon: Ce n'est pas du tout un salon au rabais mais bien un événement avec ses nombreuses annonces et nouveautés. Teinté en plus d'une tendance aux nouveautés technologiques très diverses.

Bien sûr, les français en sont absents ... mis à part le nouveau CAPTUR et la marque OPEL !
Smarter, Le mardi 10 septembre 2019



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