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Autour de l'auto - 19/02/2019

L'Union européenne ripostera si Washington attaque ses voitures

(AFP) - Bruxelles a promis lundi de riposter de manière "rapide et adéquate" si les Etats-Unis surtaxait les automobiles européennes, mais espérait toujours éviter une escalade commerciale avec Washington qui s'avèrerait désastreuse.

Le ministère américain du Commerce a annoncé dimanche soir avoir officiellement remis à la Maison Blanche un rapport sur l'industrie automobile qui pourrait conduire Donald Trump à surtaxer les voitures importées, comme il menace de le faire depuis des mois.
Des sources concordantes ont assuré à l'AFP que les conclusions de cette enquête étaient "positives" sur la question de savoir si les voitures importées constituent une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis, un raisonnement jugé "effrayant" dès samedi par la chancelière allemande Angela Merkel.
Le président américain, actuellement concentré sur les négociations avec la Chine, dispose désormais de 90 jours pour imposer ou non des taxes sur les automobiles et leurs équipements, un épouvantail pour cette industrie en Europe, en particulier en Allemagne.
"La Commission européenne est au courant de la conclusion d'une enquête menée par le ministère américain du Commerce", a déclaré lundi le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas.
"Si ce rapport se traduisait par des mesures préjudiciables aux exportations européennes, la Commission européenne réagirait de manière rapide et adéquate", a-t-il promis, au cours d'un point de presse à Bruxelles.
M. Schinas n'a pas livré le détail de cette riposte, mais les Européens avaient répondu l'an passé à des droits de douane similaires sur leur acier et leur aluminium par une plainte devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), par des mesures dites "de sauvegarde" pour protéger leur industrie, ainsi que par des taxes punitives sur des produits américains emblématiques.
Suivant ce même schéma, Bruxelles a préparé, dans le cas des voitures, une liste de biens américains, à hauteur de 20 milliards d'euros, susceptibles d'être taxés si les Etats-Unis déclenchaient les hostilités.
Outre-Atlantique, le lobby américain des équipementiers automobiles la Motor Equipement Manufacturers Association (Mema), a estimé que d'éventuels droits de douane décidés par Donald Trump "mettraient en péril" leur "sécurité économique", leur "leadership technologique" et entraînerait des licenciements.

"Parole" de Trump
Malgré la menace, la Commission continue d'espérer une issue "positive" dans les échanges avec les Etats-Unis après la trêve conclue en juillet dernier entre son président Jean-Claude Juncker et Donald Trump.
Les deux dirigeants s'étaient engagés à travailler en faveur d'un accord de libre-échange exclusivement sur les biens industriels.
"Trump m'a donné sa parole qu'il n'y aurait pas, pour l'instant, de taxes douanières sur les voitures. Je juge ces propos fiables", a affirmé M. Juncker dans une interview accordée au Stuttgarter Zeitung.
Les ministres européens du Commerce se retrouvent vendredi à Bucarest pour décider d'accorder ou non à la Commission le droit d'ouvrir des négociations.
"Certains Etats membres, comme l'Allemagne, veulent aller vite et espèrent un accord de principe dès vendredi sur ce mandat. Mais la France se veut plus prudente", explique une source européenne.
Selon cette même source, Paris se montre "très négatif" et ne souhaite "pas ramener le sujet sur le devant de la scène" en pleine crise des "gilets jaunes" et à trois mois des élections européennes.
La France veut également s'assurer que l'agriculture ne fera pas partie des négociations -contrairement à ce que souhaitent les Etats-Unis- comme l'a rappelé lundi le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Lemoyne.
L'ouverture de négociations avec les Etats-Unis ne semble pas faire l'unanimité au Parlement européen, qui ne dispose cependant que d'un rôle consultatif.
Un projet de résolution de l'eurodéputé social-démocrate allemand Bernd Lange, soumis mardi au vote au sein d'une commission parlementaire, recommande aux Etats membres de "ne pas" autoriser Bruxelles à négocier avec les Etats-Unis.
Ce texte relève que l'UE est toujours sous le coup de sanctions américaines sur son acier et son aluminium, qu'une menace existe désormais sur ses automobiles et que les Etats-Unis ont en outre quitté l'accord de Paris sur le climat.
"Ce mandat, dans sa forme actuelle, n'est pas acceptable", a résumé M. Lange à l'AFP.
AFP

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Réactions

Fais gaffe Donald,sinon on garde nos Renault et Peugeot....quoi ! On n’en vend pas la bas....bon on taxera les Cadillac qui inondent nos routes.
Comment disait Kissinger ? Quand je veux parler a L’Europe j’appelle qui?
Sont tout le remps en campagne les Ricains!
alain boise, Le mardi 19 février 2019

Concernant la pénétration du marché américain par des constructeurs européens aux US, il me semble que c'est plutôt VW qui aurait le plus à craindre… A moins que les véhicules de cette marque produits sur le sol américain ne soient pas concernées par les droits de douane...
clerion, Le mardi 19 février 2019

Donc c’est un problème Allemand puisque y’a qu’eux aux US,nous c’est le foie gras chacun ses ennuis
alain boise, Le mardi 19 février 2019

… La France a bien raison de se hâter lentement sur de possibles négociations commerciales avec « Trump » au motif que le méchant vilain pourrait faire taxer les véhicules allemands vendus sur le territoire US …
Au-delà des aspects conjoncturels assez jaunes, l’agriculture française pourrait bien faire les frais de possibles arrangements entre "amis"… Genre "Tu oublies le premium allemand et on accepte certains de tes produits agricoles body buildés" …
Une illustration par l'exemple de "l'Europe c'est quel N° de tél." ?
Pôvres de nous !

Quant à la taxation des Cadillac qui "inondent" les routes européennes … On voit bien que l'éventuelle réplique à Trump est un peu plus compliquée .. Pas une raison pour y renoncer (?).

ADEAIRIX, Le mardi 19 février 2019

Tiens à propos d'indépendance ou de "menace pour la sécurité nationale" …. Que font les états européens pour assurer un déploiement significatif de Galileo pour supplanter le GPS … (?)
A part l'Armée et certaine entreprises ...
ADEAIRIX, Le mardi 19 février 2019

@ M. Boise : je vous invite (si ce n'est pas déjà fait), à voir sur Netflix le reportage sur la gestion du diesel 2l TDI "propre" de VW. C'est édifiant (même si en terme de neutralité… Netflix étant américain). Ca a forcément laissé des traces…
;-(
clerion, Le mardi 19 février 2019

Le N° de tél c'est le portable de Juncker.
;0)
Lucos, Le mardi 19 février 2019

Ahhh le Juncker le Luxembourgeois....c’est lui le chef?bon alors tout va bien pour Donald qui le trouve coriace.
Cher Clerion je vous rappelle hélas que je me suis débarrassé de mon poste le soir du premier tour et le naufrage de mon candidat pro automobile( son frère est Président de l’ACO) à cause d’un costard et d’une Anglaise paresseuse.
Oui les casques appointes ont fait du mal à l’industrie Automobile et prêtent le flanc aux écolos,on avait pas besoin de cela
alain boise, Le mardi 19 février 2019

… Par ailleurs, le frère du président de l'ACO est lui toujours président de la commission constructeurs de la FIA …
Entre deux deals pour le compte de Tikehau …
;0)
ADEAIRIX, Le mardi 19 février 2019



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